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Querelle de la Rose

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Jean de Montreuil (humaniste) Jean Charlin, dit Jean de Montreuil ou de Monstereul (ou parfois Jean Johannis), est un homme d'État, humaniste et écrivain politique français, né en 1354 à Monthureux-le-Sec (Lorraine), mort assassiné à Paris le 29 mai 1418 lors de la prise de la ville par les Bourguignons.

Jean de Montreuil (humaniste)

Il fut une personnalité de l'humanisme parisien du temps du roi Charles VI. Ce personnage a été redécouvert grâce à la thèse latine d'Antoine Thomas De Joannis de Monsteriolo vita et operibus (1883). Christine de Pizan et la Défense des femmes. Cornucopia » Site de recherche universitaire consacré au XVIe siècle » CR Chorea : Duel – séance du 2 juin 2012. En manière de préambule, Anne souligne que le propos ne sera pas organisé de façon très universitaire : l’introduction est en réalité une sorte de première partie, car il y a beaucoup de choses à mettre en place, étant donné que la communication aborde un phénomène peu connu.

Cornucopia » Site de recherche universitaire consacré au XVIe siècle » CR Chorea : Duel – séance du 2 juin 2012

Christine de Pizan (source : Gallica) I. La Querelle des Femmes : qu’est-ce ? Anne explique que la fin du XVe siècle et le XVIe siècle sont des périodes de controverses. Querelle des femmes : accueil. De la fin du Moyen Âge aux premières décennies du XXe siècle, l’Europe et en particulier la France ont été le théâtre d’une gigantesque polémique sur la place et le rôle des femmes dans la société.

Querelle des femmes : accueil

Qu’elle soit feutrée ou violente, qu’elle prenne un tour sérieux ou cocasse, qu’elle en appelle aux raisonnements ou aux émotions, qu’elle s’exprime en traités, pamphlets, pièces de théâtre, romans, tableaux…, elle a porté sur à peu près tous les terrains, du pouvoir suprême aux relations amoureuses, en passant par le travail, la famille, le mariage, l’éducation, le corps, l’art, la langue, la religion… Loin d’être un «jeu littéraire», comme on l’a parfois dit, elle s’est développée en écho aux efforts concrets des acteurs et actrices de la société pour empêcher, ou au contraire pour permettre l’accès des femmes et des hommes aux mêmes activités, aux mêmes droits, aux mêmes pouvoirs, aux mêmes richesses, à la même reconnaissance.

Querelle des dames à la Renaissance (La) À la fin du Moyen Âge naît une polémique – la « Querelle des dames » – sur la place des femmes dans la société et leurs capacités ou leurs droits à tenir les mêmes rôles que les hommes.

Querelle des dames à la Renaissance (La)

Elle perdure, sous certains aspects, jusqu’à nos jours. Trois grandes questions y sont débattues : le mariage et l’amour, l’éducation des filles et le pouvoir des femmes. Cette controverse correspond à un tournant social, économique et politique complexe qui voit s’accroître, dans toute l’Europe, les inégalités entre les sexes. Elle débute en France, où la crise dynastique du début du xive siècle a conduit à la formalisation de la « loi salique » : les femmes sont déclarées inaptes à hériter ou transmettre la couronne. La querelle va déchirer le petit milieu du premier humanisme parisien. Christine de Pizan n’est pas seule à défendre les femmes ; à Paris, elle est rejointe par le chancelier de l’université – pourtant fermée aux femmes – Jean Gerson.

Rien cependant n’arrête la clergie. Cornucopia » Site de recherche universitaire consacré au XVIe siècle » Séance 2. L’éducation des femmes : les limites du système éducatif. Christine de Pisan écrivant dans sa chambre, 1407 (Wikipedia) Si la pédagogie se trouve redéfinie à la Renaissance, elle l’est essentiellement pour les garçons.

Cornucopia » Site de recherche universitaire consacré au XVIe siècle » Séance 2. L’éducation des femmes : les limites du système éducatif.

Les filles sont, selon certains, les grandes oubliées de la Renaissance : « à la fin de la Renaissance, la fixité des rôles féminins sexuellement définis aura été consolidée dans la société comme dans la culture ; la condition féminine n’aura pas progressé, mais décliné », comme le souligne Margaret L. King1. Nous allons donc tout d’abord voir quelle était la place des femmes au XVIe siècle avant d’en venir à l’enseignement qu’on leur réservait. Premier volet : contexte I. Les femmes ont occupé des fonctions sociales relativement importantes dans les siècles qui ont précédé la Renaissance. Les recherches d’Éliane Viennot sur la loi salique sont très éclairantes à cet égard2. La Querelle de la rose. ROMAN DE LA ROSE – Présentation de l'œuvre, accompagnée de lectures (BNF, 2012) Roman de la Rose: Accueil. L'art d'aimer au Moyen Âge - Le Roman de la rose. La querelle de la rose. La Querelle du Roman de la Rose est déclenchée lorsque Jean de Montreuil rédige un éloge de l'oeuvre de Jean de Meung.

Dès 1401, Christine de Pizan réagit vigoureusement et dénonce dans une lettre ouverte le mauvais goût et la pauvreté d’esprit de Jean de Meung. Elle lui reproche notamment sa haine des femmes, l'indécence de ses propos, et la fin du récit, qu'elle juge amorale et choquante. Elle s'appuie sur sa position atypique de femme écrivain, sensible aux propos grivois, pour attaquer cet aspect de l'œuvre : ces termes ne peuvent servir ni le style ni la visée morale qu’affecte leur auteur.

Elle s’attache également à défendre l’honneur des dames, accusées de débauche et d’inconstance. Jean de Montreuil ne lui répond pas directement, mais par le biais de deux de ses confrères, Pierre et Gontier Col. Sans titre. Le débat sur le Roman de la Rose. 1 Jean de Montreuil n’est jamais nommé ainsi dans les manuscrits, mais « Jean Johannès », « Jehan Ch (...) 2 Les citations de la lettre de Christine viennent de : Christine de Pisan, Jean Gerson, Jean de Mon (...) 1Le petit corpus de textes constituant ce que l’on convient d’appeler « le débat sur le Roman de la Rose » nous offre l’occasion d’écouter l’écho d’une discussion historique portant sur un sujet littéraire : la valeur esthétique et morale du Roman de la Rose.

Le débat sur le Roman de la Rose

En même temps, la mise en textes (en lettres ou en traités) de la discussion est un processus littéraire qui ne manque pas d’intérêt en lui-même. Dans cet article je présenterai mon écoute et ma lecture d’une lettre de Christine de Pizan adressée à Jean de Montreuil1. La lettre répond à l’éloge du Roman de la Rose de Jean de Meun que Montreuil a écrit et fait circuler dans un petit traité aujourd’hui perdu.

Prenant le contre-pied de Montreuil, Christine compose une critique détaillée du même ouvrage2. 10 Débat, éd. Roman de la Rose (BnF) Sur la Querelle de la Rose. En février 1402, Christine de Pizan donne forme livresque pour la première fois à un débat qui met cet auteure, encore peu connue, en dialogue avec les premiers humanistes français.

Sur la Querelle de la Rose

Le sujet initial du débat peut nous échapper aujourd’hui puisqu’il s’agissait d’évaluer les mérites littéraires de Jean de Meun. Cependant, très vite Christine renverse ce débat entre hommes sur le prestige de cet auteur vernaculaire en une polémique touchant au rôle des femmes en tant que sujets et lectrices de fiction.