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Grèce

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Sous les ruines de l’économie grecque, les jeunes pousses. LE MONDE ECONOMIE | | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) Les électeurs grecs sont de nouveau appelés à voter dimanche 20 septembre à l’occasion des élections législatives. Point commun de l’ensemble des programmes économiques des partis en lice : la nécessité de soutenir les filières d’exportation. Le flou demeure quant aux mesures à prendre. Pourtant le terreau entrepreneurial grec, malgré la crise, est riche. Manos Moschous est un jeune entrepreneur grec satisfait.

A 35 ans, ce passionné de jeux en ligne est devenu millionnaire en vendant en février sa start-up AbZorba Games au groupe autrichien Novomatic, spécialiste des jeux de haute technologie. « Je ne peux pas dire combien j’ai vendu AbZorba, mais c’était un accord très intéressant », déclare M. . « Les banques ne sont pas là pour ça » Si réussir une vente aussi spectaculaire en si peu de temps demeure une exception, l’écosystème des start-up est... En Grèce, le désenchantement de la jeunesse avant les élections. Crise grecque : Alexis Tsipras dans la tourmente politique. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) Alexis Tsipras a fait un choix. Celui d’éviter à tout prix la sortie de la Grèce de la zone euro. Il l’a répété mardi 14 juillet au soir, dans une interview à la télévision publique grecque : « J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas, mais je le signe pour éviter tout désastre au pays. » En cela, il a respecté la volonté de 70 % de la population qui redoutait les conséquences du « Grexit ».

Mais, au passage, il a foulé aux pieds l’ensemble de ses promesses de campagne et déçu tous ceux qui lui avaient donné leur voix à la fin de janvier pour que cesse l’austérité. Les créanciers ont en effet exigé qu’il renonce, sans concession, à l’ensemble des lignes rouges qu’il avait posées en cinq mois de négociations et engage son pays sur la voie de l’austérité pour encore au moins trois ans. Le coût politique de ce compromis est exorbitant. Lourdes défections Rassembler les troupes « Coup d’Etat déguisé » Des Grecs dépensiers ou malhonnêtes… le tour des idées reçues. Alors que la Grèce vient de soumettre une demande officielle d’assistance au mécanisme européen de stabilité (MES) de la zone euro, les négociations continuent à Bruxelles sous l’œil des Européens, dubitatifs et parfois mal informés.

Le tour des idées reçues qui font florès depuis quelques mois… Les Grecs dépensent l’argent des Européens La Grèce a effectivement bénéficié d’une aide européenne. En 2009, la Grèce a découvert que son déficit était bien plus important qu’escompté. Le pays est alors très endetté auprès des marchés financiers — et notamment des banques françaises, qui possèdent près de 60 milliards d’euros de dette grecque. Le plan de 2010 va donc consister, pour plusieurs Etats et le Fonds monétaire international (FMI), à prêter de l’argent à la Grèce pour qu’elle rembourse ses dettes bancaires, afin, entre autres, d’aider lesdites banques, déjà très en difficulté. Le gouvernement grec n’a fait aucun effort Dire que la Grèce n’a pas fait d’efforts est un mensonge. Malgré l’accord, la Grèce aura du mal à faire face à ses prochains remboursements.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel L'essentiel Après une nuit de tractations, les dix-neuf dirigeants de la zone euro se sont mis d'accord pour négocier un troisième programme d'aide à la Grèce . En contrepartie de ce soutien financier, la Grèce doit s'engager à mener des "réformes sérieuses", a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk. Cet accord permet à la Grèce de rester dans la zone euro : "c'était l'objectif", selon François Hollande.

