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Démocratie / Democracy

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BALLAST David Graeber : « Nos institutions sont antidémocratiques » Entretien inédit pour le site de Ballast Économiste et anthropologue américain, David Graeber est également professeur à la London School of Economics — ses positions libertaires valurent à celui que le New York Times présente comme l’un des intellectuels « les plus influents » du monde anglo-saxon d’être remercié de l’université Yale, en 2007.

BALLAST David Graeber : « Nos institutions sont antidémocratiques »

Auteur de Dette, 5000 ans d’histoire, cette figure du mouvement Occupy Wall Street s’attache, dans chacun de ses ouvrages, à démanteler les prétendues vérités propagées par l’imaginaire et la pensée dominante. Vous expliquez que la « science économique » tente de légitimer le fait d’être au service de l’idéologie libérale, qui n’est que « passion », par une extrême rationalité bureaucratique. Diriez-vous que le libéralisme est une religion qui dispose de ses propres dogmes, pratiques et morale, mais que sa légitimité ne repose que sur des croyances ?

Oui. Il a fallu longtemps. David Graeber, anthropologue : “Nous pourrions être déjà sortis du capitalisme sans nous en rendre compte” Figure de proue d'Occupy Wall Street, l'agitateur anarchiste David Graeber a dû s'exiler au Royaume-Uni.

David Graeber, anthropologue : “Nous pourrions être déjà sortis du capitalisme sans nous en rendre compte”

Dans son dernier essai, il s'en prend à la bureaucratie, ce fléau du... capitalisme. Cet entretien vous est proposé ici dans une version plus longue que celle déjà parue dans “Télérama” magazine. Anthropologue. Anarchiste. Why is the world ignoring the revolutionary Kurds in Syria? David Graeber : « Le système capitaliste a terminé sa course. » Depuis quelques semaines, David Graeber est dans tous les esprits : c’est lui qui est derrière l’essai paru à la rentrée et traduit en 14 langues au sujet des bullshit jobs, ces métiers à la con, inutiles de l’aveu même de ceux qui les pratiquent.

David Graeber : « Le système capitaliste a terminé sa course. »

Mais Graeber est surtout un anthropologue qui a étudié au prisme de sa discipline le problème de la dette dont on parle tant aujourd’hui. Qu’est-ce que la dette, au fond ? Pourquoi est-elle le mal premier du monde néolibéral ? À qui et à quoi profite-t-elle pour qu’il ne soit pas possible de la balayer d’un revers de la main ? Les découvertes de l’anthropologue sur ces sujets bouleversent ce que l’on croit savoir sur l’argent, les banques, la finance, le commerce et la démocratie. Pourquoi le troc originel est-il un mythe ? C’est un thème récurrent de l’anthropologie. Quelle est la fonction de ce mythe dans les civilisations fondées sur l’échange et la dette, comme le monde capitaliste ? C’est une utopie où la dette n’existerait pas.

Ah ! David Graeber, La démocratie aux marges. 1Ce petit ouvrage, qui résulte de questionnements nés à la faveur de l’engagement de l’auteur dans des mobilisations altermondialistes, explore les liens entre anarchisme et démocratie à la lumière d’une distinction entre conceptions dominantes, et normatives, de la démocratie et pratiques démocratiques.

David Graeber, La démocratie aux marges

C’est en se basant sur des exemples diversifiés – tels les « communautés des frontières à Madagascar ou dans l’Islande Médiévale, les bateaux de pirates, les communautés de commerçants de l’Océan Indien » ou encore ces « institutions fédérales iroquoises [qui] pourraient bien avoir eu une influence sur la Constitution des États-Unis » – que l’anthropologue David Graeber invite à rompre avec les conceptions dominantes de la démocratie. 2Cette rupture opère en plusieurs étapes, présentées sous forme de « thèses » dans l’introduction. 1 Samuel P. 3Samuel P. 4 Benedict Anderson, L’imaginaire national.

L'Occident a-t-il vraiment inventé la démocratie ? - 13 février 2014. Dans «le Choc des civilisations», l'Américain Samuel Huntington listait les valeurs de l'Occident: «Individualisme, libéralisme, constitutionnalisme, droits de l'homme, égalité, liberté, règne de la loi, démocratie, marché libre, séparation de l'Eglise et de l'Etat...»

L'Occident a-t-il vraiment inventé la démocratie ? - 13 février 2014

Mais définir une civilisation par des valeurs est toujours un jeu dangereux. Avec humour, son compatriote et anarchiste David Graeber lui répond qu'on est en droit d'affirmer avec la même évidence que la culture occidentale repose sur «la science, l'industrie, la rationalité bureaucratique, le nationalisme, les théories raciales et une tendance irrépressible à l'expansion géographique». Ce qui change quand même le regard... Auteur de «Dette. 5000 ans d'histoire», Graeber livre ici une brève mais redoutable démonstration anti-Huntington. David Graeber : « La façon la plus simple de désobéir à la finance, c'est de refuser de payer les dettes »

Basta !

