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Les prisons

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Le retour des fouilles à nu dans les prisons. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste Jacquin Sept ans après la loi interdisant le recours aux fouilles à nu décidées de façon aléatoire et généralisées dans les prisons, la France s’apprête à revenir en arrière au nom de la sécurité en détention.

Le retour des fouilles à nu dans les prisons

Le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a fait voter au Sénat, le 5 avril dans le projet de loi fourre-tout de lutte contre le terrorisme et d’amélioration de la procédure pénale, un amendement en ce sens. « Au feu, la pénit’ brûle » : à Fleury-Mérogis, les surveillants en colère bloquent la prison. Un rendez-vous entre l’intersyndicale et l’administration pénitentiaire est prévu mardi.

« Au feu, la pénit’ brûle » : à Fleury-Mérogis, les surveillants en colère bloquent la prison

Les syndicats organiseront une « marche des oubliés de la République » dans la ville de Fleury-Mérogis. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Henri Seckel. Davantage de prisons, mais pour quoi faire ? La plupart des candidats à la présidentielle veulent augmenter la capacité pénitentiaire du pays.

Davantage de prisons, mais pour quoi faire ?

Mais certaines données du débat semblent omises. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste Jacquin C’est un peu comme si l’efficacité de la justice et de la lutte contre l’insécurité se mesurait au nombre de places de prison créées. Trois des cinq principaux candidats à l’élection présidentielle rivalisent en programmes de construction. Emmanuel Macron annonce vouloir construire 15 000 places au cours du quinquennat, et François Fillon affiche un plan de 16 000. Le directeur de l’administration pénitentiaire claque la porte. Cette démission, dont « Le Monde » a été informé, sonne comme un désaveu pour le garde des sceaux.

Le directeur de l’administration pénitentiaire claque la porte

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste Jacquin Philippe Galli, nommé le 18 septembre par le gouvernement comme directeur de l’administration pénitentiaire a demandé à quitter son poste sur fond de désaccord profond avec le cabinet du ministre de la justice. Dans un courrier adressé vendredi 31 mars à ses plus proches collaborateurs, l’ancien préfet explique que « les conditions de confiance et de respect [ne sont] plus réunies », a-t-on appris de bonne source. « Prétendre qu’il faudrait plus d’incarcération relève d’une imposture » Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités politiques et de la société civile appelle les candidats à la présidentielle à améliorer l’état des prisons en France.

« Prétendre qu’il faudrait plus d’incarcération relève d’une imposture »

Par Pierre Arditi (comédien), Evelyne Bouix (comédienne), Rachida Brakni (comédienne), Costa-Gavras (réalisateur), Eric Dupond-­Moretti (avocat), Nancy Huston (écrivaine), Noël Mamère (député écologiste), Bruno Solo (comédien) TRIBUNE. Aurélie, mère de famille, six mois de prison pour conduite sans permis ; Ahmed, atteint de troubles psychiatriques, cinq ans de prison pour des vols de téléphones portables ; Jérôme, SDF, deux mois de prison pour avoir dérobé des pâtes et du riz ; Gilbert, kleptomane, 61 condamnations, zéro violence, vingt ans de prison cumulés… Autant de personnes condamnées à l’issue d’une justice expéditive et qui viendront grossir les rangs de celles qui peuplent déjà les prisons.

Face à cela, que proposent les candidats au mandat présidentiel ? Travail d’intérêt général. Brésil : 56 détenus massacrés lors d’une mutinerie dans une prison de Manaus. Douze gardiens de l’établissement et soixante-quatorze détenus ont été pris en otage, d’autres décapités.

Brésil : 56 détenus massacrés lors d’une mutinerie dans une prison de Manaus

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Une mutinerie dans une prison de Manaus, dans le nord du Brésil, a fait 56 morts dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 janvier, selon le secrétaire à l’administration pénitentiaire de l’Etat d’Amazonie, Pedro Florencio. Ce bain de sang, provoqué par la guerre entre factions criminelles, est le « plus grand massacre commis dans une prison en Amazonie », a dit Sergio Fontes, secrétaire à la sécurité publique de l’Etat, lors d’une conférence de presse, précisant qu’« un grand nombre de détenus ont été décapités ».

