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Thomas

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Inde : la malédiction de naître fille. 36 millions de femmes manquantes.

Inde : la malédiction de naître fille

L’Inde ne compte que 93 femmes pour 100 hommes. En 2001, le recensement officiel a créé un choc en montrant que sur un milliard d’Indiens, il « manquait » 36 millions de femmes, qui ne sont pas nées, qui ont été tuées à la naissance ou qu’on a laissé mourir en bas âge. Une préférence ancestrale pour les garçons, avivée par le matérialisme. La tradition religieuse exige un fils pour assurer les rites funéraires du père, et seul le fils hérite du nom et du patrimoine.

Mais surtout, les filles sont considérées comme un fardeau financier : la dot traditionnelle et les frais de mariage peuvent engloutir les économies de toute une vie, d’autant que l’Inde moderne et consumériste connaît une inflation dans ce domaine : bijoux, cash, électroménager, voitures…. Avoir une fille : un risque mortel pour les femmes. Une femme en Inde n’est une femme digne de ce nom que si elle donne le jour à un fils. Une « tuerie silencieuse ». La banalisation de l’échographie. Source : La Pologne envisage l’interdiction totale de l’avortement. Les organisations féministes polonaises appellent à manifester samedi contre un projet de loi qui prévoit de durcir une des législations les plus restrictives d’Europe.

La Pologne envisage l’interdiction totale de l’avortement

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance) « La fête est finie ! » C’est sous ce slogan que les organisations féministes polonaises veulent rassembler, samedi 1er octobre, une des plus grandes manifestations de femmes depuis la transition démocratique. Depuis que le Parlement polonais a décidé, le 23 septembre, de renvoyer en commission parlementaire une proposition de loi visant l’interdiction totale de l’avortement dans le pays, la mobilisation, notamment par l’intermédiaire des réseaux sociaux, ne faiblit pas. La « manifestation noire » – couleur de l’habit des protestataires – devrait culminer lundi 3 octobre, lors d’une grève des femmes polonaises au cours de laquelle nombre d’entre elles ne devraient pas se rendre au travail pour descendre dans la rue. Situation préoccupante. IVG : des femmes partent encore avorter à l'étranger.

Des Françaises avortent encore à l'étranger. Quarante ans après sa légalisation, le recours à l'avortement est devenu un acte relativement courant mais des obstacles demeurent, contraignant encore des femmes à partir avorter à l'étranger.

Des Françaises avortent encore à l'étranger

Ces dernières années, les fermetures de structures se sont multipliées, "pour des questions de rentabilité financière", souligne un rapport du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes:"5% des établissements publics et 48% des établissements privés pratiquant l'IVG ont fermé ces dix dernières années, soit plus de 130 établissements au total". En outre, "37% des gynécologues partiront à la retraite dans les cinq ans", alerte le Haut conseil, craignant "l'absence d'une relève militante". Les difficultés d'accès à l'IVG dans certains territoires font que parfois, le délai légal de 12 semaines est dépassé et un ultime recours est de se rendre dans un pays où les délais sont supérieurs, notamment aux Pays-Bas, en Espagne ou en Grande-Bretagne.

40 ans après la loi Veil, Agathe a dû avorter à l'étranger. Agathe* a toujours eu des cycles irréguliers.

40 ans après la loi Veil, Agathe a dû avorter à l'étranger

Aussi, lorsque cette consultante en informatique de 23 ans s'aperçoit qu'elle n'a pas eu ses règles depuis un certain temps, elle ne s'inquiète pas. Du moins, au début. "Je prends la pilule et je n'avais ni nausées ni ventre qui gonfle, rien de physique", glisse-t-elle. Les jours passent, l'optimisme trépasse puis vient le verdict de l'échographie: "Vous êtes enceinte de 17 semaines. " C'est cinq de plus que les 12 réglementaires permettant d'avorter en France. Il ne lui reste plus qu'un seul recours: se faire opérer à l'étranger. Car si le cas d'Agathe relève de la découverte tardive, un certain nombre de femmes ont recours à l'IVG hors de France en raison des obstacles qui demeurent. "Si on n'a pas de famille derrière, c'est galère!

" "Evidemment, j'aurais préféré me faire opérer en France. "Cela faisait un peu abattoir" Sur place, la jeune femme ressent évidemment un peu d'appréhension. . * Le prénom a été modifié. L'avortement dans le monde, pays par pays:Informer sur l'avortement (ivg). PDF version L'avortement/IVG dans le monde : Agrandir la carte On estime à 50 millions chaque année le nombre d'avortements dans le monde, et à plus d'un milliard le nombre total d'avortements légaux réalisés dans le monde depuis les légalisations diverses depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

L'avortement dans le monde, pays par pays:Informer sur l'avortement (ivg).