Grèce : entre le FMI et Bruxelles le torchon brûle. Le Fonds Monétaire International vient de rendre public un rapport particulièrement critique sur la situation de la Grèce. Ce rapport conclut à la domination de politiques restrictives qui conduisent à un ajustement qui se fait essentiellement par la récession. « Greece is adjusting mainly through recession, not through productivity-enhancing reforms.» Ce rapport s’est attiré l’ire de la Commission Européenne et, aujourd’hui, on peut dire que le torchon brûle au sein même de la Troïka (ensemble composé du FMI, de la BCE et de la Commission Européenne) qui est chargée d’administrer les « réformes » imposées à la Grèce.
C’est même là l’essentiel. En effet, les critiques portées par le FMI contre la politique imposée à la Grèce sont relativement modérées, même si elles s’appuient très souvent sur un constat fort juste. Le FMI reconnaît ainsi que la contraction de l’économie a été pire que ce qui avait été prévu. Graphique 1 Graphique 2 Graphique 3 Graphique 4 Tout cela est une histoire connue. Qui détient la dette de la France ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Qui achète et possède la dette publique de la France ?
Cette question, apparemment simple, est plus complexe qu'il n'y paraît. Et éminemment stratégique, alors que notre pays atteint un record d'endettement, à hauteur de 85 % de son produit intérieur brut (PIB), soit 1 646,1 milliards d'euros, en progression de 110 milliards d'euros depuis un an. Comment est composée la dette publique ? La dette publique est en fait triple : celle de l'Etat proprement dit, mais aussi celle des collectivités locales et celle des administrations publiques. Sur les 1 646,1 milliards dus par la France, 1 286 le sont par l'Etat lui-même, selon l'Insee, soit l'essentiel. Le déficit cumulé, conséquence de plus de trente années de budgets déficitaires, a été empruntée à divers acteurs financiers : Etats, entreprises, grandes banques...
Qui achète des titres de dette publique en France ? Quelle part de dette est détenue par des étrangers ? David Thesmar : les clés pour comprendre la dette. Quand Standard & Poor's raconte n'importe quoi. Sur le plateau de "Ce soir ou jamais", mardi soir, le chef économiste "Europe" de l'agence Standard & Poor's, Jean-Michel Six, a affirmé à Emmanuel Todd que si la France faisait défaut sur sa dette, elle lèserait les pays émergents, que Six qualifie de "pays pauvres", qui détiennent selon lui 40 % de cette dette. Argument tout à fait humaniste, puisqu'après avoir pillé les richesses de ces pays lors de colonisation, nous les ruinerions à notre profit, explique-t-il, du ton péremptoire de l'initié désigné comme apte à noter les Etats.
Sur le plateau, personne ne relève l'argument qui semble imparable. En réalité, puisque notre dette est détenue à 65 % par des "non-résidents", monsieur Six veut-il dire que 40 % de ces 65 % de non-résidents sont des pays émergents ? Pourtant, il y a 6 mois, le journal Le Monde publiait un article de Cécile Prudhomme sur cette question en citant Patrick Artus, responsable de la recherche chez Natixis : Qui a raison ? Monsieur Six ou monsieur Artus ? Eurozone debt web: Who owes what to whom? The circle below shows the gross external, or foreign, debt of some of the main players in the eurozone as well as other big world economies. The arrows show how much money is owed by each country to banks in other nations. The arrows point from the debtor to the creditor and are proportional to the money owed as of the end of June 2011.
The colours attributed to countries are a rough guide to how much trouble each economy is in. Click on a country name to see who they owe Europe is struggling to find a way out of the eurozone crisis amid mounting debts, stalling growth and widespread market jitters. After Greece, Ireland, and Portugal were forced to seek bail-outs, Italy - approaching an unaffordable cost of borrowing - has been the latest focus of concern. But, with global financial systems so interconnected, this is not just a eurozone problem and the repercussions extend beyond its borders. So, in the tangled web of inter-country lending, who owes what to whom? 235% Foreign debt to GDP. An Overview of the Euro Crisis - Interactive Graphic. Arrows show imbalances of debt exposure between borrowers in one country and banks in another; arrows point from debtors to their bank creditors. Arrow widths are proportional to the balance of money owed. For example, French borrowers owe Italian banks $50.6 billion; Italian borrowers owe French banks $416.4 billion.
The difference — their imbalance — shows France's banking system more exposed to Italian debtors by about $365.8 billion. The risk to countries’ debts and economies is indicated by color: More worrisome Greece amassed a huge debt that it has scant hope of repaying. A chaotic Greek default could hurt all European banks and pension funds that have extended Greece credit and cause a wider bank panic. If there is no firewall or if it is inadequate, it would be easy to imagine a run on banks. If no preventative measures are taken, a chain of events like this could unfold: In reaction to a Greek collapse, investors become worried about their exposure to other risks in the region.
Le site de la dette publique. L’escroquerie de la dette publique signe la mort de la démocratie : l’incroyable cécité volontaire des médias. La crise de la dette publique et ses solutions résumées en une page (serrée) Les cycles de l'austérité. Le Blog d'Olivier Berruyer sur les crises actuelles. Vous avez peut-être encore en tête le principal résultat proclamé de l’accord du 26 octobre 2011 : “La décote volontaire de 50 % de la dette grecque”, qui a été reprise par tous les médias, et qui est souvent qualifiée ainsi. Nous allons voir qu’en fait nous sommes bien loin des 50 %, et que la montagne a, comme d’habitude, accouché d’une souris naine… Pour bien comprendre, il faut savoir que la dette grecque représente environ 360 Md€ et ses principaux détenteurs sont les suivants : Nous pouvons synthétiser ainsi : NB. : Je précise un point au passage : les assureurs sont très peu impactés car, en général, il est contractuellement prévu que ce genre de pertes s’impute sur la provision de participation aux bénéfices des assurés, c’est-à-dire qu’environ 80 % de la perte est re-facturée aux épargnants, sous la forme ici d’une très légère baisse du rendement 2011 de l’épargne.
Cela donne visuellement en camembert : Article 12. Sinon, il y a du concret : nous pouvons avancer. L’escroquerie de la dette publique signe la mort de la démocratie : l’incroyable cécité volontaire des médias. Pourquoi la bourde de Standard & Poor’s sur une dégradation de la note française n'en est pas une. - - Les AA ou AAA d'une agence européenne seraient-il plus acceptables? REUTERS/Vladimir Konstantinov - - Une incroyable bourde, l’annonce par l’agence de notation Standard & Poor’s de la dégradation de la note souveraine de la France à certains de ses abonnés privilégiés?
Peut-être… L’enquête réclamée par le ministre de l’Economie François Baroin, et que mène l’Autorité de marchés financiers (AMF) le dira. Peut-être aussi. L’agence tente de faire amende honorable: «La note de la République française est inchangée à "AAA", assortie d'une perspective stable, et cet incident n'est pas lié à une quelconque activité de surveillance de la note». publicité Malgré tout, pour qu’un opérateur forcément spécialisé ait pu envoyer une information capitale sans qu’elle retienne son attention, c’est que la note technique était sous le coude. Un rappel aux réalités Même Bruxelles, qui ne table plus que sur un 0,6% pour la France l’an prochain s’est fendu d’un rappel à l’ordre.
Gilles Bridier Devenez fan sur. Les grosses dettes [C'est pas drôle. On dirait qu'on a oublié une évidence que je me charge de rappeler : ni les banquiers* ni les marchés ne sont là pour le bien de tous. Il s'agit d'un ensemble d'intérêts privés que nous avons laissé s'établir, année après année. Je veux bien admettre que nous avons du ne pas tout comprendre au départ ou rater quelques explications au passages mais les conséquences sont là, sous nos yeux. Personnellement, j'étais un tout jeune citoyen* quand on m'a demandé si j'étais d'accord ou non avec le Traité de Maastricht. J'ai fait mon boulot d'électeur, avant de répondre à la question qu'on me posait, j'ai essayé de le lire dans son intégralité. J'avoue que je n'ai pas tout compris et que j'ai donc décidé de voter blanc.
Pourquoi j'irai donner ma voix à des gens incapables de s'expliquer clairement ? Il y était écrit, parait-il que désormais, les pays s'engageaient à ne plus fabriquer l'argent pour eux-mêmes mais à ne passer que par les banquiers. La crise de la dette pour les nuls. Sortir du piège de la dette - Fondation Copernic. Point de vue | LEMONDE.FR | 12.09.11 par Pierre KHALFA, co-président de la Fondation Copernic Le gouvernement vient d’annoncer un plan d’austérité basé sur plus de 10 milliards d’économies. Il prolonge les mesures déjà engagées comme par exemple le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Que ce plan soit fortement inéquitable n’est pas pour surprendre de la part d’un gouvernement qui a fait de la protection des riches sa boussole principale. Au-delà de son caractère socialement inacceptable, cette orientation, mise en œuvre par tous les pays européens, est économiquement stupide. Sortir de ce piège suppose d’abord de traiter la question de la dette.
Cependant, la dette ne date pas de la crise financière. Une logique imparable s’est donc mise progressivement en place. L’accroissement de la dette publique repose sur le fait que les États sont obligés d’emprunter sur les marchés financiers. Pierre Khalfa, co-président de la Fondation Copernic, Dette, La dette expliquée aux nuls. La gestion de la dette conditionnera les débats de la présidentielle, comme l'a montré l'Université d'été du PS. Un sujet complexe, pollué par les idées reçues et les croyances. Pour y voir plus clair, OWNI reprend les bases. Lorsque l’on parle de dette, il est de coutume de dire que « l’État vit au dessus de ses moyens », que le modèle social français n’est plus soutenable, et qu’il faut donc réduire les dépenses. Pourtant, la réalité est légèrement différente : sur 1 600 milliards de dette publique remboursée depuis 1974, environ 1 200 milliards d’euros ne sont constitués que des seuls intérêts.
L’effet « boule de neige » explique en grande partie ce phénomène. Afin de rembourser les intérêts, le Trésor fait « rouler » la dette, il émet de nouveaux emprunts pour rembourser ceux d’avant. En réalité, hors paiement des intérêts, les budgets sont globalement à l’équilibre comme le montre le graphique ci dessous (issu du travail de André-Jacques Holbecq) : Photos FlickR yenna ;
Les États doivent-ils s’endetter ? Ce texte a été publié par Politis le 22 septembre. Je l’ai complété par deux ajouts. On en retrouvera également des passages dans un article du « Sarkophage » du 17 septembre intitulé « La dette et les agences de notation ». L’idée de l’illégitimité des dettes publiques et d’audits citoyens progresse. Une dette qui provient 1) des cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises, 2) de la soumission à des « marchés » constitués en fait des gros spéculateurs de la planète, 3) de la crise financière provoquée par ces derniers et 4) de la privatisation d’un bien commun (la monnaie, le crédit), est illégitime, en totalité ou en partie. Mais une autre question se pose. Une explication de la crise doit être ajoutée aux précédentes : le culte de la croissance et ses ingrédients : productivisme, consumérisme, crédit. Il ne suffit donc pas de désarmer les marchés, même si à court terme c’est l’urgence absolue. Ajout à l’article de Politis Mais c’est vrai aussi pour les États.
« La dette publique est un mécanisme d’exploitation financière des biens publics » – Entretien avec Emmanuel Todd | FORUM. Que vous inspire, aujourd’hui, l’état des services publics en France? Je pense que le débat sur les services publics va changer parce qu’il entre dans une phase nouvelle. Les gens vont comprendre que la grande campagne de réduction des déficits publics ne va pas se faire par l’augmentation des impôts, mais par la diminution des dépenses. Et la diminution des dépenses, c’est la contraction des services publics. Les gens vont comprendre que la réduction du nombre des fonctionnaires constitue, en fait, une partie importante de la baisse de leur niveau de vie.