A Valence, deux mutineries révélatrices des failles des prisons ultramodernes. Enquête sur les causes de deux révoltes de détenus dans une maison centrale modèle, entre rodage difficile, déshumanisation et maladresses de la direction.

A Valence, deux mutineries révélatrices des failles des prisons ultramodernes

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Baptiste Jacquin (Valence - envoyé spécial) Tout paraît redevenu calme au centre pénitentiaire de Valence, quelques mois après les deux mutineries qui se sont succédé, les 25 septembre et 27 novembre 2016, au quartier maison centrale, réservé aux longues peines et aux « détenus particulièrement signalés ». Pourtant, seize mois après l’ouverture de cette prison ultramoderne, la situation ne semble guère stabilisée.

Indice inquiétant, 188 des 230 surveillants que compte cet établissement ont déposé une demande de mutation. C’est dans ce contexte particulier que le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, se rend dans ce centre pénitentiaire, jeudi 23 mars, pour rencontrer les équipes. Comment sortir d’une prison indienne quand on est innocent ? Un guide, écrit pas un ancien détenu innocenté au bout de neuf ans de prison, vient de sortir dans les librairies du pays.

Comment sortir d’une prison indienne quand on est innocent ?

L’ouvrage devrait être un succès vu le nombre de détenus qui languissent en prison sans avoir été jugés ni condamnés. LE MONDE | | Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondant régional) « Comme le vent » : vie et mort d'une directrice de prison. Cette biographie filmée d'Armida Miserere, en lutte contre la mafia, est étouffée par le formalisme de la mise en scène, malgré la performance de Valeria Golino.

« Comme le vent » : vie et mort d'une directrice de prison

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Sandrine Marques En 2003, Armida Miserere se suicidait, après une vie passée à lutter contre la mafia. Première femme directrice de prison en Italie, elle était connue pour sa force de caractère. Déterminée et autoritaire, elle avait réussi à s'imposer à la tête d'établissements pénitentiaires, réputés pour leur dureté. Là, elle avait gagné le respect des hommes mais avait écopé aussi de nombreuses menaces de mort, pour avoir retiré leurs privilèges à des détenus membres de la pègre. Plus de 25 morts lors d’une nouvelle mutinerie dans une prison brésilienne. L’émeute dans une prison du nord-est serait liée à une guerre des gangs pour le contrôle du trafic de cocaïne.

Plus de 25 morts lors d’une nouvelle mutinerie dans une prison brésilienne

Les violences carcérales ont déjà fait une centaine de morts en 2017. La police est intervenue à bord de véhicules blindés, dimanche 15 janvier, pour mettre fin à quatorze heures de violence dans la prison d’Alcaçuz, dans le nord-est du Brésil. Le bilan de la mutinerie serait de 26 morts, selon le bureau chargé de la sécurité publique de l’Etat de Rio Grande do Norte. L’émeute a commencé lorsque des détenus, vraisemblablement membres de gangs rivaux, sont sortis de leurs quartiers pour s’affronter violemment. Comme le vent. Comme le vent s’inscrit dans la tradition d’un cinéma italien politique et engagé, porté par les films-dossiers de Francesco Rosi (L’Affaire Mattei, Main basse sur la ville…), indéboulonnables références pour toute une génération de cinéastes, pas seulement transalpins.

Ici, Marco Simon Puccioni s’empare d’un pan méconnu de notre côté des Alpes de l’histoire politico-judiciaire italienne, à savoir la biographie d’Armida Miserere, l’une des premières femmes directrices de l’administration pénitentiaire, reconnue pour son intégrité et son intransigeance vis-à-vis de la corruption politique et judiciaire. Une « histoire vraie » donc, comme nous prévient la mention d’usage en ouverture… L’Italie de 2014 n’aurait donc rien à envier à celle du début des années 1990 et 2000. Le temps de la fiction s’étend ici sur cette période, déjà en proie à la corruption institutionnalisée.