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Recherches en lettres

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Ruth Amossy, Apologie de la polémique. Genres littéraires et fictions médiatiques. Journée d’étude doctorale organisée le 17 novembre 2015 à l’université de Limoges dans le cadre de l’équipe d’accueil EHIC (Espaces Humains et Interactions Culturelles – EA 1087).

Genres littéraires et fictions médiatiques

Genres et médias : la convergence des problématiques liées à ces deux objets de recherche se manifeste d’emblée par le jeu des dénominations utilisées pour évoquer certains objets de notre culture de masse contemporaine. Ainsi « paralittérature », « littérature médiatique », fictions « industrielles » et « sérielles » sont aussi désignées comme « fictions de genre» – qu’il s’agisse du roman policier, de la science-fiction, de la fantasy, du roman sentimental, de l’horreur, etc. Dans cette expression se cristallise et se révèle une affinité étroite entre la question de la généricité́ et le caractère médiatique (c’est-à-dire souvent intermédiatique) des fictions de grande consommation.

Les enjeux de ce questionnement appellent deux remarques. Notes [2] Voir par exemple Baroni et Macé (2007). «La vie est une oeuvre en soi» - Propos recueillis par Héloïse Lhérété et Catherine Halpern, article Philosophie. Dans La Signature humaine , Tzvetan Todorov se raconte à travers de grandes figures des arts et de la pensée.

«La vie est une oeuvre en soi» - Propos recueillis par Héloïse Lhérété et Catherine Halpern, article Philosophie

Avec une intuition : l’humain ne construit du sens qu’à partir de sa propre histoire. Une longue silhouette, un regard gai, un phrasé lent et musical : Tzvetan Todorov, c’est d’abord une présence. Attentif et chaleureux, il déroule sa vie dans l’appartement mansardé où il nous reçoit. La jeunesse en Bulgarie, la dictature communiste, l’exil en France, les premiers travaux sur les formes narratives dans la littérature, aux côtés de Roland Barthes. A l’époque, il veut édifier rien moins qu’une théorie scientifique de la littérature, dans le double sillage des formalistes russes et de la linguistique structurale, façon Mikhaïl Bakhtine et Roman Jakobson. . « Puis les choses ont changé » , explique-t-il simplement. Marie-Anne Paveau, Le discours pornographique. Référence bibliographique : Marie-Anne Paveau, Le discours pornographique, Éditions de La Musardine, collection "L'attrape-corps", 2014.

Marie-Anne Paveau, Le discours pornographique

EAN13 : 9782842717629. M. -A. 48 – Alimentaire, mon cher Watson (2/2) Le discours alimentaire : un travail de rationalisation et de mise à distance Ces discours et ces représentations s’insèrent dans un entrelacs de notations dépréciatives, qui achèvent de renvoyer les populations non-européennes, et singulièrement africaines, dans le camp de la sauvagerie, de l’instinct, de la bestialité et de la non-civilisation.

48 – Alimentaire, mon cher Watson (2/2)

Depuis toujours, en effet, l’anthropophagie a été un marqueur d’inhumanité. Quand Montaigne a écrit dans le livre I des Essais son fameux chapitre 33 intitulé “Des cannibales” – texte considéré comme un locus classicus de la représentation de l’Autre –, il ne choisit pas son sujet par hasard, mais justement parce qu’il engage une réflexion sur la relativité culturelle, et sur l’humain en général.

Depuis des siècles, l’anthropophagie constitue pour l’homme occidental un symbole quintessentiel de l’altérité ou, comme l’écrit Georges Guille-Escuret dans sa Sociologie comparée du cannibalisme, un « antipode culturel ». 47 – Alimentaire, mon cher Watson (1/2) Ce carnet de recherche est en standby depuis un bon moment déjà : avalanche continue de tâches pédagogiques et administratives depuis des mois, tunnels de cours et de copies… Avec l’été en pente douce, il faut quand même poster un petit quelque chose avant l’effondrement estival.

47 – Alimentaire, mon cher Watson (1/2)

C’est l’occasion de présenter sous forme condensée la communication que j’ai faite au Congrès du CTHS à Rennes, en avril dernier. Le thème très large du colloque était « Se nourrir » (tout un programme !). Avec trois collègues, j’ai participé à l’« atelier bizarre » – difficile de le qualifier autrement – sur les déviances, les pratiques alimentaires hors normes, et caetera. Eclairage. L’écrit tel qu’en lui-même l’invention le change, par Yves Jeanneret, professeur au CELSA.

Eclairage

10. Octobre 2012. D. Regnard. Présentation PRELIA. Le projet PRELIA, pour Petites Revues de LIttérature et d'Art, a pour objectif de travailler à une meilleure mise en lumière des publications de la période 1870-1940.

présentation PRELIA

Il s'agit notamment de construire un dictionnaire des petites revues, mais également d'œuvrer à leur numérisation progressive. Un autre objectif est de mettre en place des outils de recherche de plus en plus fins pour mieux faire parler la base de données que constitue jour après jour le groupe de jeunes chercheurs de PRELIA. En vous rendant sur le site de ce projet, il vous est désormais possible d'utiliser de nouveaux outils de visualisation dynamique. Trois méthodes d'interrogation sont ouvertes : articles par mois, participation aux revues (en pourcentage) et auteurs de la revue (en pourcentage). Cela permet de mieux évaluer l'implication de tel ou tel auteur dans le temps mais aussi au sein d'une même publication. Outils de visualisation. Revue Ela. Études de linguistique appliquée. 2012/2, Les connaissances cachées développées par la lecture et l’écriture électronique extrascolaires. Pourquoi lit-on des romans ? - Héloïse Lhérété, article Littérature.

Pourquoi lit-on Madame Bovary ou Da Vinci Code ?

Pourquoi lit-on des romans ? - Héloïse Lhérété, article Littérature

À quoi bon se passionner pour des histoires inventées de toutes pièces et pleurer sur le sort de personnages qui n’ont jamais existé ? Le divertissement n’est pas le seul apport de la littérature. Par le détour de la fiction, elle élargit notre expérience et nous offre un autre regard sur le monde et sur nous-mêmes. Le roman se porte bien. Il s’en vend chaque année en France six fois plus que d’ouvrages de sciences humaines (1), sans compter la florissante littérature de jeunesse.