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Les notes, un débat durable – présentation du dossier #sansnotes. Faut-il supprimer les notes à l’école ?

Les notes, un débat durable – présentation du dossier #sansnotes

Et par extension au collège et au lycée ? La question est posée par de nombreux acteurs du système éducatif, et agite régulièrement la sphère médiatique. C’est d’ailleurs un sondage, organisé par le SE-Unsa auprès d’enseignants de tous niveaux, qui a lancé la polémique scolaire de la rentrée. Serpent de mer diront certains, le débat existait déjà en 1968. Mais les détours de l’histoire sont étonnants, comme nous l’apprend Claude Lelièvre, et si l’arrivée d’un gouvernement de gauche constitue assurément une occurrence favorable pour changer l’évaluation des élèves, les partisans du débat sont loin de se partager sur une ligne politique classique opposant la droite et la gauche.

Les 4M, pour en finir avec les mythes de la note. #sansnotes : les conditions du changement. Se passer des notes, c’est bien joli, mais comment faire dans la pratique pour se lancer dans ce projet ?

#sansnotes : les conditions du changement

Sous quelle conditions le changement est-il possible ? Claire Krepper, secrétaire nationale du secteur Education du SE-Unsa, et Lionel JeanJeau, proviseur-adjoint en lycée, donnent quelques clés pour changer de système. Claire Krepper L’évaluation doit être d’abord un outil au service des apprentissages et non un outil de sélection des élèves. Dans un système éducatif qui affiche comme objectifs « 100% des élèves ayant acquis au terme de leur formation scolaire un diplôme ou une qualification reconnue » et « 80% d’une classe d’âge accédant au niveau du baccalauréat », il n’y a pas lieu de pratiquer une évaluation-sélection au quotidien. . - Elle entraîne mécaniquement le classement des élèves en « bons », « moyens » et « mauvais » dans le groupe et place donc un certain nombre d’élèves en situation d’échec quel que soit leur niveau réel.

Lionel Jeanjeau Like this: J'aime chargement… Ils ont abandonné les notes #sansnotes. Selon le ministère, plusieurs centaines d’expériences de classes sans notes sont expérimentées actuellement, des expérimentations facilitées par l’article 34 de la loi d’orientation de 2005.

Ils ont abandonné les notes #sansnotes

Si les chiffres peuvent apparaître faibles au regard du nombre de classes et d’établissement en France, ils ne prennent pas en compte d’une part les enseignants qui évaluent par compétences, sans notes, de manière plus isolée. D’autre part, ils relèvent d’un mouvement de fond que révèle bien notre sondage de rentrée, pour évaluer différemment les élèves. Jusqu’où ira-t-il ? Des expériences de plus en plus médiatisées. Haro sur les notes ! Notre système scolaire s’appuie sur un mode d’évaluation des élèves, la note chiffrée, qui s’est construit avec le temps et qui remplit plusieurs fonctions.

Haro sur les notes !

Par le contrôle des apprentissages, elles sanctionnent réussites et échecs des élèves, permettent le classement et déterminent l’orientation. Les notes sont un outil de communication commode envers les familles, à travers le bulletin scolaire notamment. Les classes sans notes sont-elles [bien] fondées ? Mention passable.

Les classes sans notes sont-elles [bien] fondées ?

Peut mieux faire malgré des efforts importants. C’est l’observation que l’on pourrait formuler sur les expérimentations de classes sans notes, dont les premiers bilans viennent d’être dressés par l’inspection générale de vie scolaire d’une part, et par la cardie de l’académie de Poitiers d’autre part, qui vient de réaliser une enquête auprès des acteurs des classes sans notes. D’après le premier rapport, ce sont plus de 400 classes sans notes qui ont été menées en 2012. Pourquoi un tel développement ? Ces expérimentations naissent à la croisée du constat de l’échec de l’évaluation traditionnelle chiffrée, de l’envie de professeurs de faire évoluer leurs pratiques d’enseignement et d’évaluation, de mener un projet collectif. Mais, nous pouvons aussi nous demander si les classes sans notes sont réellement [bien] fondées. On peut aussi s’interroger sur le terme adopté et généralisé de « classe sans notes ».

Finalement, ces « classes sans notes » sont plutôt mal nommées. Puisqu’on vous dit que la note, ce n’est pas le problème ! L’apparition du socle commun de connaissances et de compétences a introduit, avec le livret personnel de compétences, une « nouvelle » façon d’évaluer au collège, qui, si elle a pu jeter le trouble, a alimenté le débat sur l’évaluation des élèves.

Puisqu’on vous dit que la note, ce n’est pas le problème !

La refondation de l’école s’est donnée pour objectif de renouveler le socle commun et d’aller vers une évaluation positive des élèves. Le Conseil Supérieur des programmes travaille à cette rénovation, où la question de l’évaluation est capitale. Noyer le poisson Les opposants à l’évaluation des compétences, comme les syndicats du SNALC et du SNES, présentent constamment des arguments qui jouent du même registre : Des notes dont on fait… des moyennes Mais bizarrement sur ce point, les partisans de la note négligent systématiquement la question des moyennes trimestrielles. La consultation de l’ensemble des bulletins trimestriels (traditionnels) d’une classe sur une année est à ce titre éloquente. Spécial Innovation : un collège sans note. EVALUER SANS NOTER, le nouveau livre du LIEN - [Pour l'abolition de la note scolaire]