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Épidémie d’infox : des « gestes barrières » numériques à adopter aussi

Épidémie d’infox : des « gestes barrières » numériques à adopter aussi
En cette période où l’éducation aux médias et à l’information (EMI) se fait… à la maison, son rôle dans la lutte contre les informations frelatées ou frauduleuses est essentiel. Que ce soit sur les médias de masse ou les médias sociaux et autres messageries instantanées, les infox sont envahissantes, notamment en ce qui concerne le coronavirus. Or, la désinformation sur le coronavirus peut contribuer à aggraver la pandémie mais ne doit pas inhiber notre esprit critique face à une couverture médiatique, qui produit un effet hypnotique inégalé depuis le 11 septembre 2001) tous azimuts. L’éducation aux médias et à l’information permet d’en comprendre les mécanismes, de se doter d’un répertoire de « gestes barrières », et de prévoir l’après-coronavirus, où il faudra bien se poser la question de l’impact de la pandémie sur notre espace public numérique commun. Typologie des infox Le coronavirus ne dément pas ces menaces. Adopter les gestes des « fact-checkers » Nouveaux outils Kit de survie

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Fake news, une fausse épidémie ?, par Pierre Rimbert (Le Monde diplomatique, août 2020) Numéro coordonné par Pierre Rimbert Édition : Olivier PironetConception graphique : Boris Séméniako, assisté par Juliette Le FlochPhotogravure : Patrick Puech-WilhemCartographie : Cécile MarinCorrection : Dominique Martel et Xavier Monthéard L’effet boomerang ///// Pierre Rimbert I. En guerre contre le « populisme » Menée au nom de la vérité et de la factualité, la bataille internationale contre les « fake news » est d’abord une lutte politique : elle transpose dans l’univers des médias l’offensive des partis centristes contre les dirigeants dits « populistes », qu’ils soient bolivien, nord-américain ou français. Réponse de l'Alliance EMI de l'UNESCO à la pandémie COVID-19 Déclaration de l'Alliance EMI Telles qu’une maladie, la désinformation et la mésinformation sont des phénomènes problématiques qui peuvent être contagieux et donc très risqués. Lors d'une pandémie, cela peut devenir une question de vie ou de mort. C'est pourquoi les compétences en matière d’éducation aux médias et à l'information (EMI) sont fondamentales pour tous les membres de la société. D'autant plus que nous sommes dépendants les uns des autres pour vivre et prospérer dans des environnements sains en matière d'information, de médias et de technologie.

Enfants : l’esprit critique, une qualité innée, à aiguiser dès le plus jeune âge L’appel à plus d’esprit critique cache souvent une vision très pessimiste de nos capacités mentales. Nous serions irrémédiablement la proie de nos « biais », ces influences qui échappent à tout contrôle et nous font agir de manière irrationnelle. Et nous serions donc globalement prêts à tout croire. Ainsi, l’esprit critique serait un idéal souvent très difficile à atteindre.

Coronavirus : « Le volume sans précédent de fake news illustre la viralité de la désinformation en temps de crise », estime Camille François Tous les vendredis, 20 Minutes propose à une personnalité de commenter un phénomène de société, dans son rendez-vous hebdomadaire « 20 Minutes avec… ». Installée au Etats-Unis, la chercheuse française Camille François traque les fausses informations en ligne, notamment pour les plateformes de la Silicon Valley, des laboratoires universitaires, des ONG ou des think tanks. Elle a mis au jour ces dernières semaines de nombreuses campagnes de désinformation en lien avec la crise du Covid-19. « On a constaté un volume sans précédent de fausses informations autour du coronavirus, illustrant la viralité de la désinformation dans les situations de crise », explique-t-elle. Elle est considérée outre-Atlantique comme une « héroïne de guerre ».

Reuters Institute _Moins d'1Français sur 4 a confiance dans les médias (janv-fev 2020) Le Reuters Institute Digital News publie chaque année un vaste rapport sur les relations entre populations et média dans plusieurs pays. En 2020 des échantillons d’environ 2 000 personnes ont été sondés dans 40 pays. Précision importante, le sondage a été organisé entre fin janvier et début février, les effets de la pandémie ne sont donc pas pris en compte. Un second sondage a été organisé en avril sur le sujet, mais la France n’a pas été choisie pour faire partie des pays tests. Plusieurs tendances sont à noter.

Coronavirus : C'est quoi la loi de Brandolini ? On vous l’explique dans « Oh My Fake » On l’appelle la loi de Brandolini. Egalement connue sous le terme de principe d’asymétrie du bullshit. Elle décrit un phénomène assez moche, que vous avez peut-être amplement observé ces derniers temps, à savoir la terrible inégalité entre une fake news et une vérité scientifique. Là où une fake news est facile à créer, rapidement virale et vaut souvent à son auteur une aura valorisante, son démenti par la science va être long, complexe, moins facilement partagé et son auteur en sortira souvent avec une réputation de rabat-joie. Clémence vous explique tout ceci dans ce dernier épisode d’OMF Oh My Fake. OMF Oh My Fake, lancé sur Snapchat Discover, c’est le programme de 20 Minutes qui vous rend fort contre les « fake news ».

