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Du temps pour apprendre, enseigner…

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Les Hommes lents : résister à la modernité de Laurent Vidal et Éloge du retar... Deux livres qui s’attaquent au mal contemporain, j’ai nommé : l’accélération. Dans Les Hommes Lents : résister à la Modernité, XVe-XXe siècle, publié chez Flammarion, Laurent Vidal propose une histoire peu connue : celle de la lenteur. L’historien montre comment la Modernité s’est construite sur une discrimination, fondée sur la vitesse érigée en vertu sociale.

Mais si la lenteur est un vice, attribué plus volontiers aux pauvres, aux indigènes colonisés ou aux migrants… elle peut aussi devenir une arme de subversion dans les mains des dominés. Même objet, autre regard, Hélène L’Heuillet propose dans son dernier essai un Éloge du retard, publié chez Albin Michel. Laurent Vidal - Les Hommes lents : résister à la modernité, XVe-XXe siècle Je vous propose de commencer par le livre de Laurent Vidal, publié chez Flammarion. Cet essai se pense comme une enquête sur les traces de la vitesse, toujours en bonne place nous dit l’auteur au panthéon de la modernité occidentale. L'instant critique. Pourquoi n’avons-nous plus le temps? Article paru dans Le Temps. À l’heure qu’il est, tout le monde l’aura remarqué: le temps n’est plus tout à fait ce qu’il était.

On ne parle pas ici de changement climatique, du temps météorologique qu’il fait dehors. On parle du temps chronologique: celui qui passe et qui s’écoule, justement, d’une façon qui ne semble pas la même qu’autrefois. Le phénomène ne date pas de la semaine passée, ni même de l’avènement de nos sociétés numériques. Dans une nouvelle mémorable intitulée «Walter» et incluse dans le recueil Il nuovo che avanza, l’écrivain italien Michele Serra imaginait, en 1989, le «temps multiplié par des millions de personnes» qu’on «passe, confus, devant les étagères» d’un supermarché où trônent 64 marques de dentifrice différentes, «en tentant vainement de décider laquelle acheter». Le héros de la nouvelle concluait: «Je n’ai plus le temps.» Et il devenait fou. Je suis tout et son contraire «C’est un phénomène paradoxal. Pourquoi avons-nous cette perception? Le temps à l’épreuve du choix Que faire? En classe, le temps consacré à l'apprentissage a tendance à diminuer ces dernières années.

Dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les enseignants déclarent consacrer en moyenne 78% de leur temps en classe à l'enseignement et à l'apprentissage, plutôt qu'au maintien de la discipline par exemple. En 10 ans, ce temps a diminué dans plus de la moitié des Etats pour lesquels des données comparables sont disponibles, ressort-il d'une étude de l'institution publiée ce mercredi. Newsletter info Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité. OKNe plus afficher × Tous les cinq ans, l'enquête TALIS (Teaching and Learning International Survey) interroge les enseignants sur leurs pratiques et conditions de travail. En moyenne, les enseignants de l'OCDE déclarent consacrer 78% de leur temps en classe à l'enseignement et à l'apprentissage (l'équivalent de 47 minutes d'un cours de 60 minutes). Dans 12 des 20 pays pour lesquels des données ont été récoltées depuis 2008, le temps d'enseignement réel tel que perçu par les enseignants a diminué.

La Slow education, ou l'éloge de la lenteur. Pour les promoteurs du mouvement “Slow education” ou “Éducation lente”, la manière d’apprendre prime sur les résultats aux examens. Découvrez comment cette philosophie se décline aux quatre coins du monde dans ce nouveau numéro de Learning World. Vous avez peut-être déjà entendu parler du Slow food et de son combat contre la malbouffe. Mais connaissez-vous la Slow education ou Éducation lente ? Un mouvement qui a vu le jour au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avant d’essaimer dans le reste du monde avec plus ou moins de succès. Espagne : prendre le temps d’apprendre Alors, qu’est-ce que la Slow education et comment la met-on en pratique ?

