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Réforme du collège 2015

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François Dubet : «Le collège restera un monstre pédagogique» Mais son projet ne permet pas d’en finir avec un collège conçu sur le seul modèle du lycée général, alors qu’il accueille tous les jeunes jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire. « La Croix » : Que pensez-vous du futur collège ?

François Dubet : «Le collège restera un monstre pédagogique»

François Dubet : Je suis tenté de défendre ce projet. Il met en cohérence et simplifie des programmes d’une ambition jusqu’ici invraisemblable, sans commune mesure avec le niveau des élèves. De plus, partant du constat que l’enseignement « traditionnel » bénéficie surtout aux bons élèves, il réserve 20 % des heures de cours pour de l’accompagnement personnalisé, des travaux en petits groupes et des projets interdisciplinaires. Mieux : ce sont les équipes qui décideront de la forme à donner à ces temps pédagogiques différents, en tenant compte des spécificités de leur établissement. > À lire aussi : Une réforme du collège a minima La dégradation des résultats des collégiens n’exigeait-elle pas des mesures plus ambitieuses ? F.D. : Sans aucun doute. F. Collège : mieux apprendre pour mieux réussir.

Après des années qui ont vu sa place et son rôle mis en cause à mesure que ses moyens s’amoindrissaient et que sa performance se dégradait, l’école est engagée dans une refondation globale qui est au cœur du redressement de notre pays voulu par le Président de la République.

Collège : mieux apprendre pour mieux réussir

L'enjeu de cette refondation tient dans ce double défi de rétablir la performance du système éducatif, en assurant la réussite du plus grand nombre et en luttant contre le déterminisme social, et de rendre à l’école sa mission de transmettre et de faire partager les valeurs de la République. La loi du 8 juillet 2013 a déjà permis d’engager des évolutions positives, concentrées sur le premier degré, là où se forment les premières inégalités d’apprentissage. Aujourd’hui, nous devons prolonger la refondation en imaginant une nouvelle organisation du collège, opérationnelle dès la rentrée 2016. C’est cette réforme que vous présente le dossier suivant. En 10 ans, les élèves ont régressé en français, en maths, en histoire. Collège : Une réforme qui donne de l'autonomie aux établissements.

La réforme du collège, "c'est un acte de confiance envers les enseignants", nous a dit N.

Collège : Une réforme qui donne de l'autonomie aux établissements

Vallaud Belkacem. Bien que la réforme sorte toute armée du cerveau de la rue de Grenelle, pour la ministre, la réforme "s'inspire de ce qui a marché sur le terrain" et "s'appuie sur les enseignants". C'est aussi une réforme globale puisque l'organisation des enseignements du collège sera modifiée en même temps que les programmes. En accordant une plus grande liberté de gestion aux établissements avec des enseignements interdisciplinaires, de l'accompagnement personnalisé et des travaux de groupe, la réforme ne se fait pas à moyens constants mais repose sur la création de 4 000 postes. La réforme cherche de nouveaux équilibres locaux entre un collège qui reste unique et les écarts de niveau très importants entre élèves et entre établissements.

Des enseignements interdisciplinaires Le ministère donne des exemples. Ce que prévoit la réforme du collège prévue pour la rentrée 2016. Le gouvernement s’attelle, mercredi 11 mars, à un exercice périlleux : étendre au second degré la « refondation de l’école » engagée en première partie de mandat. « Faire que le collège unique ne soit plus un collège uniforme », a souligné la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, en présentant son projet à la presse.

Ce que prévoit la réforme du collège prévue pour la rentrée 2016

Lire aussi : Le gouvernement ouvre le dossier miné du collège La ministre, dont beaucoup disent qu’il s’agit là d’un « baptême du feu », joue une partition difficile. Communication prudente d’un côté, puisqu’elle affirme vouloir bâtir ce « collège 2016 » en tirant profit « de ce qui marche déjà sur le terrain » ; de ce qui a déjà été imaginé, parfois même expérimenté, par ses prédécesseurs. Mais elle prend appui, dans le même temps, sur trois concepts − souplesse, autonomie, interdisciplinarité − prompts à être instrumentalisés par ceux qui, dans les prochains jours, ne manqueront pas de s’insurger contre la mise en chantier d’un « collège à la carte ».

Réforme college et socle 15 mars 2015.