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La Maat. Vertu. Comme nous le rappelle le Trésor de la langue française, le mot vertu a d'abord signifié force d'âme, courage physique et moral. Mâle vertu! Le modèle de vertu, c'était le citoyen romain qui, tel Cincinnatus, défendait sa patrie avec courage et désintéressement. On dit qu'après avoir conduit les troupes romaines à la victoire, dans des circonstances difficiles, Cincinnatus retourna à son labourage plutôt que d'accepter le pouvoir absolu qu'on lui proposait. Pour le philosophe Alain, qui fut soldat, la vertu «c'est la puissance de vouloir et d'agir contre ce qui plaît ou déplaît. C'est une puissance acquise contre tous les genres de convulsion, d'emportement, d'ivresse et d'horreur. Vertu, c'est athlétisme. Remontons encore plus loin dans le passé, à l’époque incertaine où la pensée commença à se distinguer de l’instinct.

Au Ve siècle, le poète latin Prudence écrira un poème Psychomachia, qui servira de source d’inspiration aux artistes chrétiens jusqu’à la Renaissance. La définition platonicienne de la vertu. 1Afin de cerner les innovations de Platon, nous avons examiné, à titre d’introduction, l’étymologie qu’il donne du terme dans le Cratyle, avant de revenir à son évolution sémantique au fil de la littérature poétique et philosophique. Étymologie « philosophique » 1 Sur cette étymologie, voir l’interprétation récente de F. Aronadio, I Fondamenti della riflessione (...) 2En Cratyle 415a‑d, Platon localise l’ἀρετή dans l’âme et l’associe à un mouvement perpétuel (ἀεὶ ῥέον, ἀειρείτην), non entravé, tandis qu’il associe le vice à un mauvais mouvement (κακία ramené à κακῶς ἰέναι). Même fantaisiste1, cette étymologie lie la vertu au mouvement psychique, un mouvement perpétuel et libre, pleinement valorisé parce qu’il s’accorde avec le mobilisme universel. 3Caractérisation de l’âme en tant que mouvement, l’ἀρετή implique la liberté du mouvement psychique, rejoignant l’aspiration à une gnoséologie libérée des contraintes extérieures.

Histoire culturelle 2 Sur cette histoire, W. L’Euthyphron Le Lachès. Vertu (philosophie). La théorie philosophique de la vertu n'a pas conservé dans la morale moderne l'importance capitale que lui assignait la morale antique : on a pu même prétendre de nos jours que le mot de vertu était de plus en plus délaissé par l'usage. Au lieu de déterminer un à un les différents devoirs, comme nous le faisons aujourd'hui en morale pratique, les moralistes anciens, dont la méthode était, ce semble, plus synthétique que la nôtre, dressaient pour ainsi dire, en pied, le portrait du sage, c.

-à-d. de l'humain vertueux par excellence; et c'est au sujet des conditions fondamentales de la vertu qu'ils discutaient les principaux problèmes étudiés par nous dans la morale théorique. La question de la vertu était donc pour eux le point central de la morale. Ainsi, pour Socrate, la vertu, c'est la connaissance ou même la science du bien, tandis que le vice en est l'ignorance. L'intellectualisme moral de Socrate devient chez Platon un idéalisme moral. » Notion de vertu. « VERTU, Messieurs, ce mot Vertu est mort, ou, du moins il se meurt. Vertu ne se dit qu'à peine.

Aux esprits d'aujourd'hui, il ne vient plus s'offrir de soi, comme une expression spontanée de la pensée d'une réalité actuelle. Il n'est plus un de ces éléments immédiats du vocabulaire vivant en nous, dont la facilité et la fréquence manifestent les véritables exigences de notre sensibilité et de notre intellect » s'écriait Valéry, en 1934, dans son Rapport sur les prix de vertu à l'Académie française. Pléiade, t1, p. 939.940. Que ne dirait-il aujourd'hui ! Le mot est désormais désuet voire l'objet d'un usage ironique. Dans la tradition grecque et romaine la notion connote celle de force ou de puissance. La vertu d'un être, c'est sa qualité propre, ce qui exprime sa nature dans son excellence.

Ex : La vertu du cheval de course, c'est de bien courir ; celle de l'œil est de bien voir. Chaque élément du cosmos a sa vertu propre. Dans la Grèce homérique (Grèce archaïque du VIII siècle av. Morale du bonheur. Synthèse. Quête du bonheur et moralité La quête du bonheur Le bonheur est un état de satisfaction complète et durable qu'on définit souvent par rapport au désir comme l'état de l'individu dont les désirs sont comblés.