L‘Éducation lente ne s’entend évidemment pas au sens premier du terme, mais comme la possibilité pour chaque enfant d’apprendre selon son propre tempo : parfois calme, parfois rapide. Joan Domènech Francesch : “Chaque élève, chaque enfant a son propre rythme d’apprentissage. Chine : retour aux fondamentaux Japon : la Slow education fait long feu. L'École en vie avec Gilbert Longhi : L’ennui en classe. Le docteur Élie Pécaut, dans son dictionnaire publié en 1882 écrivait « Qui n’a pas été frappé, en pénétrant dans la cour d’un de nos grands établissements d’enseignement secondaire, de la mine maussade, éteinte, ennuyée, d’un grand nombre de jeunes … ? Qui ne les a vus, dans la classe, subir les leçons comme une corvée monotone, sans que leur visage s’animât, sans que le moindre tressaillement vînt annoncer que le cœur prenne part à l’effort de l’intelligence ?

(1) ». À l’école je m’ennuie, je deviens papillon …… mes pensées s’envolent par la fenêtre entrouverte,et, dans ce vaisseau, je pars à la découverted’espaces grands comme l’Amérique de Christophe Colomb. Les lointaines paroles du prof hors de mes oreilles,écoutilles fermées, c’est un plaisir sans pareil,que de larguer les amarres de ce port d’attache,l’enseignant est sédentaire, son élève le lâche. L'école n'est pas faite pour être divertissante Quelques indications semblent donner raison à Luc Ferry ? Comment s’ennuie-t-on ? L’ennui, c’est bon pour les enfants - Education. Temps de lecture 3 minutes «Mamaaaaaaan, j’sais pas quoi faire!»

Quel parent n’a pas déjà entendu cent fois ce refrain? Et lequel ne s’est alors pas précipité pour parer au désœuvrement de son rejeton? Désormais, roulez tambours, résonnez trompettes: on n’aura plus à jouer tout le temps les joyeux organisateurs. Car, ainsi que le conseille la psychologue Muriel Heulin, fondatrice du centre périnatal Bien naître, bien grandir à Genève et Lausanne, il est nécessaire de laisser son enfant s’ennuyer de temps à autre.

Mieux: c’est bon pour lui. «Les enfants sont rapidement intégrés dans le rythme de la vie quotidienne, remarque l’experte. Or, nous vivons dans une société où tout est fait pour éviter l’ennui en faisant plein de choses à un rythme effréné. L’enfant a besoin d’avoir des temps de pause où il peut se recentrer sur lui.» Plages de calme bienvenues Car ne croyez pas que l’inactivité signifie ne rien faire! L’apprentissage de l’indépendance Pas d’écran, mais de la lecture. L'ennui à l'école. L’ennui à l’école : un problème insoluble et continuellement d’actualité, d’autant plus lorsque la ministre de l’Education Nationale met les pieds dans le plat. Un problème qui nous concerne toutes et tous J’ai été prof de français pendant presque dix ans, alors l’ennui à l’école, je m’y connais un peu.

Dans mes cours ou dans ceux de mes collègues, j’ai vu des élèves s’ennuyer pour des tas de raisons et j’ai souffert pour eux. Je me suis ennuyé moi aussi parfois, quand ça n’avançait pas comme je voulais, quand les élèves étaient trop dissipés ou simplement quand je n’étais pas d’humeur. Pour faire le point aujourd’hui, j’ai mis mes collègues à contribution en leur posant quelques questions, et j’ai aussi songé à ma propre expérience d’élève. Je m’ennuie, tu t’ennuies, il s’ennuie, elle s’ennuie… Rien qu’ici, chez Sydo, j’ai identifié quatre raisons pour lesquelles on peut s’ennuyer à l’école. « Trop facile ! « Laisse tomber c’est du chinois. » « T’as du mal à dormir ? Quand l'ennui rend créatif. Les tâches répétitives, généralement perçues comme ennuyeuses et sans intérêt, pourraient être bien plus utiles qu’on le pense. Qu’est-ce qui motive par exemple un enfant à passer de longues minutes sur un coloriage ?

