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Territoires 2040

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6. Synthèse des scénarios. Accueil du site > Territoires 2040 > La revue en ligne > N°4 - Des systèmes ... en prospective > Processus et scénarios de 7 systèmes spatiaux > Les espaces de la faible densité > Synthèse des scénarios Tableau 6.

6. Synthèse des scénarios

Synthèse des scénarios et de leurs composantes Bibliographie Berger A., Chevalier P., Dedeire M., Les Nouveaux Territoires ruraux – Éléments d’analyse, université Paul-Valéry, 2005, 305 p. Béteille R., Montagné-Villette S., Le « rural profond » français, Dossiers des Images Économiques du Monde, SEDES, 1996, 166 p. 5. Scénario 5 : "L'avant-scène des villes" Les itinéraires du changement En 2040, le contexte macroéconomique n’exerce pas de pression spécifique incitant à accroître la production de biens primaires au sein du territoire national.

5. Scénario 5 : "L'avant-scène des villes"

Grâce à la découverte de nouvelles ressources et de nouvelles technologies, les marchés mondiaux de l’alimentation et de l’énergie sont moins tendus qu’en début du siècle. Les bassins de productions alimentaires se sont essentiellement déplacés dans les pays d’Europe centrale et orientale ainsi qu’en Asie et en Amérique. La faible densité, en particulier ses aménités environnementales, apparaît aux yeux des pouvoirs publics comme une ressource rare, stratégique, qu’il convient de sauvegarder dans une société profondément urbanisée où le rapport à l’espace naturel étendu, faiblement occupé, devient une dimension fondatrice des modes de vie.

4. Scénario 4 : "Le canevas territorial des systèmes entreprenants" Les itinéraires du changement En 2040, la réduction drastique du budget de la PAC et sa réorientation vers le soutien à des productions à forte plus-value qualitative et environnementale ont entraîné la ruine de nombreuses branches agricoles dans un contexte de compétition mondiale accrue sur les marchés agricoles.

4. Scénario 4 : "Le canevas territorial des systèmes entreprenants"

Un repositionnement de cette activité s’est consécutivement opéré dans deux directions : la production intensive autour d’un petit nombre de biens compétitifs d’une part et les filières spécifiques (agriculture de proximité, de qualité) d’autre part, qui sont soutenues par l’existence de marchés consommateurs porteurs. L’agriculture répond à une demande interne ou nationale mais sans pouvoir également le faire pour des marchés plus globaux. Les périmètres des collectivités territoriales ont été remodelés, intégrant définitivement les principes de complémentarité entre pôles urbains, petits ou grands, et espaces ruraux.

2. Scénario 2 : "Platefomes productives" Les itinéraires du changement En 2040, les enjeux autour de la production primaire sont devenus très prégnants.

2. Scénario 2 : "Platefomes productives"

Ils s’expriment par une montée en charge des énergies « vertes » dans le bouquet énergétique (agrocarburants, éoliennes, photovoltaïque), la hausse de la demande de matières premières sur des marchés tendus (matériaux industriels) ainsi qu’une hausse des tensions sur le marché alimentaire mondial. Ce contexte pousse à une croissance de la production et à une maximisation des usages du territoire « productif ». 1. Scénario 1 : "Les archipels communautaires" Les itinéraires du changement En 2040, la dérégulation a façonné la sphère économique par une libéralisation complète des marchés et l’affaiblissement des règles de contrôle.

1. Scénario 1 : "Les archipels communautaires"

L’absence de tensions fortes sur les marchés des matières premières (agriculture, forêt) induit que le premier capital dont disposent les espaces de faible densité, le foncier non bâti, ne représente plus un secteur d’investissement stratégique pour les grands groupes agroindustriels et forestiers. La production de ces biens s’opère pour partie dans d’autres espaces ruraux souvent proches des villes mais surtout à l’étranger dans des pays où l’abondance de biens fonciers et la faiblesse des régulations environnementales et sociales facilitent l’intensification de la production primaire. Le premier pilier de la PAC a été supprimé, seuls demeurent le soutien aux filières de qualité et de proximité et les mesures agri-environnementales. 0. Introduction. Définie à partir d’un seuil inférieur de 30 habitants au km2, la faible densité marque de son empreinte l’espace national : 42 % des communes françaises, 48 % du territoire, 5,3 millions d’habitants permanents.

0. Introduction

t2040_n1_article_lbarthe.pdf. 7. Les espaces de la faible densité. Avec environ 115 habitants au km² en 2006, la France donne l’image d’un pays assez faiblement peuplé en Europe [1].

7. Les espaces de la faible densité

La faible densité apparaît plutôt comme une singularité au sein de l’ensemble Nord-Ouest européen mais elle n’est pas si exceptionnelle dès que l’on se place à l’échelle européenne. D’autres pays, aussi différents que la Suède ou l’Espagne, connaissent bien le phénomène. En France, l’Insee qualifie aujourd’hui d’espaces de faible densité ceux qui comptent moins de 30 hab. /km², proposant une sous – catégorie, celle des espaces désertifiés, où la densité est inférieure à 10 hab. /km². En dépit de leurs limites, ces critères permettent toutefois de dégager un visage certes imparfait de la cartographie de la faible densité (figure 1) mais qui souligne sa prégnance dans l’espace national : 15 579 communes, près de 42 % du total, sont ainsi des communes de faible densité et 10 % for-ment la sous-catégorie des communes désertifiées.

Figure 1. Laurence Barthe. Géographe, elle est maître de conférence en géographie et aménagement à l’Université de Toulouse le Mirail, membre de l’UMR Dynamiques rurales et de la section 24 « Aménagement et urbanisme » du CNU, et directrice du Master professionnel « Aménagement et développement transfrontaliers de la montagne ».

Laurence Barthe

Laurence Barthe.