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Paysage

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Livre - Paysages théoriques du land art - Benjamin Riado - Presses Universitaires de Vincennes. Extrait(s) Introduction « Le danger, c’est la délectation esthétique1 », avertit Marcel Duchamp dans un entretien accordé à Otto Hahn pour L’Express, le 23 juillet 1964.

Livre - Paysages théoriques du land art - Benjamin Riado - Presses Universitaires de Vincennes

Par délectation esthétique, il faut comprendre l’immédiateté sensuelle des œuvres d’art, le spectacle qu’elles offrent au spectateur venu les contempler. C’est là effectivement un danger : parce que l’expérience promise par les œuvres pourrait nous laisser croire qu’elle dépend de leurs seules qualités sensibles. Le jaune légèrement acidulé venant animer le mauve d’un tableau de Fragonard, l’acoustique étouffée d’une installation en feutre de Joseph Beuys, les jeux de reflets et de transparence sur les pare-brises de voiture dans les films d’Abbas Kiarostami, toutes ces productions humaines nous procurent des sensations auxquelles nous n’aurions peut-être jamais pu avoir accès – avec cette acuité – sans l’art.

Des exemples existent de bévues parfois commises au sein même des lieux d’art. 1. 2. Livre - Paysages théoriques du land art - Benjamin Riado - Presses Universitaires de Vincennes. - Les origines du paysage V10 - Regard sur l'image. Avant Au Moyen-âge, à défaut du mot paysage, l’évocation d’une contrée idéale, se fait par un emprunt à la rhétorique latine via l’expression locus amoenus comme bien souvent à cette époque.

- Les origines du paysage V10 - Regard sur l'image

Le locus ameonus est une notion déjà théorisée dans la Grèce Antique par Horace et Homère dans leurs œuvres pastorales. Ce lieu aimable, agréable ou encore idyllique est majoritairement un lieu extérieur, un lieu où l’on recherche l’ombre, la fraîcheur —en cela, il est une trace du monde méditerranéen— pour y pratiquer un dialogue philosophique et l’échange poétique. Arbres, grottes, gazons, sources et fleurs y sont les bienvenus. Nymphes et bergers règnent dans cette Arcadie, et les humains en bénéficient parfois également, pour leur plus grand bonheur. Pas grand chose à voir avec le paysage tel que le définit son étymologie. Raphaële BERTHO – InTRu – EA 6301. Maîtresse de conférences en Arts (section 18) Carnet de recherche Territoire des images (Culture visuelle).

Raphaële BERTHO – InTRu – EA 6301

ISSN 2262-6034 Parcours universitaire. Les Inventions photographiques du paysage. Les Inventions photographiques du paysage s’intéresse aux interactions entre paysage et photographie et réunit une quinzaine de contributions autour de quatre axes : les continuités et discontinuités du paysage pictural au paysage photographique ; le dispositif photographique et le paysage ; le paysage photographique et l’identité d’un site ou d’un territoire ; enfin, les pratiques documentaires du paysage et la constitution d’archives.

Les Inventions photographiques du paysage

Pluridisciplinaire, associant universitaires et artistes, le recueil s’aventure sur un terrain théorique déjà bien arpenté. C’est ce que laisse penser la reprise de la notion de Stimmung – atmosphère, tonalité affective. Les mises au point historiques que propose l’ouvrage sont sans doute plus originales. Photographier la destruction : la mise à nu du paysage. Photographe à son corps défendant, façonnée par la littérature et par la musique, Sophie Ristelhueber est une artiste qui explore l’ambivalence des images.

Photographier la destruction : la mise à nu du paysage

Dans ses photographies, fabriquées ou non, l’apparente banalité porte en elle une interrogation radicale sur la matérialité et la représentation. L’exposition montre des photographies tirées en 2016 mais prises à des époques différentes et dans des lieux différents au cours des 30 dernières années, brouillant leur actualité apparente.

Les traces de la guerre L’exposition photographique de Sophie Ristelhueber s’interroge sur la destruction à travers les traces de la guerre ou des catastrophes naturelles. Son propos n’est ni la dénonciation ni le pathos ; il invite à réfléchir sur ce qui résiste du désastre, à partir d’une dizaine de photographies. Le travail de Sophie Ristelhueber sur la ruine commence en 1982, quand, tourmentée par l’actualité, elle se rend à Beyrouth. Figure 1. Courtesy Galerie Jérôme Poggi et Sophie Ristelhueber. Poétique du paysage urbain. Dossier : Nature(s) en ville La mise en paysage, nouvelle fabrique urbaine ?

Poétique du paysage urbain

L’intérêt actuel pour « le paysage » est manifeste dans les projets urbains à l’œuvre en France comme aux États-Unis (Bailly 2000). 649 Migrations Mutations. RichardLong. Dans les années 60, nombreux artistes veulent quitter le circuit des galeries et des musées et souhaitent intervenir directement dans le monde réel, dans les paysages naturels, c'est le mouvement Land Art.

RichardLong

L’exposition Earthworks, à New York en octobre 1968, peut marquer le début du Land Art. Mais il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement à proprement parler, il s’agit plutôt d’un entrecroisement de pratiques d’artistes qui appartiennent tous à la même génération intellectuelle et qui ont tous participé de près ou de loin au minimalisme américain. Ils cherchaient alors tous à fuir le modernisme et souhaitaient relier l’art à la vie, ne plus faire d’œuvres destinées exclusivement aux galeries ou aux musées. Ils voulaient que leur atelier devienne la nature, le désert et non plus quelque chose de fermé. L’essai de Robert Smithson, Sedimentation of the mind : earth projects, écrit en 1968, peut cependant être considéré comme le manifeste de ce mouvement.

GOBI DESERT CIRCLE Mongolie 1996.