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Quebec et sexisme

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Ordinaire, le sexisme. Au Québec, l’industrie de la construction est un secteur d’activité majeur qui engendre une moyenne de plus de 255 000 emplois directs mensuellement, ce qui signifie 1 emploi sur 20, selon la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Ordinaire, le sexisme

Cette industrie est tout aussi primordiale sur le plan économique, comme le prouvent les investissements de près de 45,4 milliards de dollars qui ont été faits dans le domaine en 2014 (12 % du PIB). Le milieu de la construction est toutefois très homogène. Ainsi, 98,7 % des travailleurs sont des hommes, 87,1 %, d’entre eux sont francophones et on n’y retrouve que 6,3 % d’ouvriers issus de la population immigrante. Dans un avis publié en mars 2013 intitulé Une mixité en chantier — les femmes dans les métiers de la construction, le Conseil du statut de la femme décrit l’industrie de la construction comme un monde à part, refermé sur lui-même, régi par sa propre loi (R-20) et fonctionnant selon des règles particulières.

Messieurs, faites des femmes de vous! Être une femmelette est beaucoup moins valorisant qu’être l’homme de la situation, avouez-le.

Messieurs, faites des femmes de vous!

Quand on observe attentivement la langue française, on réalise vite qu’elle fourmille d’expressions sexistes, où l’homme a toujours – ou presque – le beau rôle. Pour s’amuser un peu, on leur a inventé des équivalents. On le sait, la grammaire française préconise le masculin. Vous aurez beau avoir 682 femmes et un homme réunis dans une pièce, vous devrez accorder réunis au masculin. Pire : le même accord prévaudra si vous rassemblez 682 femmes et un morpion. Ici, on a eu envie de dresser une liste d’expressions où l’homme (ou le mâle, dans le cas d’un animal) a le beau rôle, souvent celui de la force, alors que la femme est présentée comme une faiblarde (frapper comme une fille) ou un être désagréable (c’est une vraie pie).

Le sexisme pour les nuls. Le sexisme est une bibitte politique et sociale tenace qu'on croit éliminée, bien naïvement, et qui sévit jusque dans les parlements.

Le sexisme pour les nuls

Cette semaine - pour reprendre la description fort juste faite par ma collègue Jocelyne Richer de La Presse canadienne, «une querelle de mots sur le dos des femmes a occupé le devant de la scène politique, mardi, alors que la ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, a dénoncé vigoureusement des propos tenus par la députée péquiste Carole Poirier, quatre jours plus tôt, et exigé des excuses». Ma chronique d’aujourd’hui – Un spectacle désolant – porte sur ce même sujet. Pendant ce temps-là, à Ottawa, une députée conservatrice exprimait haut et fort son ras-le-bol face aux comportements sexistes qui perdurent au Parlement. Le sexisme expliqué aux sexistes Or, ses références à un langage sexiste – qu’il se fasse blessant, arrogant, infantilisant ou dégradant pour les femmes -, sont malheureusement universelles.

Sexe: 30 autres façons d'en parler au Québec - #adg. Il y a mille façons d'appeler un chat, un chat.

Sexe: 30 autres façons d'en parler au Québec - #adg

De même, il y a plusieurs expressions qui décrivent tout ce qui touche au sexe. Tantôt très drôles, souvent grasses même au deuxième degré, les bonnes vieilles expressions québécoises relatives à l'acte sexuel, seul ou en "équipe", sont des plus imagées et disent ce qu'elles ont à dire. En voici 30 des plus drôles. Attention cependant, certaines expressions pourraient choquer des lecteurs... À LIRE AUSSI: Fantastique découverte en Nouvelle-Écosse: une épée romaine! Expressions québécoises typiques sur le sexe 1. 2. 3. 4. 5. 47 2 3 Lessard et Zaccour. Le français, langue sexiste? Un texte de Laurence Niosi « Le masculin l’emporte sur le féminin ».

Le français, langue sexiste?

Cette règle grammaticale est enseignée à tous les élèves de l’école primaire. Pourtant, elle n’existe que depuis le 17e siècle. C’est ce qu’explique Eliane Viennot, auteure de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin, paru en 2014. L’historienne de la langue déboulonne le mythe selon lequel la prédominance du masculin n’aurait qu’une fonction pratique. Exit donc les pendants féminins des noms de métiers « prestigieux » comme les médecins (médecines), auteurs (autrices), inventeurs (inventrices) ou philosophes (philosophesses) . « Ils ne se sont pas attaqués aux basses fonctions ou aux fonctions traditionnellement féminines », précise-t-elle. Outre les métiers, Eliane Viennot évoque l’accord de certains mots que l’on dit aujourd’hui invariables - le participe présent ou le gérondif par exemple. Et puis, l’expression les droits de l’Homme pour parler des droits humains est souvent utilisée.

Les progrès au Québec. Une auteure ou une autrice? 61575.