Chaque jour rapproche un peu plus Athènes de l’asphyxie financière. Malgré l’accord conclu lundi 13 juillet au matin entre le gouvernement d’Alexis Tsipras et ses partenaires européens, après plus de 15 heures d’âpres négociations, l’urgence est bien là. Un groupe de travail a été mis sur pied pour réfléchir à des solutions, alors qu’il faudra plusieurs jours avant que le pays ne puisse toucher la nouvelle aide de 82 à 86 milliards d’euros envisagée. Suivez l’évolution de la situation en direct Ce n’est pas la seule. Pour François Hollande, le programme de réformes grec est « sérieux et crédible »

Alexis Tsipras fait des concessions majeures pour éviter le « Grexit  » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Adéa Guillot (Athènes, correspondance) Les propositions grecques « de la dernière chance » sont arrivées sur le bureau de Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, avec deux heures d’avance, jeudi 9 juillet vers 22 heures. Vingt pages denses, reprenant dans ses grandes lignes, en allant même plus loin, ce que le premier ministre de la gauche radicale, Alexis Tsipras, négociait avec les créanciers d’Athènes (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international, Union européenne) avant de quitter la table des discussions et d’annoncer son référendum, fin juin.

Ce n’est pas forcément ce dont rêvaient les Grecs qui ont voté non à plus de 61 %, dimanche 5 juillet, pensant pour la plupart mettre un bulletin dans l’urne « contre l’austérité ». Réactions optimistes mais prudentes M. Tsipras propose des rentrées fiscales à hauteur de 1 % du PIB grec... Grèce : comment la France assiste les négociateurs grecs en coulisse. François Hollande l’a dit mardi 7 juillet, au terme du sommet européen de Bruxelles : « La France fera tout pour que la Grèce reste dans la zone euro, elle ne ménagera pas sa peine jusqu’au bout pour trouver un accord. » Vendredi 10 juillet, il a été l’un des premiers chefs d’Etat européens à réagir aux propositions grecques aux créanciers, les qualifiant de « sérieuses et crédibles » et appelant à reprendre les discussions « avec une volonté de conclure ». Depuis des semaines, Paris se démène pour éviter un « Grexit », faute d’avoir pu trouver un terrain d’entente avec ses créanciers. Au point de s’impliquer au plus près des négociations.

Selon plusieurs médias étrangers, dont The Guardian ou Politico, la France a participé à la préparation des propositions qu’Athènes a remises jeudi soir, avant leur examen, samedi, par les ministres des finances de l’Eurogroupe et le nouveau Conseil européen prévu à Bruxelles, dimanche 12 juillet. Ce que l’exécutif se refuse à confirmer. La Grèce à la veille d’un week-end déterminant. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le La Grèce abordait samedi 11 juillet un week-end décisif pour son avenir.

Et c’est en plusieurs endroits clés que la crise est peut-être en train de se dénouer. Le Parlement soutient le programme de réformes d’Alexis Tsipras Les députés grecs se sont prononcés à une large majorité en faveur du programme de réformes soumis jeudi soir par Alexis Tsipras aux créanciers du pays. A l’issue du vote, le premier ministre a estimé disposer d'un « mandat clair » pour négocier avec les créanciers du pays, mais il a enregistré les défections de dix députés de son parti qui se sont abstenus ou, pour deux d'entre eux, ont voté contre le plan d'accord.

Parmi les huit abstentionnistes figurent trois personnalités de la majorité : le ministre de l'énergie Panagiotis Lafazanis, le ministre délégué aux caisses d'assurance sociale Dimitris Stratoulis et la présidente du Parlement Zoe Konstantopoulou, troisième personnage de l'Etat. En Syrie, plus de 4 millions de réfugiés en quatre ans de guerre. L’Union européenne doit offrir « une réponse robuste » et « plus efficace » à la crise des réfugiés syriens. Tel est en substance le message que le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a adressé aux dirigeants européens, jeudi 9 juillet, alors que l’institution a publié de nouveaux chiffres sur l’ampleur de la fuite des Syriens de leur pays depuis le début de la guerre en 2011.

Selon son bilan, ils sont désormais plus de 4 millions à avoir quitté la Syrie, où le conflit n’a pas cessé depuis quatre ans. Un chiffre qui n’inclut pas les 270 000 ressortissants qui ont déposé une demande d’asile en Europe. Au total, le HCR, qui a observé une hausse de un million du nombre de réfugiés sur dix mois, table sur un chiffre global de 4,27 millions de réfugiés fin 2015. « C’est la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération », a observé M.

