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Open data comme outil de lobbying citoyen et transparent

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Open data : le chemin vers une vraie démocratie citoyenne. Dominique Cardon est sociologue au Laboratoire des usages d’Orange Labs et chercheur associé au Centre d’études des mouvements sociaux (CEMS/EHESS). Ses travaux portent sur les relations entre les usages des nouvelles technologies et les pratiques culturelles et médiatiques. Il est notamment l’auteur de La démocratie Internet : promesses et limites (Le Seuil, 2010) et de Médiactivistes avec Fabien Granjon (Presses de Sciences Po, 2010) Vidéo réalisée par David Bornstein.

Montage : David Bornstein & Pauline Peretz. Si la vidéo ne s’affiche pas ci-dessus, vous pouvez essayer de la voir sur Dailymotion. Pour citer cet article : Ivan Jablonka & Pauline Peretz, « Open data : le chemin vers une vraie démocratie citoyenne. Nota bene : Si vous souhaitez critiquer ou développer cet article, vous êtes invité à proposer un texte au comité de rédaction. Hack the Press. Élection présidentielle 2012 : le live OpenData. Nous reproduisons l’expérience pour le second tour sur un nouveau billet. Quels Regards Citoyens apporter à l’élection présidentielle ? Les informations sur les candidats sont-elles suffisamment fiables pour les traiter sous l’angle des données ? Voici les réflexions qui nous ont animé ces derniers mois. Des données sur les programmes, les discours ou les sondages existent bien mais de nombreuses initiatives les ont déjà exploitées sans aucun doute mieux que nous n’aurions pu le faire.

En revanche, peu d’études se sont penchées sur les 500 signatures. C’est ce que nous nous sommes amusés à faire il y a quelques semaines en collaboration avec OWNI : en reconstituant sous forme de données les listes de parrainages publiés par le Conseil Constitutionnel pour les précédentes éléctions présidentielles ainsi que celle de 2012, nous avons pu les enrichir des professions et des étiquettes politiques des signataires. Participation à 12h en 2012 Participation à 12h en 2012 Participation à 17h :

Libertic.wordpress. Atelier « Open data et société civile » De 14:00 à 17:00 « Démocratie en réseaux » organise le 20 juin 2011, à l’Ecole Normale Supérieure, dans le cadre de Futur en Seine, un workshop dédié à l’ouverture des données publiques (Open Data) et leur réutilisation par la société civile. Le mouvement open data se traduit par la mise à disposition des données détenues par les collectivités publiques. Les initiatives open data s’appuient généralement sur la prise de conscience de la valeur économique de ces données, permettant notamment le lancement de nouveaux services ou applications.

En France, la problématique de l’ouverture des données concerne en priorité les acteurs publics (Etat et collectivités territoriales). Seules deux initiatives locales issues de mouvements citoyens ont été identifiées, à Nantes et Dijon. Sur un plan national, il faut également citer les initiatives d’un petit nombre d’acteurs associatifs et de médias alternatifs (Regards Citoyens, Owni,…). L’open data pour l’empowerment et par les citoyens ? NosDéputés.fr : Observatoire citoyen de l'activité parlementaire. Open Data et société civile. L’open data c’est quoi ? Les explications en quelques minutes de Charles Nepote, Directeur du programme Open data de la FING Maurice Ronai, chercheur à l’EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales), Benjamin Ooghe-Tabanou, Regards Citoyens et Jacques-François Marchandise remettent en perspective les enjeux de l’appropriation collective et associative de l’open data pour enrichir le débat démocratique, dynamiser la vie publique et réinventer les services publics.

Evénement de lancement, le 6 juin 2011 Présentation des démarches rennaise et nantaise Précurseur du mouvement Open data en France, l’initiative rennaise repose sur la volonté du triptyque Ville/Métropole/Opérateur de transport de : • Développer les services et les usages, • Valoriser les données publiques, • Promouvoir l’image d’un territoire novateur, • Dynamiser un tissu local d’innovateurs, • Développer la citoyenneté par la transparence des données publiques. Données publiques et société civile, quelques exemples. L’OpenData, c’est bien plus que de la communication politique ! Né de projets « grassroots » structurés autour d’organisations citoyennes comme la Sunlight Foundation, MySociety ou l’Open Knowledge Foundation, l’OpenData investit pas à pas le champ institutionnel : San Francisco, Toronto, New York, projets data.gov américain, anglais ou encore piémontais, … Cette émergence institutionnelle ouvre une opportunité politique aux pays, comme la France, qui n’ont pas encore rejoint le mouvement.

Encore faut-il pour cela ne pas réduire cette démarche à de simples gadgets politiques. Au delà des pures positions de principe, l’OpenData doit respecter certaines règles pour être réellement source d’innovation sociale, politique et économique. Pour faire émerger des usages innovants, la question des licences libres est un point clé. Des initiatives françaises sous influence commerciale Ainsi en France, une administration nationale, l’APIE, est chargée d’organiser le recensement des données publiques.

L’Open Data parisien risque le contresens historique. Démocratie en réseaux 2011. Regards Citoyens. Données ouvertes : un principe philosophique, un enjeu politique : Carnet public. Photo flickr, licence CC by-nc-sa Palagret, Un principe philosophique Le principe de « données ouvertes » (dit OpenData) que l’on voit fleurir aux quatres coins du globe est un principe philosophique simple. Il part du constat que la société de la connaissance, rendue possible par le formidable développement des technologies de l’information — et donc d’Internet — ne peut exister que si chacun a la liberté de partager ses informations et y apporter son savoir et sa créativité.

C’est par ces termes simples, qui sont autant d’implications profondes sur notre rapport au savoir et à la culture, que ce principe porte en lui le germe d’une nouvelle société. En permettant à tous d’accéder librement aux données, de les récupérer, de les enrichir, de développer de nouveaux services les utilisant et de redistribuer à tous le résultat de leurs travaux, c’est un subtil déplacement de la valeur et du pouvoir qui s’opère. Une révolution démocratique.