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Articles sur le tourisme durable

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L’écotourisme, utopie ou oxymore ? - Qu'est-ce qu'on fait ? En réponse au tourisme de masse, un tourisme vert s’est développé ces dernières années et progresserait jusqu’à 3 fois plus vite que le tourisme traditionnel. Mais voyage et écologie peuvent-ils vraiment faire bon ménage ? Défini en 1992 par la TIES (Société internationale d’écotourisme) comme "une forme de voyage responsable dans des sites naturels qui contribue à la préservation de l’environnement et au bien-être des populations locales", l’écotourisme a aujourd’hui le vent en poupe. Mieux, il est à la mode. Écolodges, cabanes bioclimatiques, écogîtes fleurissent aux quatre coins du monde pour attirer les voyageurs inquiétés par leur empreinte carbone. Une nouvelle manière de voyager qui questionne : et si pour vraiment respecter l’environnement, il fallait rester chez soi ? Un autre tourisme est possible Responsable de 8% des émissions de gaz à effet de serre mondiaux*, le tourisme international souffre de sa mauvaise réputation.

L'écotourisme ne se substitue pas au tourisme de masse. L’écotourisme peut-il sauver les espèces menacées ? Observer les guépards, randonner parmi les orangs-outans ou plonger avec les lions de mer ? Un choix cornélien pour les amoureux de la nature. A mesure que ces voyageurs se multiplient, les activités liées à l’écotourisme se diversifient. Mais ce « tourisme vert » est-il bénéfique pour ces animaux vivant dans les lieux prisés des vacanciers ? Dans l’ensemble oui, répond une étude menée par l’université australienne de Griffith.

Ce travail, publié le 17 février dans la revue PLOS One, démontre que l’écotourisme peut faire la différence entre la sauvegarde ou l’extinction des espèces menacées. Principale source de financement pour les parcs nationaux et la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale, l’écotourisme progresse d’environ 20 % par an. Mais en gagnant du terrain, l’écotourisme entraîne un recul des espaces naturels. Effet important sur la préservation des orangs-outans L’effet le plus frappant est observé sur les orangs-outans de Sumatra. Newsletter « Chaleur humaine » Le tourisme durable...enfin? | Veilletourisme.ca. La Chaire de tourisme Transat, en collaboration avec Tourisme Montréal, a dévoilé, le 21 janvier, les sept tendances qui continueront de rythmer l’activité touristique dans les prochaines années.

Les conférenciers Paul Arseneault et Pierre Bellerose ont partagé le fruit de leur réflexion afin d’aider les entreprises à amorcer la nouvelle décennie. Une demande en hausse La demande pour des destinations et des pratiques durables est en hausse constante. Selon un sondage de la plateforme de réservation en ligne Booking.com, cette tendance s’observe chez les voyageurs (87 %), qui expriment leur désir de voyager de façon durable et qui mentionnent (72 %) qu’il faut agir maintenant, ce qui est particulièrement vrai pour ceux âgés de 46 à 55 ans et pour les millénariaux. Toujours selon cette étude, ceux qui s’engagent à voyager de façon durable le font non seulement par principe, mais aussi pour ajouter une expérience positive à leurs vacances. Parmi les activités privilégiées, on trouve : L’urgence de concilier voyage et développement durable. Les messages incitant le voyageur à un comportement vertueux, écologiquement parlant, pullulent désormais dans les établissements touristiques.

Dans les salles de bains d’hôtels, des affichettes alertent le voyageur. « Pour ne pas gaspiller l’eau, seules les serviettes déposées dans la douche seront remplacées », avertit l’hôtelier. Tel autre organisateur se vante de « mettre tout en œuvre pour réduire l’impact du client voyageur sur la planète ». Mais que vaut cet affichage par rapport à l’impact global du tourisme sur l’environnement ?

Pas grand-chose. L’opérateur continuera de proposer des vols multipliant par deux le nombre de kilomètres parcourus, et donc les émanations de dioxyde de carbone, pour arriver à destination, parce que, paradoxalement, c’est ainsi qu’il comprime souvent le prix du trajet, et donc du voyage. Lire aussi Des transports plus écolos, un défi pour le tourisme 8 % des émissions de gaz à effet de serre Il y a urgence.

. « Tourismophobie » Le Monde Annie Kahn. Le tourisme durable, nouvel axe de développement pour les acteurs du secteur ? Si voyager n’a jamais été aussi simple, les conséquences pour les écosystèmes locaux du tourisme de masse tel qu’il existe actuellement ne peuvent pas être négligées. En effet, l’arrivée de nombreux touristes sur certains territoires génère des déséquilibres : utilisation importante de ressources (eau, électricité) pour lesquelles les populations locales rencontrent pourtant des difficultés pour y accéder, production de grandes quantités de déchets dans des zones où les infrastructures de traitement ne sont pas toujours prêtes à les absorber… En Europe, certaines villes ont récemment mis en œuvre des mesures significatives, et encore inimaginables il y a quelques années, pour tenter de réguler les flux de touristes face à la montée du mécontentement des habitants.

Ces mesures témoignent des limites rencontrées par le modèle actuel du tourisme de masse et annoncent une évolution des pratiques. L’écotourisme et le tourisme durable ont pris de l’ampleur, mais de quoi parle-t-on vraiment ? Entre faux orphelinats et greenwashing, gare aux dérives du tourisme solidaire. Dans le secteur du tourisme, les certifications environnementales ou de développement durable se multiplient. Mais derrière certaines démarches, le tourisme solidaire, s’il n’est pas encadré, peut s’avérer néfaste pour les locaux ou l’environnement. Près d’1,5 million de "volontouristes" parcourent le monde chaque année, à la recherche d’une nouvelle façon de voyager, en alliant découverte et humanitaire.

De plus en plus, les voyageurs souhaitent des expériences authentiques, humaines et engagées pour les populations locales ou pour l’environnement. Mais derrières ces bonnes intentions, gare aux dérives. "Malgré tous les aspects positifs du tourisme solidaire, comme dans toute mouvance, il peut y avoir des abus", alerte Caroline Mignon, directrice de l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES), une association regroupant une dizaine de structures engagées pour un tourisme durable. Faux orphelinats Consulter les partenaires locaux A lire aussi :