N’est-ce pas aussi le fait de pouvoir rêver tranquillement à autre chose en faisant une tâche simple ne nécessitant pas d’effort mental ? Selon une récente étude britannique, ces temps de repos offerts au cerveau permettraient non seulement de souffler, mais également de stimuler la créativité des enfants comme celle des adultes. Deux chercheurs britanniques, Sandi Mann et Rebekah Cadman, ont présenté à un groupe de sujets deux tâches différentes. Tout d’abord un exercice ennuyeux (recopier ou lire des numéros de téléphone d’un annuaire) et ensuite diverses activités faisant appel à leur créativité.

Un break de temps en temps peut donc s’avérer fort utile, surtout quand l’esprit bloque. L'ennui est-il un facteur de créativité ? Quel titre incongru à une époque qui glorifie la productivité ! Et pourtant, laisser son esprit vagabonder dans les abîmes de votre cerveau vous aiderait à être plus créatif. En 2016, le Journal of Experimental Social Psychology publiait une ode à l’ennui en expliquant que ceux qui savent l’accueillir « sont plus à même de développer des pensées originales ». Alors, si on accueillait l’oisiveté les bras ouverts pour changer ? Pourquoi on ne s’ennuie plus ?

Souffrir du temps libre est l’angoisse du XXIème siècle. L’ennui est perçu comme un sentiment désagréable. . « La première confrontation avec l’ennui n’est pas agréable. Les bienfaits de l’ennui sur la créativité Est-ce que Newton aurait eu l’idée de la gravité s’il avait travaillé dur à son bureau au lieu de buller sous un pommier ? Mme Mann explique alors qu’avoir des périodes de creux dans son travail ou réaliser des tâches pour lesquelles vous êtes sur-qualifié peut vous ouvrir la voie vers un océan de bonnes idées. Pourquoi faut-il le laisser s’ennuyer ? “ Je sais pas quoi faaaaaire ! “ Quel parent n’a jamais entendu cette plainte dans la bouche de son enfant ?

Et quand c’est le cas, nous avons tendance à vouloir immédiatement trouver quelque chose pour occuper son bout de choux. Or, ce que l’on ne nous a pas appris, c’est que l’ennui est plutôt bon pour le développement de notre enfant ! Pourquoi ? Parce que nous sommes dans une société dans laquelle ils sont constamment sollicités : écrans, jeux, activités, distractions bien trop faciles d’accès… Autant de choses qui agissent à l’encontre du processus permettant aux enfants de stimuler leur imagination. En effet, une activité soutenue, sans temps de pause durant la journée, limite considérablement le développement de la créativité des plus jeunes…c’est lorsque le stimulus extérieur n’existe plus et qu’il faut créer un stimulus interne que se manifeste la créativité.

Source : Éducation : les merveilleuses vertus de l'ennui. Pour son bien, il faut laisser son enfant s'ennuyer. Abonnement à la patinoire, virées en luge, balades en forêt... À quelques jours de la reprise de l'école, ont est souvent à court d'idées pour occuper son enfant jusqu'à la fin des vacances. Tant mieux. Profitons-en pour le laisser s'ennuyer, une «activité» essentielle à son bon développement, selon la professeure émérite de psychologie de l'éducation Claire Leconte.

Explications. À lire aussi » Burn-out des enfants : quand les petits s'effondrent Lefigaro.fr/madame. - Semaines d'école surchargées, vacances au programme millimétré... À lire aussi » Maternelles (très) privées : le meilleur à tout prix Vous dites justement que l’ennui est indispensable, notamment pour leur bon développement. Dans la pratique, à partir de quel âge doit-on laisser son enfant ne rien faire et comment s’y prend-t-on ? Concrètement, quels sont les bienfaits de l’ennui chez l’enfant ? Quelles sont les conséquences de cette sollicitation ?

(Ap)prendre le temps ? - Les mardis des Bernardins. Apprendre à savourer le temps. Le temps est-il à placer sous la catégorie de la rareté ? Pouvons-nous encore le prendre, accepter de le perdre, savourer l’ennui et le temps de l’attente ? Et si le plaisir nous fait oublier que nous existons, l'ennui nous le fait sentir. Le temps de la mémoire, le temps de l’attente, le temps du souvenir.

