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Livres pour enfants : les clichés sexistes n'ont jamais été aussi présents

Livres pour enfants : les clichés sexistes n'ont jamais été aussi présents
Que les angoissés d’une pseudo «théorie du genre», de nature à gommer toute différence entre garçons et filles, se rassurent. Vraiment. Faites un tour dans n’importe quelle librairie jeunesse, vous verrez : des rayons entiers de livres pour enfants reproduisant parfaitement les clichés et les stéréotypes. Des livres roses, avec des paillettes, des histoires de fées et de princesses qui poireautent en attendant leur chevalier. Pour les petits gars virils : l’escadron de pirates, cow-boys, et autres pompiers dans leur gros camion. Certes, derrière les piles, il y a aussi des livres qui sortent du lot, féministes et antisexistes assumés. En cette journée de la femme, tour des rayons avec Mariotte Pullman (1), libraire dans les Hauts-de-Seine et Clémentine Beauvais (2), auteure et chercheure en littérature jeunesse à Cambridge, en Angleterre. Les héroïnes sont bien plus sexuées qu’avant Mariotte Pullman : «Prenez Charlotte aux fraises. Des clichés dès la naissance M.P. C.B. C.B. M.P. M.P.

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Egalité hommes-femmes, une conquête inachevée et paradoxale Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Rémi Barroux La progression vers l’égalité entre femmes et hommes est réelle, mais le chemin est encore long. « Les avancées sont inabouties et paradoxales », écrivent les auteurs de l’Atlas mondial des femmes, premier du genre, présenté, lundi 12 janvier, par l’Institut national d’études démographiques (INED) et publié par les éditions Autrement. La cause du droit des femmes est relativement récente : ce n’est qu’en 1945 que les Nations unies ont adopté une charte établissant des principes généraux d’égalité entre les sexes. Depuis, plusieurs conférences internationales ont permis de préciser les objectifs.

«La Reine des neiges» accusée de promouvoir l’homosexualité auprès des enfants Si La Reine des neiges a reçu l’Oscar du meilleur film d’animation et a été saluée par la critique, la nouvelle production des studios Disney ne ravit pas la droite conservatrice américaine qui y voit une œuvre en faveur de l’homosexualité. Dans l’émission de radio Religious Right, dont la teneur est rapportée par Right Wing Watch, l’animateur Steve Vaughn a interrogé le pasteur Kevin Swanson à ce sujet. Aucun d’entre eux n’a vu le film, mais il est pour eux évident que les studios Disney sont pro-LGBT. Ils reprochent notamment à Disney d’avoir fait pression sur les Boy Scouts of America en faveur des LGBT. UNE PRINCESSE SANS PRINCE CHARMANT Diable ou pas, la co-réalisatrice Jennifer Lee n’a pas souhaité répondre à celles et ceux qui voient dans La Reine des neiges un manifeste en faveur de l’homosexualité: «Nous savons ce que nous avons fait, a-t-elle indiqué à Big Issue. Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur La Reine des neiges – Let It Go – Exclusif (HD)

Le guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses Ah mais ENFIN. Voici le livre que vous allez offrir (c'est plus qu'une recommandation, c'est un commandement gravé dans du marbre) à tous vos amis qui ont des enfants et notamment des filles (mais pas que) : Le guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses. (Titre infini, explicite, au moins vous savez où vous mettez les bottes.) Ce bouquin est exceptionnel et CONCRET. Vous êtes une enfant.

C’est ennuyeux mais... la ville écolo est sexiste Yves Raibaud est spécialiste de la géographie du genre, chargé de mission Egalité femmes-hommes. Il est chercheur au laboratoire Aménagement, développement, environnement, santé et sociétés (Adess), à Pessac, en Gironde. Yves Raibaud. « À quoi ressemblera la ville de demain ? Raconte-moi une histoire non-sexiste La loi prévoit d'informer les enfants sur les préjugés sexistes «à tous les stades de la scolarité». Mais pour ça il faut déjà que leurs éducateurs soient formés à les déceler, par exemple dans la littérature enfantine. Des héros forts qui ne pleurent jamais, des filles pas souvent héroïnes qui se retrouvent à materner les garçons rentrés de la chasse au dragon, de la poupée rose à foison contre des voitures bleues... Les stéréotypes sexistes fourmillent dans les albums jeunesse, renvoyant plus ou moins implicitement des messages sur le rôle et la place à tenir dans la société des garçons et des filles, des hommes et des femmes.

Zizi et Zézette : La sexualité expliquée aux enfants "Le désir sexuel c’est très fort, mais ça ne permet pas tout". Voilà l’un des nombreux messages du livre Zizi, Zézette, zistoir lamour (*) , qui sera bientôt mis dans les mains des enseignants de CM2 à la classe de 4e, dans le cadre d’un projet d’éducation à la sexualité. Plus exactement, certains professeurs utilisent déjà depuis 2013 ce livre de 74 pages à la couverture mauve, qui met en scène des adolescents réunionnais croqués -avec talent- par notre Téhem national. Car le document, assorti d’un CD-Rom où sont enregistrés tous les textes en français et en créole, ainsi que de fiches pédagogiques, est actuellement testé dans 29 collèges (classes de 6e à 4e) et dans 44 écoles, uniquement dans des classes de CM2.

