Droit de vote des Québécoises. Pas à pas, la quête des Québécoises pour l’égalité politique 1791 -1849 : Un pas en avant, deux en arrière… L’Acte constitutionnel de 1791 accorde la qualité d’électeur à certains propriétaires et locataires sans distinction de sexe.
C’est ainsi que certaines femmes du Bas-Canada qui ont les qualités requises interprètent cet « oubli » constitutionnel comme une autorisation pour voter. Elles sont, semble-t-il, les seules dans l’Empire britannique à se prévaloir de ce droit [1] . Cependant, l’air du temps n’est pas féministe et l’histoire se charge de ramener les femmes à leurs activités domestiques. 1912 - 1922 : Les débuts du mouvement suffragiste Au Québec, il faut attendre le 20e siècle pour que s’amorce un véritable mouvement de lutte pour l’abolition de la discrimination électorale faite aux femmes. Dans les autres provinces, les suffragettes sont actives. 1922 - 1940 : La croisade des suffragettes pour l’égalité 1940 - 2000 : Soixante ans après 2 octobre 2000. Jeu-questionnaire sur le droit de vote des femmes. 1931: Manifeste pour le suffrage féminin. Marie-Claude Lortie. Thérèse Casgrain en 1971.
Photo Paul-Henri Talbot. La Presse. Aujourd’hui, c’était le 70e anniversaire du droit de vote des Québécoises. Imaginez, seulement 70 ans. On connaît tous, donc, des femmes qui sont nées avant que ce droit essentiel ne soit garanti grâce aux luttes menées, notamment, par Thérèse Casgrain. Il est fou, aussi, le chemin qui a été parcouru depuis, en si peu de temps.
En attendant qu’on avance encore un peu, j’ai hâte de lire Big Girls Don’t Cry, le nouveau livre de la journaliste Rebecca Traister, qui doit sortir en septembre, sur le rôle des femmes dans la campagne présidentielle américaine, de Sarah Palin à Hillary Clinton, en passant par Katie Couric, Tina Fey, Michelle Obama et même Campbell Brown. 1931: Manifeste pour le suffrage féminin. Marie Gérin-Lajoie: une femme d'avant-garde. Québec: le suffrage féminin souffle 70 bougies : La longue marche vers le droit de vote. Mise à jour le mercredi 21 avril 2010 à 17 h 25 Journaliste: Sophie-Hélène Lebeuf Peut-on parler de suffrage universel quand toute une moitié de la société est privée de son droit de vote?
Idola St-Jean, « L'aristocratie des sexes », Le monde ouvrier, 1928 Détermination, audace, patience. Voilà les armes utilisées par une poignée de pionnières qui, pendant trois décennies, ont lutté pour que les Québécoises puissent voter. Cette avancée démocratique, on la doit surtout aux Marie Gérin-Lajoie, Thérèse Casgrain et Idola Saint-Jean qui, en tenant tête à leurs nombreux détracteurs, ont ultimement triomphé des résistances de la société. L'Acte constitutionnel de 1791 accorde le droit de vote aux « personnes » possédant des biens d'une certaine valeur, mais peu de femmes s'en prévalent. Au Québec, la lutte pour le droit de vote des femmes sera essentiellement menée par des Montréalaises issues de la bourgeoisie. . Marie Gérin-Lajoie Leur démarche se transporte aussi dans l'arène politique. Démocratie et Gouvernance: Femmes recherchées.
La démocratie est malmenée.
Les dernières années ont entraînée une désaffection politique et une désillusion citoyenne. Depuis sa fondation en 1999, au Groupe Femmes, Politique et Démocratie, nous constatons présentement qu’elles atteignent une ampleur inégalée. Certains évoquent le cynisme, l’absence d’éthique, l’importance des groupes de pression, la collusion et même la corruption au sein de nos institutions démocratiques. D’autres, tel M. Lucien Bouchard, soulignent que «Les gens ne croient plus ou très peu au sens et à la valeur, à l’efficacité de la démarche politique.» Il y a un coût important dans ce cynisme grandissant, surtout illustré par le taux de participation "catastrophique", selon le Directeur général des élections (DGE), Marcel Blanchet.
Au moment où nos sociétés ont le plus besoin de confiance dans nos institutions et nos décideurs pour affronter les nombreux défis actuels et à venir, cette situation désolante exige de nous un effort supplémentaire. Comment ?