background preloader

Les séries TV, miroirs obscurs de la géographie urbaine ?

Les séries TV, miroirs obscurs de la géographie urbaine ?
Café géo « Les séries TV, miroirs obscurs de la géographie urbaine ? », avec Pauline Guinard (ENS Ulm), David Buxton (Université Paris 10), Anne-Marie Paquet-Deyris (Université Paris 10, Crea), Amélie Flamand (ENSA Clermont-Ferrand, CRH-UMR Lavue) et Bertrand Pleven (IUFM Paris 4 – Paris 1), le mardi 28 mai 2013, à 19h30 au Café de Flore. « Les séries constituent ainsi de véritables terrains d’observations des villes nord-américaines et peut-être au-delà, des miroirs tantôt déformants, tantôt grossissants où se reflète une condition urbaine, dans laquelle nous nous reconnaissons confusément. On comprend alors mieux pourquoi elles nous fascinent, à défaut de nous rassurer. » (Philippe Simay et Stéphane Tonnelat, 2011, « La ville des séries télé », Métropoliques, 7 novembre 2011). Pour lancer ce café géo, Bertrand Pleven emprunte quelques lignes de l’ouvrageLes miroirs obscurs. – de l’autre la verticalité de la tour de l’Ewing Oil Company. 3/ Envisager les séries comme un terrain urbain E. Related:  SériesSéries tvSéries et géographie

HBO: la chaine qui a révolutionné la série d'auteur Sans HBO, MacGyver régnerait probablement toujours sur nos dimanches après-midi. Tony Soprano, Stringer Bell ou Omar Little n’auraient jamais existé. Écrire des scénarios pour la télé ne serait en rien un métier cool. Les croque-morts resteraient comme il se doit des anonymes un peu flippants. L’auteur de ces lignes n’aurait probablement pas de travail, puisque personne ne s’intéresserait aux séries. On exagère à peine. “It’s not TV, it’s HBO.” L’âge d’or et les Soprano Les affaires sérieuses ont commencé avec un homme : Chris Albrecht. Mais aux États-Unis, c’est avec une satire des coulisses de la télévision, The Larry Sanders Show, que HBO obtient des nominations importantes aux Emmy Awards et son premier buzz culturel. “J’ai reçu un appel d’un ami, Rob Kenneally, qui rentrait d’un rendez-vous à HBO. “À l’époque, raconte Fontana, ce qui démarque Albrecht, c’est qu’il fait confiance au talent. Voilà le genre de conversation qui change le visage d’une industrie. Le problème Mad Men

La ville des séries télé ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ Loin de s’apparenter à ce « chewing-gum mental » que dénonçait l’architecte Frank Lloyd Wright, reléguant le spectateur à la passivité et à l’impuissance, les séries apparaissent aujourd’hui comme un formidable moyen d’explorer la ville et l’urbanité états-uniennes que ne proposent pas d’autres médias, notamment en raison de leur traitement spécifique de l’espace et du temps. En nous confrontant régulièrement aux mêmes lieux, les séries posent un cadre d’analyse à partir duquel il est possible d’observer, de façon quasi sociologique, les faits et gestes des divers protagonistes. C’est le cas de The Wire où le long déclin de Baltimore constitue le véritable sujet de la série. Les séries constituent ainsi de véritables terrains d’observation des villes nord-américaines et, peut-être au-delà, des miroirs tantôt déformants, tantôt grossissants où se reflète une condition urbaine, dans laquelle nous nous reconnaissons confusément. Au sommaire de ce dossier :

Soixante ans d'histoire des séries télévisées américaines Qu’est-ce qu’une série télévisée américaine ? 1En anglais, le mot series désigne une suite d’émissions, sans distinction de genre : ce peut être une série documentaire, une série de téléréalité, ou une série d’émissions d’information. Pour les émissions de téléréalité, le terme générique de unscripted series (séries sans scénario) définit d’ailleurs bien mieux ce genre très divers que la mention trompeuse de la notion de « reality shows. » Quand il s’agit de fictions, on désigne par dramales séries dramatiques, par comedyles séries humoristiques, par soap opera les feuilletons quotidiens, par miniséries les séries à nombre d’épisode fixé d’emblée, et par TV movie le téléfilm. 2Une série télévisée peut être définie de façon générique comme une œuvre de fiction à épisodes, créée pour la télévision, diffusée sur un rythme quotidien ou hebdomadaire sur une période indéfinie, dont les personnages, la thématique ou la forme narrative sont des éléments constants. Les grands genres 2 Cf.