Livres jeunesse : une trop sage image de la famille (I) Chez les Porchon, toute l’organisation de la maison repose sur les épaules de madame… A Calicochon, un livre d’Anthony Browne (DR) N’en déplaise à Jean-François Copé, peu de livres d’images destinés aux enfants ont une vision révolutionnaire. Rares sont ceux qui parlent de familles monoparentales, homoparentales ou recomposées, ou même de papas faisant le ménage et la cuisine. Ces albums sont en plus la cible de critiques. Premier chapitre de notre enquête. La semaine dernière, le gouvernement a fait machine arrière concernant le projet de loi sur la famille, qui visait en particulier à mieux accompagner dans leur projet de vie les familles recomposées.

Femmes surdouées : trop intelligentes pour être heureuses ? Malheureuses, les femmes surdouées ? La question peut sembler bizarre tant elle est aux antipodes des préjugés que nous avons sur les adultes dits « à haut potentiel ». Monique de Kermadec, psychologue clinicienne, reçoit depuis des années des patients en souffrance dans son cabinet. Le sexisme dans la littérature pour la jeunesse « Les filles ont une histoire qui les a asservies et des mythes qui les ont figées, soit dans l’éternel féminin, soit dans le deuxième sexe. N’est-il pas temps d’oser les filles dans les albums, toutes les filles, et pas seulement celles qui s’enferment et que l’on enferme dans le cercle vicieux des attentes sociales ? Il y va de l’avenir des sociétés humaines. Ce n’est pas rien. » Nelly Chabrol Gagne, auteur de Filles d’albums : les représentations du féminin dans l’album. Introduction

Le livre jeunesse "Tous à poil" est-il recommandé aux enseignants ? La présentation tronquée de Vincent Peillon Il le soutient mais ne veut pas en endosser la responsabilité. Après les attaques de Jean-François Copé le 9 février au sujet d'un ouvrage intitulé Tous à poil et recommandé selon lui aux enseignants des classes de primaire, Vincent Peillon a fait venir la presse à la dernière minute dans son ministère ce 10 février pour riposter. Son argumentaire tient en deux points : 1) il n'a rien à redire sur le contenu de cet ouvrage et 2) le livre n'est de toutes façons que la recommandation d'une lointaine association ardéchoise. Le ministre de l'Education nationale prend en effet toutes ses distances avec Tous à poil en le décrivant ainsi : Claude Ponti : «Critiquer un livre pour enfant sans le comprendre est bête» Tous à poil ! Chaque fois qu’une personne parle de ce qu’elle ne connaît pas, elle se ridiculise. Chaque fois qu’une personne politique parle de ce qu’elle ne connaît pas, elle se ridiculise et elle fait du mal, bêtement, à la politique, et sciemment à ce qu’elle vise. Dire qu’un livre pour enfant est nul parce qu’il n’y a pas beaucoup de texte, c’est dire que la Joconde est sans intérêt puisqu’elle est sans texte, et que Mein Kampf («mon combat»), le livre de Hitler, est génial, puisqu’il est plein de mots et sans dessin.

La gêne face aux règles, naturelle ou sexiste ? Il y a eu la photo, la suppression, la polémique, le retour de la photo et, finalement, une question qui reste : pourquoi les règles nous gênent-elles tant ? Fin mars, l’étudiante canadienne Rupi Kaur postait sur son blog et sur Instagram une photo sur laquelle on la voit allongée, de dos, le pyjama et le matelas tachés du sang de ses règles. Un travail universitaire extrait d’une série réalisée avec sa sœur et tout bêtement intitulée Period («règles», en anglais), accompagnée d’un texte dénonçant notamment le fait que «certains sont plus à l’aise avec la "pornification" [l’intrusion du porno dans la société, ndlr] des femmes, la sexualisation des femmes, la violence et la dégradation des femmes» qu’avec les règles. Cette photo, Instagram l’a supprimée, arguant qu’elle contrevenait aux conditions générales d’utilisation. Deux fois.

image de la femme dans livres jeunesse On le voit chaque jour au travers des faits divers et variés, le sexisme fait des ravages, parfois mortels, dans notre société. Pourtant, la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes prévoit notamment «une information consacrée à l’égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes» et ce «à tous les stades de la scolarité». Reste à savoir si cette loi est connue et si des sanctions en cas de son non respect sont non seulement prévues mais aussi appliquées.

Déclaration des droits des filles (et des garçons) Dans le billet du 1er février sur la « théorie du genre », j’ai essayé d’expliquer simplement la notion de genre, mais visiblement il en fallait bien peu pour exciter les esprits conservateurs puisque j’ai reçu une quantité de mots doux sans précédent. On m’a dit, dans le désordre, que je faisais « la promotion de la pédophilie », que j’étais une « sale gouine mal baisée », une « salope de bourgeoise », un « tyran en talons qui oeuvre pour la disparition des hommes », et on m’a rappelé trois fois que ma place était dans la cuisine. Mais comme je ne suis pas du genre rancunier, c’est avec une pensée émue pour toutes ces missives teintés de bienveillance que j’écris ces lignes. Oui, j’ai envie de faire plaisir à tout le monde aujourd’hui, c’est fini les conneries, le genre, l’égalité, tout ça.

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