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H4 : Guerre froide et nouvelles conflictualités

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Berlin

Parcours. HalC : Occupations et divisions. Parcours. Parcours pédagogique Elsa Coupard - Enseignante d'histoire-géographie de l'Académie d'Aix-Marseille Présentation Trois documents marquant les temps forts de l'histoire de Berlin après-guerre permettent d'évoquer plus largement les grandes phases de la guerre froide.

Parcours

Place dans le programme. 1965 Escalade au Vietnam. Le reportage débute par l'action des nord-vietnamiens et insiste sur leur responsabilité dans la détérioration de la situation politique et militaire, en relatant l'attaque du 7 février, tout en passant sous silence la question de la présence américaine dans la péninsule.

1965 Escalade au Vietnam

Le rôle des alliés sud-vietnamiens est également mis en valeur : les actions militaires des aviateurs du sud sont saluées, et la popularité auprès de la population mise en évidence. Il s'agit de présenter l'intervention américaine dans la région comme légitime, reposant sur un soutien aux alliés sud-vietnamiens contre l'agression communiste du nord Vietnam. La guerre au Vietnam après l'offensive du Têt. Le document s'ouvre sur une vie quotidienne organisée autour du conflit, y compris pour remettre en état les infrastructures détruites par les bombardements américains : ce travail accompli par les civils du nord est déconsidéré par le commentaire qui désigne la population par le nom de "fourmi".

La guerre au Vietnam après l'offensive du Têt

Ce nom semble refuser la qualité d'êtres humains aux Nord Vietnamiens qui sont ainsi déshumanisés... Le commentaire aux intonations ethnocentriques - voire racistes - n'arrive pas à penser ou à exprimer l'importance de la mobilisation populaire du nord, voire la popularité du mouvement communiste vietnamien capable de mobiliser hommes et femmes pour lutter. De la même façon, alors que les images de la supériorité technique américaine sont très utilisées, la fabrication d'armes archaïques comme des bambous taillés et plantés dans les rizières pour constituer des armes de défense passive dérange et ne donne lieu à aucune mise en perspective sur les combattants. Jean-Claude Lescure. Les accords de Paris. Le 27 janvier 1973, quatre jours après l'accord Kissinger-Lê Duc Tho, William P.

Les accords de Paris

Rogers (secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, Etats-Unis), Tran Van Lam (ministre des affaires étrangères de la République du Vietnam), Nguyen Duy Trinh (ministre des affaires étrangères de la République Démocratique du Vietnam) et Nguyen Thi Binh (ministre des affaires étrangères du Gouvernement Révolutionnaire Temporaire du Vietnam) signent solennellement les accords de Paris. Ils sont l'aboutissement d'un long processus de négociation entamé en mai 1968, à Paris, par Henry Kissinger et Tho Lê Duc (les Etats-Unis de Lyndon B. Johnson puis de Richard Nixon sont en effet convaincus depuis 1967-1968 de ne pas pouvoir gagner cette guerre et souhaitent trouver une sortie par la négociation). L'accord met ainsi fin aux hostilités qui font rage depuis l'été 1965, date de l'intervention directe des Etats-Unis en Asie. De fait, les Etats-Unis se retireront. Philippe Tétart. La chute de Saïgon. A partir de 1973, la situation des Américains au sud Vietnam se modifie : le président Richard Nixon est affaibli, le congrès met son veto à des opérations militaires d'envergure, et réduit significativement les budgets militaires.

La chute de Saïgon

Les promesses d'aide matérielle et militaire, promesses faites secrètement par Nixon au président du sud Vietnam, le général Thieu, ne peuvent pas être tenues, et les Etats-Unis retirent leurs troupes peu à peu. L'armée du sud Vietnam ne peut plus faire face sans l'aide américaine, alors que les troupes communistes, plus nombreuses, sont dotées de matériels modernes, de chars et de camions. L'armée et le gouvernement du Sud se délitent peu à peu : le président Thieu se démet le 21 avril, et l'Assemblée nationale élit Duong Van Minh, qui incarne une troisième voie entre les nationalistes de Thieu et les communistes. Jean-Claude Lescure. Berlin : nuit de liberté - ina.fr. Le siège de Sarajevo. Après les opérations menées contre les Slovènes, puis les Croates, les Serbes portent la guerre en en Bosnie-Herzégovine, accentuant le processus de décomposition de la Yougoslavie.

Le siège de Sarajevo

La capitale bosniaque, Sarajevo, est plus particulièrement visée, alors qu'elle apparaissait jusque là comme le modèle de réussite du système yougoslave, où les appartenances ethniques s'effaçaient. Les opérations militaires et la "purification ethnique" menées par les Serbes contre la population de Bosnie-Herzégovine débutent le 6 avril 1992, le jour où la Communauté européenne reconnaît l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine. Le siège de Sarajevo commence immédiatement, alors que des milliers de Bosniaques défilent dans les rues de la capitale, et appellent à la tolérance. Des francs-tireurs serbes tirent : la première victime de la guerre est une étudiante de 24 ans, Suada Dilberovic. Ce n'est que trois mois plus tard, le 5 juin 1992, que le siège s'assouplit légèrement. Jean-Claude Lescure. 11 septembre.