Le désir produit un sentiment de manque, d'imperfection, que la satisfaction du désir supprime. Le bonheur résiderait dans la conscience de cet état de contentement, lié à la satisfaction des désirs, dans lequel je ne manquerais plus de rien. Du point de vue de la quête du bonheur, deux questions se posent: Quelles sont les fins susceptibles d'apporter le bonheur? En effet, si la morale est conçue comme une doctrine indiquant les fins que l'on doit poursuivre et les moyens d'y parvenir, La morale: les principales problématiques alors la fin dernière est celle qui est recherchée en elle-même et pour elle-même, celle par rapport à laquelle les autres fins ne sont que des moyens. Posons la proposition |a| : Je veux X et supposons la légitimité (discutable) du principe L'eudémonisme antique. Hédonisme, épicurisme et eudémonisme - Secteur PSY.

Quelques modèles de la conception de la morale (Par Kwatta) La conception du bonheur... J'en vois déjà, yeux écarquillés à se dire "mon dieu, par où commencer? " (C'est la question que je me pose en ce moment même) Vaste sujet, vaste débat en proie à une crise d'arrachage de cheveux aigüe qui a interpellé un nombre considérables de penseurs! Je vais vous en présenter (ou représenter) quelques uns mais si vous avez une théorie bien à vous je serai bien curieuse de la connaître! Foulquier lance la notion de morale intéressée et désintéressée. L'hédonisme (plaisir des sens) prend en compte le plaisir limité à l'instant. Arristippe en est le précurseur et Gide reprendra et suivra entièrement cette notion de bonheur imminent.

L'eudémonisme prend en compte toutes les conséquences de la conduite choisie ou même de satisfactions autres que le plaisir des sens. L'épicurisme ou eudémonisme sensualiste considère que le plaisir va vers la morale du bonheur, bonheur qui est le but de la vie. L'Ethique à Nicomaque d'Aristote : le résumé. L’Ethique à Nicomaque est probablement dédiée au père ou au fils d’Aristote, qui portaient tous deux ce nom. Dans ce traité, celui-ci cherche quel est le souverain bien. Il s’agit du bonheur, mais comment l’atteindre ?

Aristote examine les différents genres de vie et nous livre de belles réflexions sur l’amitié et la justice. Aristote commence par donner sa célèbre définition du bien, comme ce à quoi on tend en toute circonstance1. Toute recherche et toute action, toute science et tout art tend vers son bien propre. Le bien est donc une fin, et comme il y a différentes actions ou recherches, il y a différentes fins. Il existe une hiérarchie des sciences : les sciences particulières sont subordonnées à une science maîtresse (ou architectonique). De même, il y a une hiérarchie des fins : certaines visent d’autres fins, qui visent à leur tour d’autres fins, etc. Puisque le bien est une fin, la fin suprême est le bien suprême. » Aristote. Le souverain bien est une activité de l’âme selon la vertu dans une vie achevée.

Pour bien comprendre la doctrine aristotélicienne du plaisir, il convient d’avoir une idée de son éthique. D’abord soulignons qu’il y a débat sur la question de savoir quel est le nom de la science ayant pour objet la fin suprême de la conduite humaine. On l’appelle d’ordinaire l’éthique et de fait les ouvrages où Aristote s’explique sur ce qu’il en est du souverain bien se nomment des éthiques. Pourtant dans le livre I de l’Ethique à Nicomaque, le philosophe écrit qu’une « telle science est manifestement la Politique » (1094 a, 29). Ce que semble justifier sa précision concernant le bien parfait.

Est parfait, dit-il, le bien se suffisant à lui-même et « par ce qui se suffit à soi-même, nous entendons non pas ce qui suffit à un seul homme menant une vie solitaire, mais aussi à ses parents, ses enfants, sa femme, ses amis et ses concitoyens en général, puisque l’homme est par nature un être politique » (1097 b, 10). I) L’examen des trois genres de vie. A) Critique de la vie de jouissance. Top 10 Moral Dilemmas. Miscellaneous Thankfully most of us do not come across dire situations that present a moral dilemma, but it is always a very interesting exercise to consider a dilemma and our reaction to it. So, I now present you with a list of ten agonizing moral dilemmas, in no particular order.

(Be sure to tell us what you would do in the comments.) 10. Concentration Camp You are an inmate in a concentration camp. A sadistic guard is about to hang your son who tried to escape and wants you to pull the chair from underneath him. 9. You are an emergency worker that has just been called to the scene of an accident. She sees you and although barely conscious, she manages to mouth the words “I’m sorry”… You don’t understand, but her look answers you question.

You reel back in shock, devastated by what her eyes have just told you. You look at the seat next to her and see her lover. If you tend to your wife however, the man will bleed to death despite the fact it could have been avoided. 8. What do you do? 7.