Décoder les séries télévisées Sur un sujet qui intéresse finalement beaucoup de monde, des points de vue qui échappent au travers de l’étude universitaire pédante et condescendante, une documentation très riche, des éclairages utiles pour qui veut notamment travailler sur ce genre pas si mineur que cela avec ses élèves. On n’aborde jamais sans un peu d’inquiétude une approche universitaire d’un domaine dont on se sait soi-même profondément amateur. Ne va-t-on pas y voir développée une attitude condescendante face à un art mineur ? Ne va-t-il pas être question, à l’inverse, de faire entrer de force dans la culture établie dominante une expression artistique encore heureusement triviale et populaire ? Son premier mérite se trouve, en ouverture, dans le recueil d’une foule d’informations chronologiques qui en font, en français, l’une des premières histoires du genre. Évidemment, chaque amateur ne manquera pas de regretter l’absence de référence à quelques œuvres qu’il a particulièrement appréciées. To be continued… ?

La géographie en séries TV - 12/01/2016 Le premier Café Géo de l'année, ce mardi 12 janvier, à 18h 30, au Saint James, ouvrira un domaine insolite : «Quelles géographie dans les séries modernes?». On parle bien des séries TV. Bertrand Pleven, professeur agrégé à Paris IV, analysera le générique de «Games of Thrones « et de «Hung», la fabrique d'un territoire dans l'univers de «The Affair,» le partage du sensible dans «Homeland». Comment les concepteurs des séries créent-ils un territoire? Une expérience de géo «hors les murs» de l'Université qui a trouvé depuis quatre ans son rythme et son public. café géo

Soixante ans d'histoire des séries télévisées américaines Qu’est-ce qu’une série télévisée américaine ? 1En anglais, le mot series désigne une suite d’émissions, sans distinction de genre : ce peut être une série documentaire, une série de téléréalité, ou une série d’émissions d’information. Pour les émissions de téléréalité, le terme générique de unscripted series (séries sans scénario) définit d’ailleurs bien mieux ce genre très divers que la mention trompeuse de la notion de « reality shows. » Quand il s’agit de fictions, on désigne par dramales séries dramatiques, par comedyles séries humoristiques, par soap opera les feuilletons quotidiens, par miniséries les séries à nombre d’épisode fixé d’emblée, et par TV movie le téléfilm. 2Une série télévisée peut être définie de façon générique comme une œuvre de fiction à épisodes, créée pour la télévision, diffusée sur un rythme quotidien ou hebdomadaire sur une période indéfinie, dont les personnages, la thématique ou la forme narrative sont des éléments constants. Les grands genres 2 Cf.

Cartographier New York à partir d’une série Les Sopranos est une série télévisée américaine créée par David Chase et diffusée entre 1999 et 2007. Elle raconte la vie tourmentée d’un chef de la mafia italienne de New York, Tony Soprano (interprété par James Gandolfini). Dans le générique des six saisons, on le voit conduire à travers la ville. Des paysages de Downtown Manhattan à ceux des suburbs du New Jersey, l’étalement urbain de New York est figuré par les travelings et la fragmentation socio-spatiale par les rafales de plans mêlants hauts lieux et espaces anonymes. Le générique raconte deux histoires : celle d’un petit gangster, né dans le quartier de Little Italy et qui, ayant « réussi », habite un quartier résidentiel chic de la périphérie ; et celle d’un homme effectuant des migrations pendulaires journalières pour aller de son domicile à son « travail ». La série a été produite au New Jersey, l’Etat immédiatement limitrophe de New York et dans lequel habite Tony Soprano. new-york-dans-les-series-televisees WordPress:

La ville des séries télé ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ Loin de s’apparenter à ce « chewing-gum mental » que dénonçait l’architecte Frank Lloyd Wright, reléguant le spectateur à la passivité et à l’impuissance, les séries apparaissent aujourd’hui comme un formidable moyen d’explorer la ville et l’urbanité états-uniennes que ne proposent pas d’autres médias, notamment en raison de leur traitement spécifique de l’espace et du temps. En nous confrontant régulièrement aux mêmes lieux, les séries posent un cadre d’analyse à partir duquel il est possible d’observer, de façon quasi sociologique, les faits et gestes des divers protagonistes. C’est le cas de The Wire où le long déclin de Baltimore constitue le véritable sujet de la série. Les séries constituent ainsi de véritables terrains d’observation des villes nord-américaines et, peut-être au-delà, des miroirs tantôt déformants, tantôt grossissants où se reflète une condition urbaine, dans laquelle nous nous reconnaissons confusément. Au sommaire de ce dossier :

