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Auteur, avec Jérôme Saltet, d'un livre important sur le collège, André Giordan propose une refonte complète des enseignements au collège.
Si vous êtes enseignant ou formateur, la question de savoir comment motiver vos apprenants est certainement celle qui revient le plus régulièrement. Quels sont les paramètres qui entrent en jeu ? Quels types d’activités mettre en place ?… Suite à une récente relecture de l’excellent ouvrage « La motivation en contexte scolaire » de Rolland Viau, je vous propose de découvrir ci-dessous 10 conditions essentielles pour réussir une activité d’apprentissage motivante , et favoriser l’engagement de vos participants en formation : Découvrez 10 conditions essentielles pour réussir une activité d’apprentissage motivante et favoriser l’engagement de vos participants en formation.
La motivation, c’est un peu comme un plant de légume fraichement mis en terre : il ne servirait à rien de tirer dessus pour le faire pousser plus vite . Tout ce que l’on peut faire, c’est mettre en place les conditions pour favoriser sa croissance : préparer la terre, mettre les engrais, l’arroser… Il en va de même avec la motivation de vos participants en formation, et c’est ce que j’ai tenté de faire passer comme message dans mon article de ce lundi : s’il est difficile (voire impossible) de motiver quelqu’un d’autre à sa place, il vous est toutefois possible, en tant que formateur, de favoriser la motivation de vos apprenants et de mettre en place les conditions nécessaires pour leur permettre de trouver eux-mêmes le sens qu’ils souhaitent donner à leur démarche . Je vous propose de découvrir ici 3 méthodes pédagogiques qui pourraient bien vous aider à développer cet état d’esprit dans vos groupes de participants en formation :
Principe 1: La motivation a besoin de sécurité et d'espace de liberté Pour la sécurité il faut un cadre , un contenant ( ici on ne peut pas faire n'importe quoi...) S'il n'y a pas ce cadre, ce contenant bien solide, l'élève est trop préoccupé par ses émotions, peurs, angoisses (je vais être puni, on va se moquer de moi ......) mais en réalité ce sont des peurs ou angoisses de ne pouvoir contenir soi-même ses propres pulsions agressives et autres pulsions redoutées.
Le rôle de l’enseignant doit évoluer. Il n’est plus celui qui « oblige » des élèves à effectuer des tâches pour lesquelles ils ne sont pas motivés mais celui qui « accompagne » des sujets en devenir à travers la mini-crise affective et cognitive que constitue tout apprentissage, en sachant que c’est au terme de cette épreuve que se produit la "récompense endogène cérébrale". Sa tâche essentielle revient donc à éviter que les élèves se démotivent pour l’apprentissage, car si cela se produit, ils risquent de chercher ailleurs dans la motivation d’addiction (drogues, alcool, jeux, conduites à risque, violence, …) des sources exogènes alternatives d’excitations et de plaisir. L’apport des neurosciences est très important pour éclairer la pédagogie. Elles ont en effet montré que les processus cognitifs et émotionnels ne fonctionnent pas isolément.