Référentiel enseignant.e.s et formateurs/formatrices CLEMI - CLEMI Une réflexion transversale Un groupe de travail, constitué de coordonnatrices et coordonnateurs académiques du CLEMI, de formateurs du 1er et du 2nd degrés, experts en formation initiale et continue, a consulté des experts nationaux et internationaux. Plusieurs documents et dispositifs proposant des référentiels et matrices de compétence ont ainsi été analysés. Pour la France, notamment : A l'international, notamment : INFO ou INTOX 2020 : Réveillez le détective qui sommeille en vous ! La rédaction des Observateurs de France 24 vous propose neuf minutes de conseils en vidéo pour apprendre à décrypter les fausses images qui circulent sur internet. Avec quelques exemples qui ont marqué l’année 2019 et le début d’année 2020, voici quelques pistes pour mener l’enquête sur internet. Comme tous les ans depuis 2015, la rédaction des Observateurs de France 24 propose un panorama des intox qu’elle a analysées depuis un an avec quatre grandes thématiques.

Coronavirus et religions : fausses informations Beaucoup de fausses informations circulent à propos de la pandémie du Coronavirus. Certaines concernent le fait religieux et portent atteinte aux principes de laïcité et au respect des religions ou émanent de groupes radicaux qui exploitent la crise sanitaire pour rallier à leur cause de nouveaux membres. Voici quelques liens utiles pour aider les équipes éducatives à s’informer sur ces dérives et mener le cas échant des actions pédagogiques pour lutter contre elles. Les articles, documents et sites référencés ont été sélectionnés à titre informatif et ne représentent que les opinions de leurs auteurs. Deux documents du Ministère de l’Éducation nationale sur les risques de replis communautaristes et les risques de dérives sectaires aident à identifier les situations et proposent des actions pédagogiques.

Rapport conjoint CAPS/IRSEM - Les manipulations de l’information : Un défi pour nos démocraties (04.09.18) Communiqué de presse Les manipulations de l’information ne sont pas nouvelles mais ont pris une dimension sans précédent en raison des capacités inédites de diffusion et de viralité offertes par internet et les réseaux sociaux, ainsi que de la crise de confiance que vivent nos démocraties. Ce phénomène s’est manifesté par plusieurs ingérences électorales ces dernières années ; il menace les démocraties et la souveraineté de leurs institutions. Le CAPS et l’IRSEM ont donc uni leurs forces pour l’étudier. Ce rapport est le fruit d’une enquête de terrain (une centaine d’entretiens menés dans une vingtaine de pays) pour mieux saisir la nature du problème et identifier les bonnes pratiques mises en œuvre par les États et les sociétés civiles. Il s’appuie également sur l’abondante littérature scientifique disponible.

Nos biais cognitifs face à l'épidémie : quand nos cerveaux nous jouent des tours Notre pensée est modelée par un certain nombre de biais dont il faut prendre conscience. Un biais cognitif, c’est une façon rapide et intuitive de porter des jugements ou de prendre des décisions sans tenir compte d’un raisonnement analytique. Souvent utiles, ils sont aussi à l’origine de jugements erronés. Le concept de biais cognitif a été introduit au début des années 1970 par les psychologues Daniel Kahneman (prix Nobel en économie en 2002) et Amos Tversky pour expliquer certaines tendances vers des décisions irrationnelles dans le domaine économique. Info ou intox : démêler le vrai du faux grâce à notre parcours « Les Veilleurs de l’info » – La Ligue de l’enseignement La multiplication des écrans dans notre quotidien facilite l’accès à l’information, quelle que soit sa nature. L’information est accessible partout et tout le temps. Si le web constitue un formidable outil de connaissance, il génère aussi, paradoxalement, un renforcement des logiques de défiance (médias, institutions, savoirs enseignés), ainsi qu’une présence renforcée (voire dominante) de croyances irrationnelles et obscurantistes sur les réseaux. Pour tenter de répondre utilement aux enjeux démocratiques soulevés par ce nouveau rapport à l’information, la Ligue de l’enseignement a conçu un parcours pédagogique « Les Veilleurs de l’info », à destination des acteurs éducatifs. Aborder les questions liées aux théories du complots n’est pas toujours simple. Le but du parcours est d’outiller les professionnels de l’éducation pour traiter ces notions avec leurs publics.

Twitter supprime 170 000 comptes diffusant des messages favorables à la Chine Le réseau social Twitter a annoncé, vendredi 12 juin, qu’il avait supprimé plus de 170 000 comptes liés à une opération de propagande et de désinformation en ligne soutenue par Pékin. Ces comptes propageaient des messages favorables au gouvernement chinois, ainsi que des campagnes de désinformation concernant notamment l’épidémie de Covid-19. La firme américaine a retiré le cœur du réseau, composé de 23 750 comptes Twitter hautement actifs, ainsi que quelque 150 000 comptes périphériques chargés d’« amplifier » le contenu diffusé par les comptes principaux. Les 23 750 comptes initiaux ont, en tout, posté plus de 348 000 Tweet sur le réseau social, précise une étude de chercheurs en cybersécurité de l’université de Stanford – avec qui Twitter a partagé, le 3 juin, ses découvertes concernant ce réseau. Le Monde avec Reuters

Pour contrer les fake news/infox, il faut miser sur la recherche Ce texte est publié en lien avec le colloque organisé le 16 octobre à Lyon par la Conférence des présidents des universités (CPU), dont The Conversation est partenaire : « Face aux désordres de l’information, comment apprendre à apprendre, du lycée à l’université ? ». À l’heure de la démocratie d’opinion et de ses dérives, il s’agit d’interroger l’espace public de l’information.

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