Séries et Politique. Quand la fiction contribue à l’opinion Ce livre, tiré d’une thèse de Sciences politiques soutenue à l’Université Lumière Lyon 2 en se propose d’examiner, à partir de quatre séries américaines, la contribution de la fiction télévisée à la formation de l’opinion politique. Lost ? Dans une première partie qui apprend beaucoup d’un point de vue théorique (par exemple sur le storytelling ou les différentes « lectures » des séries télévisées), Joseph Belletante revient sur ce que disent les sciences sociales et de la communication des liens unissant le politique à la télévision, et de la fiction télévisée. Puis il s’attache à présenter l’objet « série américaine de fiction », présentant de manière très claire et instructive l’histoire et l’économie de la série américaine, autrement dit les modes d’écriture, de production et de diffusion de ces séries, y compris à l’international. La Petite Maison dans la Prairie Les Mystères de l’Ouest Commander in chief

Bertrand Pleven « Géographier aujourd’hui au collège et au lycée », avec Bertrand Pleven, PRAG à l’ESPE de Paris, doctorant, UMR Géographie-Cités, EHGO, au Bar de la Poste (FIG – Saint-Dié-des-Vosges) le dimanche 2 octobre 2016. Sous la direction de Marie-Claire Robic et Muriel Rosemberg avec les contributions de Bertrand Pleven, Arnaud Brennetot, Julien Champigny, Guilhem Labinal, Caroline Leininger-Frézal, Didier Mendibil, Marielle Wastable, 340 pages, 30 € L’invité du dernier Café géographique de l’édition 2016 du Festival International de Géographie est Bertrand Pleven. On voudrait, dans ce compte rendu, tenter de composer avec la complexité des trajectoires prises par la discussion enclenchée, dans l’optique de produire un discours cohérent et intelligible pour un lecteur non auditeur. (suite…)

Le classement des séries d'après les scénaristes américains SÉRIES TV - La célèbre Writer Guild of America - l'association des scénaristes américains - vient de dévoiler son classement des 101 meilleures séries de tous les temps. Les principaux critères pris en compte sont l'écriture et les intrigues de la série. La forte personnalité des héros et anti-héros a aussi beaucoup compté dans le choix du jury. Sans surprise, les Soprano sont sur le podium. Pas étonnant: dans ce classement, sept séries datent en effet des années 1950, et douze étaient diffusées en noir et blanc. " C'est une période où coïncident une programmation plus audacieuse à la fois sur la télévision câblée et la télévision gratuite, laissant aux scénaristes une plus grande latitude pour explorer la complexité des mondes qu'ils ont créés " Le reste du classement prête toutefois à discussion. Certaines séries ont été très peu plébiscitées, malgré leur popularité. Voici les 25 meilleures séries de tous les temps : (le reste du classement après ce diaporama) Loading Slideshow

Season One se met en 4 pour la démocratie américaine Si les américains ne sont pas les seuls à mettre en télévision leur système politique, les anglais le font depuis assez longtemps, et les danois également via l’excellente série Borgen (2010-2013 / DR1/Arte), force est de constater que, depuis la fin des années 90, le Président des États-Unis est devenu aujourd’hui un personnage classique de la série américaine. Devenu pratiquement un genre à part entière, le Political Drama a le don de sortir des séries parmi ce que l’on fait de mieux en télévision. A l’occasion de la diffusion de House of Cards (2012 – NetFlix/Canal+) sur Canal+ faisons un retour sur les 4 dramas qui décortiquent le mieux les institutions américaines. We, the people… Chacun avec leurs spécificités particulières, nos 4 séries explorent la vie politique, et souvent dans ses recoins les plus sombres. Crédits: NBC The West Wing / A la Maison Blanche (Créée par Aaron Sorkin – 1999-2006 – NBC/France 2) est sans doute la première grande série qui fait l’autopsie du pouvoir.

Related: