background preloader

Les témoignages et exemples

Facebook Twitter

Don McCullin, Visa d’or d’honneur. Invité de cette 25ème édition du festival de photojournalisme, Don McCullin est unanimement considéré par tous les photojournalistes comme le plus grand photographe de guerre vivant.

Don McCullin, Visa d’or d’honneur

Il a été récompensé par le Visa d’or d’honneur créé cette année. Son exposition est à voir à l’Eglise des Dominicains jusqu’au 15 septembre. Il est arrivé à Perpignan le mardi 3 septembre après un long voyage depuis le Somerset, au sud-ouest de l’Angleterre où il réside. Un voyage long et fatiguant pour cet homme de 78 ans qui n’a pourtant pas hésité à repartir en guerre, en Syrie, l’an passé. « Une grande bêtise car je ne peux plus courir assez vite avec un gilet pare-balles » a-t-il déclaré. « L’impossible paix » de Don McCullin « Mais n’être que témoin, c’est encore une fuite. » Gilles Caron Il y a des photographes qui réussissent à imprimer dans nos cerveaux une, deux, trois images qui vont nous hanter toutes nos vies.

Nous avons tous en mémoire de belles photographies qu’on accroche volontiers au mur. Photographie : Don McCullin, hanté par les images. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Claire Guillot (Batcombe (Grande-Bretagne), envoyée spéciale) La paix, le photographe de guerre Don McCullin semble l'avoir trouvée dans son village brumeux du Somerset.

Photographie : Don McCullin, hanté par les images

Petits murs de pierre, collines verdoyantes, verger – "Je n'ai pas le temps de cueillir toutes les pommes". Il y a quelques années, il a acheté les champs devant sa maison pour que la pression immobilière ne vienne pas lui gâcher la vue. Le photographe, qui a suivi tous les conflits marquants de l'après-guerre, expose ses images dans une rétrospective au festival de photojournalisme de Perpignan (jusqu'au 30 septembre), après les avoir réunies dans un livre (éd. La presse à la une. « Le photoreportage, auquel la télévision a enlevé sa prééminence informative, n'a plus le monopole de la révélation visuelle comme après-guerre.

La presse à la une

Il lui faut mettre les bouchées doubles pour rattraper sa concurrente. Ce qu'il fera en épousant sa fonction – le témoignage à vif – et sa dynamique – la recherche du choc maximal. Il peut même, sur la voie de l'insoutenable, la doubler par un moindre encombrement. » Régis Debray, "Le porno humanitaire" in L'œil naïf, Paris, Seuil, 1994, p.159. Les photographes seront victimes du succès de leur profession et du poids du mythe du photoreporter véhiculé en particulier par la guerre du Vietnam : ils deviennent trop nombreux (de 5 à 500 sur l'événement, du Vietnam à la Yougoslavie, selon Patrick Chauvel) et les images se vendent mal.

La télévision couvre en effet de plus en plus les événements grâce à l'allégement du matériel, et donc des équipes, et les satellites de communication permettent la retransmission en direct du monde entier. Syrie : Un photographe de guerre raconte ce métier à risques. L'Humanité en Guerre : Benoît Schaeffer, photojournaliste (10)

Rencontre avec Bruno Stevens, photojournaliste. Pourquoi les photos de la guerre en Syrie n'en ont pas changé le cours. Le photojournalisme n'est pas suffisant.

Pourquoi les photos de la guerre en Syrie n'en ont pas changé le cours

Il doit être reçu et réinterprété correctement par les médias, le public et les politiques. Parfois, les mots ont le pouvoir d’impulser un changement. Certains livres, discours ou articles l'ont démontré. Les images ont-elles également ce potentiel? L’une ou plusieurs d’entre elles pourraient-elle changer le cours de la guerre en Syrie, qui dure depuis le 15 mars 2011? «La photographie a toujours largement influencé l’opinion publique et parfois même certains gouvernements», affirme Aidan Sullivan, vice-président de Getty Images à Londres. On revient toujours à cet exemple. «La couverture photojournalistique de la guerre syrienne a été extrêmement importante dans la compréhension et l’intérêt pour le conflit et les souffrances qu'il implique», affirment Robert Hariman et John Louis Lucaites, blogueurs et auteurs du livre No Caption Needed: Iconic Photographs, Public Culture, and Liberal Democracy. Un conflit difficile à documenter... Fanny Arlandis.

« J’ai honte de cette réputation de photographe de guerre » Autour de la table, cinq géants de la photo de guerre.

« J’ai honte de cette réputation de photographe de guerre »

John G. Morris, David Douglas Duncan, Don McCullin, Patrick Chauvel et Yuri Kozyrev se sont rencontrés, jeudi au palais des congrès de Perpignan. Une conférence organisée par Visa pour l’image et qui dresse un constat simple pour leur profession : « Rien n’a changé ». Sur le front, ils ont fait leurs preuves. Depuis soixante-dix ans, ces cinq pros du photojournalisme ont couvert les plus grands conflits mondiaux, de la Seconde Guerre mondiale à la Syrie en passant par le Vietnam. Le débat des photographes de guerre, jeudi à Perpignan (Jérémie Lorand) Réunis jeudi au palais des congrès, ils ont tenté de mettre des mots sur ce qu’ils ont photographié pendant des années. Face aux questions de Rémy Ourdan, directeur adjoint de la rédaction du Monde, l’exercice s’est plus souvent apparenté à un échange de compliments qu’à une profonde analyse de la profession.