David Graeber : « La façon la plus simple de désobéir à la finance, c'est de refuser de payer les dettes »

: A quel moment dans l’histoire le crédit est-il apparu ? Qu’est-ce qu’une dette ? David Graeber [1] : La dette est une promesse, qui a été pervertie par les mathématiques et la violence. On nous a raconté une histoire : « Il était une fois des gens qui utilisaient le troc. Voyant que cela ne marchait pas très bien, ils ont créé la monnaie. En quoi quantifier une dette est-elle un problème ? Quantifiable, la dette devient froide, impersonnelle et surtout transférable : l’identité du créancier n’a pas vraiment d’importance. Two notions of liberty revisited - or how to disentangle Liberty and Slavery. Our idea of human freedom, with its origins in Roman law, is permeated through and through with the institution of slavery.

Two notions of liberty revisited - or how to disentangle Liberty and Slavery

But its links to slavery twisted the meaning of "freedom" from an empowering notion of what it is to live with dignity in a society of equals to one of mastery and control. Alterdémocratie, alteréconomie. "Pour une anthropologie anarchiste", de David Graeber. David Graeber « Il faut enlever les chaînes de l’imagination, sinon ce sera pire »

En remontant 5 000 ans d’histoire de la dette, vous avez repéré des cycles.

David Graeber « Il faut enlever les chaînes de l’imagination, sinon ce sera pire »

Quels sont-ils ? David Graeber. Avant de répondre à votre question, je veux expliquer ce qui m’a conduit à réaliser ce travail. L’indispensable David Graeber. David Graeber est devenu aujourd’hui un penseur incontournable de la gauche radicale.

L’indispensable David Graeber

L’anthropologue américain offre, dans ses nombreux ouvrages, des analyses originales de la finance, des témoignages inédits d’un activiste professionnel et de puissants plaidoyers en faveur de la démocratie… la vraie démocratie. Au lendemain de la crise financière de 2008, le lecteur féru de littérature économique était confronté à une véritable avalanche d’ouvrages sur les causes de ladite crise.

Plusieurs économistes de renom, des prix Nobel, ont tenté de fournir leur explication de la plus importante crise depuis celle de 1929. Sauf exception, tous ressassaient les mêmes histoires connues sur la création excessive de prêts immobiliers risqués, leur revente par Wall Street et la création subséquente de produits financiers si complexes que les régulateurs n’y comprenaient à peu près rien.

THE OCCUPY MOVEMENT TWO YEARS ON. TALK WITH DAVID GRAEBER & LAURIE PENNY. A Practical Utopian’s Guide to the Coming Collapse. David Graeber [from The Baffler No. 22, 2013] What is a revolution?

A Practical Utopian’s Guide to the Coming Collapse

We used to think we knew. The Democracy Project by David Graeber: The textual life of Occupy lives on. ‘So urgent it should be taught in schools’ – The Democracy Project by David Graeber. Have you ever seen one of those films in which the hero is supposed to meet up with someone who has some key information, only for the informant to turn up at death’s door, a knife in his back, blood on his lips, an obscure word or two left before he shuffles off this mortal coil?

Imagine a 326 page book, delivered with the same obscure urgency, a tightly coiled thriller soundtrack yanking the drawstring of tension impossibly tighter with every page that turns. You stand, upon finishing, and turn your face up to the rain wet sky, an unusual expression on your face: you are a witness to the truth, and it is bitter and unpalatable and discomfiting and – yes, thrilling. You are thrilled to your core even as you are overwhelmed with helplessness, defeated, hopeless, depressed, unhappy. Welcome to David Graeber’s The Democracy Project. We shift from Occupy to a short but fascinating history of democracy. ‘No part of the system was shaken up. Any Cop? Like this: Like Loading... Graeber_never-was-a-west. The Democracy Project: a History, a Crisis, a Movement by David Graeber – review. Occupy Wall Street protests, New York, 2011. Photograph: KeystoneUSA-ZUMA/Rex Features What's the first question that springs to mind when you think about Occupy Wall Street?

Where did it go? Was anything actually accomplished? What went wrong? This is not as crazy as it sounds. These parts of the book read like the typical memoirs of anyone who has an unexpected brush with fame: they are breathless, self-referential and more than a little pompous. Graeber also thinks OWS should be celebrated precisely because the movement did not make concrete policy demands.