Quand ils vont prendre conscience que la contraction des biens et des services mis à leur disposition par les hôpitaux, que la contraction du nombre de professeurs, d’enseignants et de bien d’autres choses encore, se traduit par la contraction de leur niveau de vie, le débat va un peu changer de nature. Regardez ce qu’est la vie quotidienne d’un Français ordinaire. D’abord, ça n’a jamais été vrai. Ce n’est plus le cas aujourd’hui? Les "Dettes" sont virtuelles ! Bonjour Denis Bloud, Merci de rappeler, une fois de plus, les faits : la loi de 73 concernant la France.
Qui est devenu l’article 104 de Maastricht (1992), puis le 123 (chiffre à vérifier) de Lisbonne, pour toute l’Europe Oui, depuis, tous les Etats européennes doivent demander aux banques privées, de daigner leur prêter de l’argent contre intérêts, ce qui n’était pas le cas avant (avant l’Etat réglait 1% de la somme créée pour les frais de fonctionnement de sa souveraineté monétaire). Depuis, la « charge de la dette », de facto, les intérêts, bouffent nos impôts.
Pour le dire autrement, les Etats sont devenus le bras armé de la finance privée. Point. Noyer ce poisson sous un jargon d’expert et des morales de « bon père de famille » selon lesquels, on ne doit pas dépenser plus qu’on ne gagne, ne changera rien à la décision politique ( via, la loi de 1973 pour la France, puis de l’article 104 pour toute l’Europe) de livrer la souveraineté monétaire des Etats à la finance privée. Cordialement. Crise de la dette : les dogmes dans l’impasse. Aucune grande idéologie n’a jamais été véritablement appliquée dans son intégralité. Le communisme bureaucratique de l’URSS ne ressemblait pas beaucoup à la doctrine de Marx et si le Libéralisme est appliqué au niveau économique par le relatif libre échange, il est loin d’être une réalité complète au niveau politique, philosophique, et -pire- à l’échelle de l’humain. Partant de ce principe, il peut être tentant, dans le monde en crise d’aujourd’hui, de profiter du choc afin d’imposer ses vues.
Mais la science économique est une discipline qui a autant besoin de cohérence théorique que de pragmatisme, et je dirais même, de modestie. Ce qui m’amène à dire ça ? A nouveau, l’éternel débat sur la dette publique. La plupart des libéraux, les conservateurs et aussi – à demi mots – la gauche s’accordent pour dire qu’il faut réduire les déficits publics. Le périlleux virage libertarien Pensez vous vraiment que la dette soit la pire chose pour l’économie privée ? L’inconsistance de la gauche Carwil. Une pyramide de dettes globale. Toute l’économie est basée sur une pyramide monétaire globale et fluctuante de dettes, qui crée mécaniquement des déflations cycliques. Ainsi plus que des cycles économiques il y a de fait des cycles de créations monétaires, de dettes, qui quand elles commencent à être remboursées créent mécaniquement un manque de monnaie et des crises déflationnistes de plus ou moins grande importance selon le rapport entre la masse monétaire et la croissance de la période concernée.
C’est ce mécanisme que nous allons décortiquer dans cet article, et pour lequel je propose d’apporter la solution du dividende monétaire. Une pyramide de dettes globale.La monnaie, marée fluctuante. La pyramide est un concept popularisé par Ponzi et repris avec succès par le désormais célèbre Madoff. Un concept vieux comme le monde un Pharaon, des architectes, puis des ouvriers, et c’est parti Sauf qu’au bout d’un temps fini, les clients, ou l’argent étant eux-mêmes finis, on ne peut plus aller plus loin.
LA FAILLITE INELUCTABLE DES ETATS, par Charles Sannat. La droite néolibérale se sert de la dette pour s’enrichir et enfoncer les peuples. Il ne faut pas rembourser la dette publique. Collectif pour un audit citoyen de la dette. Dette des etats. 85% des Français ignorent la cause principale de la dette publique. La bonne éducation des endettés. Le graphique du jour : l’Empire des dettes.