C’est le temps qui rythme nos jours, nos jours à nous, nos jours individuels. Notre territoire s’élargit, notre calendrier rétrécit ; l’horizon recule, la profondeur s’annule ; et les nouvelles générations circulent sur le Web plus facilement que dans la chronologie. Une conférence enregistrée en juin 2016. Jean-François Clervoy, astronaute à l’Agence Spatiale Européenne Chantal Delsol, philosophe Gilles Vernet, réalisateur de Tout s'accélère.

L'école et les temps de l'enfant. Le bon usage du temps pour apprendre. Les mémoires sont certainement le champ des sciences cognitives relatif à l’apprentissage celui qui a été le plus étudié au cours des dernières décennies. Et sur lequel nous pouvons nous appuyer avec confiance pour bâtir des modalités pédagogiques efficaces. Nous avons par ailleurs démontré dans une autre section du site (cf. Rubrique SE FORMER, « TOUTES LES MEMOIRES SONT MOBILISEES ») à quel point les mémoires sont au cœur de toutes les activités scolaires. Nous avons choisi d’insister, en les explicitant ci-dessous, sur 4 conditions hautement favorisantes – car elles ont fait leurs preuves – pour une mémorisation efficace : La consolidation mnésique et le multi testingLa mémorisation activeLe feedback procheLe bon usage du temps Nous présentons ici La quatrième : Le bon usage du temps Développement Le cerveau est lent pour apprendre !

La reprise et l’entraînement Le « spaced learning », ou répétition espacée tient compte du paramètre temps dans ce combat contre la dissipation des acquis : Le temps : Donnez-leur leur temps ! Prenez votre temps ! C'est un vieux billet (2007) malheureusement toujours d'actualité « Déménageant tous les deux ou trois ans, je désespère vraiment d'arriver un jour à créer (ou à participer à) ce genre d'initiative ». voir commentaire suite à un billet sur une association de parents. Dans ce commentaire, Laurence met le doigt sur ce qui est très certainement le plus important, dans ce blog, dans l’éducation, dans la vie : le temps ! Ce foutu temps ; pas celui du ciel, bien sûr. Celui qui ne pourrait à la rigueur avoir un sens que parce qu’il ne peut être ponctué dans le monde du vivant par deux événements immuables : naître et mourir.

Apparaître et disparaître. Mais nous vivons dans un monde régulé, découpé et imposé par notre propre invention du temps et Laurence a raison de souligner à quel point nous en sommes les victimes. Il m’a fallu du temps pour moi-même d’abord. Et les enfants ont eu la chance de disposer aussi du temps de la classe unique. Le spectre du retard : retard pour rentrer en classe. Le temps: source de stress à l'école. Education: «L'histoire suisse est parfois sacrifiée par manque de temps» - News Genève: Actu genevoise. Que fête-t-on le 1er août?

Qu’est-ce que la Réforme? Et les fonds en déshérence? Les jeunes Genevois devraient pouvoir répondre à ces questions. Car le Plan d’étude romand (PER) — qui décrit ce que les élèves doivent apprendre durant la scolarité obligatoire — stipule que le cours d’histoire doit englober des thématiques nationales, voire locales. Mais en pratique, les professeurs font parfois l’impasse sur cette dimension suisse. Il a donc lancé une pétition réclamant un enseignement chronologique et factuel de l’histoire suisse, au lieu d’un «saupoudrage». Au bon vouloir du maître Au primaire et au cycle, l’enseignement de l’histoire est découpé selon des bornes chronologiques, rattachées à des thèmes-clés qui doivent être abordés «en prenant en compte l’histoire régionale, nationale et mondiale». Le PER propose — mais n’impose pas — des thèmes locaux et nationaux à relier aux grandes périodes. Au collège aussi, les enseignants sont censés faire des liens avec le passé national. Prendre le temps d'apprendre paroles d'experts.

Les temps de collaboration : ce que dit la recherche. Ralentir pour mieux apprendre. Bibliographie de la Documentation pédagogique - MV-Valais Saint-Maurice.