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A Paris, un supermarché collaboratif veut rendre les bonnes choses accessibles à tous. Ce n'est pas un loup, mais une louve qui est aux portes de Paris.

A Paris, un supermarché collaboratif veut rendre les bonnes choses accessibles à tous

Venue d'outre-Atlantique, elle couve une jolie portée d'idées coopératives pour développer un modèle de distribution alternatif pour bons produits locaux et pas chers. Rencontre avec ses instigateurs. La passion des bonnes choses Tom, Brian et Maëlanne - 5 novembre 2013 - Photo: @SoAnn Brian Horihan vient du Minnesota, et Tom Boothe de l’Indiana. Brian a lui aussi fait du cinéma, tout en s'intéressant au jardinage, à l’agriculture, aux potagers urbains, aux coopératives... « Ni Tom ni moi ne venons de familles riches, on vient des lower middle class, on ressentait le besoin de trouver un lieu où l'on peut acheter les produits bons et pas chers », souligne-t-il pour expliquer comment a germé en eux l'idée de créer à Paris un supermarché coopératif.

Trouver un bon équilibre de valeurs L'idée, simple, consiste à créer un espace de vente de bons produits pas chers. A Paris, La Louve ouvrira ses portes dans le 18e arrondissement. La montée de la consommation collaborative. « La consommation collaborative correspond au fait de prêter, louer, donner, échanger des objets via les technologies et les communautés de pairs », explique le site éponyme lancé par Rachel Botsman et Roo Rogers, les auteurs de What’s mine is yours, the rise of collaborative consumption (Ce qui est à moi est à toi, la montée de la consommation collaborative).

La montée de la consommation collaborative

Ceux-ci affirment d’ailleurs que cette pratique est en passe de devenir un « mouvement ». Un mouvement qui va des places de marchés mondiales comme eBay ou Craiglist à des secteurs de niches comme le prêt entre particuliers (Zopa) ou les plates-formes de partage de voitures (Zipcar) . « La consommation collaborative modifie les façons de faire des affaires et réinvente non seulement ce que nous consommons, mais également comment nous consommons », affirment ses défenseurs. Vidéo : la vidéo promotionnelle du livre de Rachel Botsman et Roo Rogers. Les fans du partage ont déjà leur magazine : Shareable.net. JOHN LEWIS, LE GRAND MAGASIN MODÈLE. Erigée en exemple pour son mode de gestion participative, l’enseigne de distribution préférée des Britanniques est aussi un succès commercial.

JOHN LEWIS, LE GRAND MAGASIN MODÈLE

Nous sommes à quelques minutes de l’ouverture des magasins John Lewis en ce jour de prime. Et on peut dire que l’ambiance est fébrile. D’un bout à l’autre du pays, les 69 000 salariés de l’enseigne de distribution préférée des Britanniques sont rassemblés, et trépignent d’impatience. Au siège de Victoria Street, à Londres, dans les 28 grands magasins John Lewis et les 223 supermarchés Waitrose du pays, le rituel est identique : un membre du personnel spécialement désigné pour l’occasion (un “associé”, dans le jargon John Lewis) ouvre une enveloppe et annonce un chiffre.

Ce chiffre sera un pourcentage. “C’est le moment où l’on est récompensé pour tout ce que l’on a fait, tous les efforts que l’on a fournis”, confie Adrian Wenn, du rayon luminaires. Il s’agit du principal et du plus ancien exemple d’entreprise à actionnariat salarié au Royaume-Uni. Et si les supporters s'offraient leur club de foot ? Un supporter de l’OM au stade de France, le 29 avril 2006 (Charles Platiau/Reuters).

Et si les supporters s'offraient leur club de foot ?

Le football, un business comme tant d’autres à la merci d’hommes d’affaires aux fins parfois douteuses ? Les supporters, mis de côté au bénéfice d’une « clientèle » plus fidèle au portefeuille bien garni ? Un véritable cauchemar pour les passionnés de foot, en tout cas pour ceux -et il en reste- qui considèrent le ballon rond comme un sport ludique et populaire. L’idée Ouvrir les portes des sociétés gestionnaires de clubs aux supporters. . « On réduit souvent l’image des supporters à celle de leurs franges minoritaires les plus violentes. En France, seuls les supporters de Saint-Etienne sont associés à la gestion du club et cela depuis 1970. Jean-Charles Schuler, président de la fédération, affirme : « En 1995, on a conjuré la faillite du club. Comment la mettre en pratique Soutenue par le gouvernement britannique, SD accompagne sur le plan juridique et financier la constitution de « supporters trusts ».