Lire le reportage : « Hier, ils vivaient comme nous, à Damas ou ailleurs » M. L’audace récompensée d’Alexis Tsipras. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance) C’est une victoire au-delà de tous leurs espoirs. Dimanche 5 juillet, le non l’a emporté lors du référendum grec, avec 61,3 % des suffrages exprimés contre 38,7 pour le oui. Un écart énorme. Loin, très loin des estimations qui, tout au long de la semaine, donnaient le non et le oui au coude-à-coude.

Alexis Tsipras et son gouvernement ont donc gagné haut la main le pari risqué qu’ils avaient lancé en appelant le 26 juin à un référendum. Quand le premier ministre, Alexis Tsipras, s’exprime, il est très sûr de lui mais évite tout triomphalisme. « Etant donné les circonstances difficiles à l’heure actuelle, vous avez fait un choix très courageux, annonce-t-il aux Grecs. Point de crispation Alexis Tsipras promet donc de reprendre au plus vite les négociations.

La dette hellène, au cœur des débats. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Marie Charrel La question empoisonne les relations entre Athènes et ses partenaires européens depuis des mois. Pour le gouvernement d’Alexis Tsipras, alléger la dette publique, qui culmine à 177 % du produit intérieur brut (PIB), doit être au cœur des négociations. Aux yeux de la chancelière Angela Merkel, qui a promis aux contribuables allemands que l’aide à la Grèce ne leur coûterait pas un euro, le sujet est tabou. Et pourtant : la dette publique hellène est insoutenable et n’échappera pas à un nouvel allégement, jugent la majorité des économistes. Un point de vue partagé par le Fonds monétaire international (FMI). Qui détient la dette publique ? Lors de la restructuration de 2012, les créanciers privés d’Athènes ont accepté une décote de 50 % à 75 % sur les obligations publiques qu’ils détenaient. Un « Grexit » coûterait-il plus cher qu’une restructuration rapide ?

C’est certain. Quelle partie de la dette serait la plus facile à alléger ? « Grexit ou pas, la zone euro doit renforcer ses fondations » La zone euro est en meilleur état qu’en 2011, mais un Grexit comporte des risques à court et moyen terme qu’il ne faut pas sous-estimer, explique Olivier Raingeard, chef économiste de la banque Neuflize OBC. Le résultat du référendum génère une telle incertitude qu’elle pousse nombre d’analystes à considérer que le scénario de Grexit devient plausible, pour ne pas dire probable. Un tel dénouement poserait la question de savoir si la zone euro est suffisamment rétablie pour le supporter. La zone euro est en meilleur état qu’en 2011.

Tout d’abord, ses fondations ont été renforcées à deux niveaux. Des risques à ne pas sous-estimer Ensuite, la conjoncture s’est nettement améliorée. Enfin, la zone euro s’est dotée d’un arsenal de défense pour répondre à d’éventuelles crises économique et financière. Mais le Grexit comporte des risques qu’il ne faut pas sous-estimer. Compléter les fondations de la zone euro Olivier Raingeard, chef économiste de la banque Neuflize OBC. « Grexit ou pas, la zone euro doit renforcer ses fondations » La crise grecque à la lumière de la théorie des jeux.

LE MONDE ECONOMIE | | Par Christian Schmidt (Professeur émérite, université Paris-Dauphine) Allers-retours, fausses sorties, menaces, déclarations fracassantes et aujourd’hui mauvaise anticipation du résultat du référendum… autant de signes qui, en entretenant le suspense grec, témoignent des difficultés des acteurs à cerner la réalité avec les boussoles classiques de la macroéconomie (ratios d’endettement, comptes budgétaires…) et de la politique (rapport de forces). Il existe cependant une grille d’analyse qui peut éclairer les méandres de cette tortueuse négociation : la théorie des jeux. D’autant que l’un de ses protagonistes, le ministre des finances Yanis Varoufakis, qui vient de démissionner, lui a consacré un ouvrage important quand il enseignait l’économie en Australie (Rational Conflict, Blackwell, 1991). Le défi posé aux joueurs paraissait simple : trouver une solution à la dette grecque avant la date butoir du 30 juin. L’Europe se fixe une « ultime date butoir » pour décider du sort de la Grèce.

