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Performance Créa Plastique

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Liu Bolin, trompe-l'oeil vivant à ArtParis 11. Le corps de Liu Bolin se fait trompe-l'oeil.

Liu Bolin, trompe-l'oeil vivant à ArtParis 11

Ses assistants le peignent minutieusement afin que sa peau et ses vêtements se fondent dans le décor, devenant invisible tel un caméléon. Seul le relief, ou une ombre, dévoile la supercherie à l'observateur si vous êtes dans l'axe. De côté, la supercherie ne fonctionne pas mais peu importe puisque seule compte l'oeuvre finale, la photo. RichardLong. Dans les années 60, nombreux artistes veulent quitter le circuit des galeries et des musées et souhaitent intervenir directement dans le monde réel, dans les paysages naturels, c'est le mouvement Land Art.

RichardLong

L’exposition Earthworks, à New York en octobre 1968, peut marquer le début du Land Art. Mais il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement à proprement parler, il s’agit plutôt d’un entrecroisement de pratiques d’artistes qui appartiennent tous à la même génération intellectuelle et qui ont tous participé de près ou de loin au minimalisme américain. Ils cherchaient alors tous à fuir le modernisme et souhaitaient relier l’art à la vie, ne plus faire d’œuvres destinées exclusivement aux galeries ou aux musées. Ils voulaient que leur atelier devienne la nature, le désert et non plus quelque chose de fermé. L’essai de Robert Smithson, Sedimentation of the mind : earth projects, écrit en 1968, peut cependant être considéré comme le manifeste de ce mouvement. De l’inutilité de l’effort (Francis Alÿs)

Des efforts inutiles, semble-t-il, c’est là tout le travail de Francis Alÿs (à la Tate Modern jusqu’au 5 septembre), des actions qui ne servent à rien, en dépit de l’économie et de la productivité, en dépit de la raison politique.

De l’inutilité de l’effort (Francis Alÿs)

Mais des actions qui mettent le doigt sur l’absurdité, sur l’injustice, sur l’oppression. A quoi l’art peut-il bien servir aujourd’hui ? Francis Alÿs: * OFFOFFOFF art review ANA MENDIETA: EARTH BODY / FILMWORKS AND DRAWINGS (Earth Body / Filmworks and Drawings) works by Ana Mendieta. Dérive zonale. La « ligne de désir » est définie par Sonia Lavadinho comme « la courbure optimale du tracé qu’un piéton laisse dans son sillage lorsqu’il est totalement libre de son mouvement. ».

Dérive zonale

Elle poursuit, « les lignes de désir sont constamment contrées par d’autres forces » : véhicules, aménagements urbains… l’espace piétonnier est « obstrué par une multiplicité de dispositifs dont les fonctionnalités répondent à autant d’usages qui se superposent au sein des espaces publics. Il existe par ailleurs une tension forte entre les désir des concepteurs […] de canaliser le piéton au sein de lignes de forces désignées qui lui sont spécialement dédiées, et le désir des piétons eux-mêmes de pouvoir aller où bon leur semble, en utilisant toutes les ressources des multiples espaces à leur disposition » [1].

En période de pluie, ces chemins si pratiques se transforment en bourbiers, le passage humain ayant éliminé la végétation qui aurait fixé la terre. Quelques exemples. LIMINAIRE. Les lignes de désir sont des passages coupant à travers parcs et espaces verts, visibles sous forme de pistes de terre mal dégrossies ou chemins de chèvres marqués dans le paysage à mesure d’un piétinement journalier. Tracées par chacun dans une volonté d’arriver plus vite à destination, ou simplement par curiosité, ces lignes matérialisent la force de transformation et de liberté que peut prendre chaque individu sur l’espace urbain. Les lignes de désir est un projet de fiction, un récit à lecture aléatoire, un entrelacs d’histoires, de promenades sonores et musicales, cartographie poétique de flâneries anciennes, déambulations quotidiennes ou voyages exploratoires, récits de dérives aux creux desquels se dessinent les lignes de désir.

Quelques extraits du texte publiés sur Liminaire et d’autres sites : Le dormeur de ville : Liminaire. La « ligne de désir », ou la ville inventée par le piéton. Une pelouse décorative, un carré d’herbe verte au pied d’un bâtiment universitaire ou d’un immeuble de bureaux.

La « ligne de désir », ou la ville inventée par le piéton

Les dalles, bien alignées au milieu de la végétation, signalent un passage pour les piétons. Non loin de là, en diagonale, la pelouse a été foulée, jusqu’à former une sorte de sentier. Francis Alÿs: Memoire. SVACij Vol2 No1 2015 Stoiciu Presence et absence corporalite art contemporain. Caroline Chambodut. Art invisible : la nouvelle tendance de l'art contemporain. Certains artistes – parfois au demeurant ultra-connectés sur Internet – prennent le contre-pied de ce grand déballage/partage en écrivant pour leurs travaux un destin plus discret.

Art invisible : la nouvelle tendance de l'art contemporain

Quand ces derniers ne conçoivent pas des œuvres 100% invisibles ou physiquement inaccessibles (impossible de les voir de nos propres yeux), ils s’efforcent de les faire disparaître (pour une nuit ou la vie). Si avant eux Yves Klein a détruit certains de ses travaux et si Robert Barry montrait déjà que l’art peut être invisible, ces nouvelles œuvres insaisissables, cachées ou immatérielles sont de véritables mini-révolutions dans notre époque, où notre premier réflexe face à une œuvre est bien souvent de vouloir l’évaluer, la posséder ou, tout au moins, la capturer en la photographiant.