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Un développement inégal et déséquilibré à toutes les échelles

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Enquête. H&M, Zara, Topshop : la “fast fashion”, un fléau écologique. En renouvelant leurs collections jusqu’à deux fois par semaine, les chaînes de prêt-à-porter génèrent un énorme gaspillage.

Enquête. H&M, Zara, Topshop : la “fast fashion”, un fléau écologique

Faute de pouvoir être recyclées, des millions de tonnes de vêtements finissent à la décharge. Ce 4 avril, des monceaux de vieux vêtements étaient entassés jusqu’au plafond dans le showroom de H&M à New York. Sur un mur, une citation de T. S. Eliot (“Dans ma fin se trouve mon commencement”) donnait au lieu un air de galerie d’art. Cette soirée célébrait le lancement de l’édition 2016 de la collection Conscious. Mais le géant de la fast fashion [mode rapide ou jetable], qui compte plus de 4 000 magasins dans le monde et a enregistré un chiffre d’affaires de 25 milliards de dollars en 2015 [22,5 milliards d’euros], voulait aussi promouvoir un autre projet [lancé début 2013] : encourager les clients à recycler leurs vêtements, ou plutôt les convaincre de les rapporter (toutes marques confondues) dans les magasins H&M du monde entier.

Simplification grossière En France.

Jeans

Téléphones portables. Greenwashing. Des climatologues alertent : le réchauffement climatique va beaucoup plus vite que prévu. La hausse des températures sur la Terre s’accélère et "il est nécessaire de doubler, voire tripler les efforts" pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, ont alerté jeudi sept éminents climatologues.

Des climatologues alertent : le réchauffement climatique va beaucoup plus vite que prévu

Ceux-ci tirent la sonnette d’alarme dans un communiqué de sept pages qui résume une nouvelle analyse détaillée intitulée : "La vérité sur le changement climatique". "Le réchauffement se produit maintenant et beaucoup plus vite que prévu", a insisté Robert Watson, ancien président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), porte-parole de ces sept scientifiques issus de plusieurs pays. Troisième record annuel consécutif La planète est en passe cette année de battre son troisième record annuel consécutif de chaleur depuis le début des relevés de température en 1880.

Les dirigeants de la planète ont initialement fixé à 2°C l’objectif de montée maximum du mercure d’ici la fin de ce siècle par rapport aux niveaux de l’ère pré-industrielle. 92% de la population mondiale respire un air trop pollué. 20 photos désastreuses qui prouvent que le monde est en train de changer. Réchauffement : de grandes villes menacées par la montée des eaux, même à +2° RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE - Shanghai, Bombay, ou Hong Kong: sous l'effet du dérèglement climatique, de grandes villes sont vouées, à long terme, à partiellement disparaître sous les eaux, même si le monde parvient à limiter le réchauffement planétaire à 2°C, soulignent des chercheurs américains dans un rapport publié dimanche.

Réchauffement : de grandes villes menacées par la montée des eaux, même à +2°

A +2°C, le niveau des mers continuera à s'élever, pour couvrir des territoires aujourd'hui peuplés de 280 millions de personnes, pointe l'étude de l'institut de recherche Climate Central, publiée à trois semaines de la conférence sur le climat de Paris. Mais à +4°C, le phénomène concernerait plus de 600 millions d'habitants. Et aussi : Le réchauffement climatique ferait basculer 100 millions de personnes dans la pauvreté "Un réchauffement de +2°C représente une menace pour l'existence à long terme de nombreuses grandes villes et régions côtières", souligne Ben Strauss, un des auteurs.

L'Asie en première ligne. Comprendre “le jour du dépassement” en 3 infographies. En 50 ans, le « jour de dépassement » des réserves naturelles a avancé de 4 mois. En 2015, l’humanité a commencé à vivre au-dessus de ses moyens dès le 13 août, selon le traditionnel calcul du « jour de dépassement » de l’ONG Global Footprint Network.

En 50 ans, le « jour de dépassement » des réserves naturelles a avancé de 4 mois

Cet indice, basé sur les données de l’ONU, compare l’empreinte écologique, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre par l’homme, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à régénérer ses ressources et absorber les déchets, comme les émissions de gaz à effet de serre. Comme chaque année, Global Footprint Network a affiné sa méthodologie et recalculé grâce à elle tous les jours de dépassement depuis 1970, afin d’améliorer les comparaisons annuelles. Cela permet de constater que le seuil de dépassement a reculé de 132 jours en quarante-cinq ans, bien au-delà de la marge d’erreur de 15 %. Alors que les humains ne consommait que 103 % des ressources terrestres en 1970, en franchissant symboliquement ses limites le 23 décembre, ils en consomment désormais 163 %.

Jour du dépassement global.