background preloader

Et l'entreprise

Facebook Twitter

La génération Y aimerait être plus écoutée. Remontée, la Génération Y (née après 1978-1980), souhaite réagir au portrait critique que dresse d'elle le psychologue clinicien Didier Pleux, auteur de "De l'adulte roi au tyran roi". Si chacun se retrouvera dans des bribes de propos du psychologue, ceux qu'il définit comme étant des d'adultes rois aux égos surdimensionnés veulent prouver qu'ils savent se remettre en cause et ne pratiquent pas à coup sûr la mauvaise foi et les stratégies d'évitement. Pour Baptiste, 27 ans, jeune cadre fraîchement diplômé et chef de projet dans l'Edition, le malentendu qui divise aujourd'hui les générations est patent : « notre génération qui « court après le milieu idéal, un environnement où ils pourront faire ce qu'ils veulent dans un travail tout le temps motivant », selon Didier Pleux, a en vérité été trompée.

Le sacro-saint papy-boom (départ à la retraite des nés après 1945) qui allait permettre à toute cette génération de jouir du plein emploi, lui avait en effet été promis. Dure réalité, en effet. Les jeunes de la "génération Y", un défi pour les entreprises. Il peut paraître artificiel de plaquer le terme de "génération Y" sur l'ensemble des 15-30 ans, comme si le critère de l'âge suffisait à en faire un groupe homogène. Mais derrière le cliché vendeur, ces jeunes nés entre 1978 et 1994, férus de technologies, constituent bien "un vrai challenge pour les entreprises", estime Julien Pouget, consultant et auteur du blog lagenerationY.com. Les jeunes de la génération Y "ont grandi à l'ère de la mondialisation", ils ont "une culture de l'instantané" et "veulent tout tout de suite", explique-t-il. Surtout, ils "demandent tout le temps pourquoi", d'où le Y qui se prononce "why" en anglais.

Or pour Julien Pouget, c'est là un vrai défi: les managers sont habitués à donner des ordres, ce qui "ne marche pas du tout" avec les Y. François de Wazières, directeur international du recrutement chez L'Oréal, reconnaît qu'avec eux, "la pression du management n'est pas suffisante". Optimisme et accès à l'information Un mouvement de fond derrière les clichés Avec. Génération Y, le choc des cultures en entreprise. Ils posent sans cesse des questions, n'imaginent pas faire toute leur carrière dans la même société, sont connectés sur les réseaux sociaux pendant leurs heures de travail, ont troqué leur costard-cravate contre un uniforme jean-baskets... Les nouveaux salariés bouleversent les codes de l'entreprise. C'est la génération Y. Surnommés ainsi parce qu'ils succèdent à la génération X, constituée de post-baby-boomers, ces jeunes salariés sont âgés de 18 à 30 ans.

Si les X ont connu la Guerre froide, eux ont grandi avec la mondialisation, le chômage et la peur du déclassement social. Plus diplômés et plus connectés sur le monde, ils connaissent pourtant plus de difficultés à entrer sur le marché de l'emploi. Ce contexte économique a fait évoluer leur rapport à l'entreprise. Plus individualistes que leurs aînés et moins attachés à la société pour laquelle ils travaillent, ils n'hésitent pas à changer d'entreprise lorsque celle-ci ne répond plus à leurs attentes. Adaptation mutuelle. La génération Y en quête de reconnaissance dans l'entreprise.

Si les jeunes salariés sont jugés très durement, c’est bien plus par les autres salariés que par les chefs d’entreprise. Les chefs d’entreprise ont en ce qui les concerne une image plutôt positive des jeunes salariés. Une majorité relative d’entre eux considère qu’ils ne se distinguent pas véritablement des autres salariés : ils ne seraient ni plus ni moins ambitieux (38%), individualistes (38%), motivés (32%), enthousiastes (35%), polyvalents (36%) ou efficaces (42%) que les autres. Quand ils pensent qu’ils se distinguent des autres, c’est plutôt en bien : 33% d’entre eux jugent qu’ils sont plus ambitieux (contre 21% moins), 31% qu’ils sont plus motivés (contre 30% moins, la différence étant simplement symbolique), 30% plus enthousiastes (contre 27% moins) et plus polyvalents (contre 27% moins).

C’est tout le contraire chez les salariés : à leurs yeux les jeunes salariés se distinguent en effet plutôt en mal. La génération Y : une génération de la crise Cf. Génération Y en entreprise : ce que cache la peur des 15-30 ans | Rue89 Eco. Emploi : La génération Y s'approprie l'égalité hommes-femmes. Les jeunes de 18 à 30 ans estiment à 77 % que la question de la parité est un véritable challenge pour les entreprises. La génération Y (1) revendique le droit au bonheur…. et à la parité hommes-femmes en entreprise. «A l'inverse de leurs parents, qui mettaient en avant la recherche de l'indépendance financière comme premier objectif de vie, les jeunes de la génération Y revendiquent à plus de 55 % l'équilibre vie privée-vie professionnelle et la possibilité de vivre pleinement leur vie», explique Muriel de Saint-Sauveur, directrice de la diversité du groupe Mazars.

Ils sont aussi fortement concernés par l'émergence de l'égalité entre homme et femmes sur le lieu de travail et estiment à 77 % qu'il s'agit d'un challenge important pour l'entreprise. Le groupe d'audit et de conseil vient de réaliser une enquête auprès de 1011 jeunes de 64 nationalités différentes, en partenariat avec l'association WoMen'Up, spécialisée dans la mixité en entreprises sous l'angle de la génération Y.