L’essentiel La Grèce a obtenu un sursis pour présenter un plan de réformes et déposer une demande officielle d'aide au Mécanisme européen de stabilité (MES). En contrepartie, la Grèce devra proposer d'ici jeudi une amélioration des propositions du 30 juin. Un nouveau sommet réunissant les 28 dirigeants de la zone euro se tiendra dimanche. Un scénario détaillé prévoyant une sortie grecque de la zone euro a été préparé, selon le président de la Commission européenne. Deux jours après le non du référendum grec, l’Europe a décidé de fixer une « date butoir finale » pour résoudre la crise qui touche la Grèce, asphyxiée financièrement.

Le président du conseil italien, Matteo Renzi, a annoncé mardi soir tard, à la sortie du dîner des dirigeants de la zone euro, la tenue dimanche 12 juillet d’un nouveau sommet réunissant cette fois les 28 dirigeants européens, et non plus ceux de la zone euro seulement. « J’espère que cela sera notre dernière rencontre sur la Grèce. Le « Grexit » évoqué. « Grexit » : personne ne veut porter le chapeau. « Vous allez voir. Chacun va répéter que si on en est là, ce n’est pas de sa faute », avait prévenu une source proche des créanciers, au soir de ce pathétique Eurogroupe, samedi 27 juin, au cours duquel les négociations entre Athènes et ses créanciers ont été rompues, à la suite de l’annonce surprise à Athènes, la veille, d’un référendum sur l’accord « réformes contre argent frais » dont la Grèce a besoin pour ne pas s’asphyxier financièrement. Depuis trois jours, tous les propos publics, à Athènes, Bruxelles, Paris ou Berlin peuvent être lus à cette aune : personne ne veut porter le chapeau d’un possible « Grexit », une sortie de la Grèce de la zone euro, aux conséquences économiques, politiques et géopolitiques incalculables.

En assurant avoir tout fait pour éviter ce scénario. En répétant à l’envi que « la place de la Grèce est dans la zone euro ». Et en accusant les autres. Jeu d’autojustification « Nous ne méritons pas toutes les critiques qui nous tombent dessus », a assuré M. Comment la Grèce et la zone euro font face à l’urgence. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Adéa Guillot (Athènes, correspondance), Marie Charrel et Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) Semaine explosive en vue dans la zone euro. Impensable il y a quelques jours encore, le scénario d’une sortie grecque de l’union monétaire hante désormais tous les esprits.

Depuis l’annonce vendredi 26 juin par Tsipras d’un référendum et l’Eurogroupe de samedi 27 juin qui s’est soldé par la rupture des négociations entre Athènes et ses créanciers, la perspective d’un « Grexit » se rapproche à grands pas. « Cette fois, nous sommes au bord du gouffre », confie avec angoisse une source européenne. En terre inconnue, sans conteste. Lundi 29 juin au matin, toutes les Bourses ouvraient en forte baisse. La France semblait en ce début de semaine bien isolée dans ses tentatives de ramener les différents protagonistes à la table des négociations. Yanis Varoufakis, bête noire de Bruxelles, poussé à la démission. L’Europe défiée par le non massif des Grecs. « On a décidé de mourir comme on l’entend » Crise grecque : le référendum et ses conséquences en cinq questions. Crise grecque : le référendum et ses conséquences en cinq questions. Crise grecque : l’Eurogroupe passe au « plan B »

Les Grecs disent non au plan d’aide des créanciers. Les risques géopolitiques d’un « Grexit » Grèce  : les négociations avancent dans la confusion. Le système bancaire européen à l’abri des turbulences grecques. Grèce : la responsabilité d’Alexis Tsipras. Joseph E. Stiglitz : « La Grèce a raison de refuser les diktats de la troïka » La Grèce officiellement déclarée en défaut de paiement.

La Grèce pourra-t-elle éviter la mise en place d’un contrôle des capitaux ? L’Eurogroupe refuse de prolonger le plan d’aide à la Grèce. La leçon de Dominique Strauss-Kahn sur la crise grecque. En France, le PS gêné par la perspective d’une victoire de Syriza. L’Europe accroît la pression sur Athènes. Après la victoire de Syriza, Athènes veut « arrêter d’imiter Sisyphe »

Sur la Grèce, Obama appelle à lâcher du lest. Le malaise grec de la BCE. Athènes soumet ses réformes à Bruxelles.