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Consommation des séries tv

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Séries TV : 51 % des 15-19 ans prêts à payer pour une offre illimitée. Qui, parmi les fans de séries TV, allume encore son téléviseur pour se brancher sur M6 ou TF1 et regarder des épisodes doublés en Français, et diffusés avec plusieurs mois voire plusieurs années de retard sur les Etats-Unis ? Qui n'envoie pas plutôt des fichiers AVI ou MKV vers un media center pour regarder les épisodes téléchargés quelques jours seulement après leur diffusion américaine ?

Il suffit d'observer le classement des contenus les plus téléchargés sur The Pirate Bay pour réaliser à quel point les séries TV ont pris une place de choix dans le coeur des pirates. Au moment où nous écrivons ces lignes, 54 des 100 contenus les plus partagés sur BitTorrent sont des séries TV, dont les cinq premiers du classement (quatre versions différentes d'un épisode de Game of Thrones, et un épisode de Once Upon a Time). Pour tenter de remettre la main sur ce marché, les chaînes de télévision qui achètent les droits des séries américaines tentent de lancer enfin des offres légales. Game of Thrones, le transmédia couronné de succès. La diffusion des débuts de la 4e saison de Game of Thrones a suscité un engouement renouvelé auprès du public. Le premier épisode est, dit-on, devenu l’épisode le plus piraté de l’histoire avec plus d’un million de téléchargements illégaux en une demi-journée. La série avait déjà été, selon TorrentFreak, la série la plus téléchargée en 2013 et en 2012.

Comment expliquer un tel phénomène ? Quels sont les dispositifs mis en place par HBO pour attirer à la fois les fans du livre de George R. Mélanie Bourdaa : Avec Game Of Thrones, HBO a réussi à développer une stratégie à la fois transmédiatique, d’extension de son univers, et numérique, qui engage ses fans et suscite un énorme engouement autour de la série.

Quelques exemples les plus pertinents. HBO déploie des stratégies qui s’inspirent des activités de fans et s’appuie sur leur capacité à créer des contenus et à les partager Il existe à mon sens deux manières d’utiliser les stratégies transmédiatiques autour des séries télévisées. Colloque_D_un_RESUME_COMMUNICATIONS_1_Revu. Depuis quand les Français sont-ils accros aux séries TV. Aux États-Unis, dès les années 1940, la grille des programmes de la télévision s’est calquée sur celle de la radio, avec des programmes commençant à l’heure fixe ou à la demi-heure. Les soirées ont été immédiatement occupées par du divertissement et, dès les années 1950, le principe de la fiction à épisodes, destinée à fidéliser les téléspectateurs et à leur vendre 16 minutes de publicité par heure (contre 44 minutes de fiction), était devenu la règle d’une industrie audiovisuelle en plein essor.

En France la fiction audiovisuelle à épisodes a, dès le départ, été méprisée par les pionniers de la Radio Télévision Française Les deux premiers feuilletons télévisés français, Agence Nostradamus et Les Aventures de Télévisius ont été tournés pratiquement « en douce » par Claude Barma et Christian Delanault dans les studios déserts de Cognac-Jay pendant l’été 1949, et la durée des épisodes était aussi aléatoire que leur montage. Les séries regardent de près votre smartphone. Vidéo à la demande ou programmes originaux à durée très variable, les offres pour regarder des séries sur votre téléphone se multiplient. Au point de créer certaines fictions plus « smartphonables » ? Une série télé visible uniquement sur Snapchat – une plateforme où l’on s’échange des messages qui s’effacent rapidement –, avec des épisodes qui ont une durée de vie de 24 heures et ne sont accessibles que sur smartphone.

L’histoire de deux filles qui veulent devenir actrices à Los Angeles. Le tout filmé en intégrant les spécificités des conditions de visionnage sur téléphone : les épisodes ne dépassent pas 4 minutes 30, la mise en images reprend la logique des cases de bande dessinée, et les épisodes peuvent être regardés en tenant le téléphone verticalement. Sur le papier, « Literally Can’t Even », programme créé par Sasha Spielberg et Emily Goldwyn, les filles de Steven Spielberg et d’un producteur de la série « Dexter », avait de quoi séduire. Un échec ? Vine. Il affirme : Lesquelles ? "Twitter, un miroir culturel" par Virginie Spies. Avec plus de 200 millions d’utilisateurs dans le monde[1], Twitter connaît un succès croissant. Parmi les discussions qui émergent sur ce réseau, le live-tweet des fictions télé se développe de plus en plus. L’analyse de ces discours montre que parler d’une série sur Twitter consiste, au-delà des commentaires, à dévoiler ses goûts et ses pratiques.

Désormais, les réseaux sociaux nous tendent un miroir culturel. Nous l’avons vu ici le mois dernier, la télévision se porte bien et les réseaux sociaux renforcent la primauté du petit écran. En Europe comme aux Etats-Unis, plus aucune fiction télévisuelle ne se déploie sans une armada communicationnelle sur le web. Parler de ce que l’on regarde, parler de soi L’analyse des discours émis sur Twitter par des internautes à propos des séries révèle plusieurs éléments notables : . . . En l’espèce, Twitter est devenu un outil qui permet à un certain nombre de personnes de mettre en avant leurs compétences sur les programmes qu’ils commentent. L’arbre Netflix qui cache la forêt. Dans toutes les conférences sur la télévision du présent et du futur, Netflix est sur toutes les lèvres des intervenants. J’ai pu le constater à deux reprises récemment, d’une part lors de la table ronde sur le “Futur de la Télévision” que j’animais au CNAM dans le cadre de Futur en Seine le 12 juin 2014 et ensuite, pendant les Universités d’été du SNPTV du 16 juin 2014 à Paris.

Dans la première table ronde, nous avions Eric Scherer (France Télévisions), Marc Tessier (ex Canal+ et France Télévisions, actuellement chez Videofutur), Alexandre Michelin (Microsoft) et Giuseppe Martino (DailyMotion). On a du tourner autour du pot de Netflix pendant près d’un tiers de cette session d’une heure et demi. Avec une part de rêve sur le futur de la TV qui était au final bien maigre. Branle bas de combat français… ou pas Au printemps 2013, la Mission Lescure avait lancé le bal. L’impact de Netflix aux USA Les chaines de TV des grands networks sont saturées en publicité. L’impact de Netflix en Europe.

François Jost - Comprendre la télévision

Série tv et culture - Hervé Glévarec. Peut-on parler de « dépendance » aux séries télévisées ? | Dans vos têtes. Un ancien prof de chimie atteint d’un cancer se reconvertit en fabriquant de drogues pour payer ses soins médicaux (Breaking Bad). À Chicago, une famille de 6 enfants est gérée par l’aînée de la fratrie. La mère, bipolaire, s’est évaporée. Le père est toujours là, mais il est alcoolique et gros magouilleur (Shameless). Un serial killer a trouvé la combine parfaite pour assouvir ses pulsions en toute impunité : il travaille dans la police en tant qu’analyste des traces de sang, et ses « proies » sont d’autres tueurs dont il est très simple de masquer la disparition (Dexter).

Comment, avec de tels pitchs, les producteurs de séries TV ont-ils pu réussir à nous rendre « accros » ? (c’est le sujet développé ce mois-ci dans un dossier du Nouvel Observateur) : Une disponibilité accrue Avec l’arrivée des DVD, du replay, de la VOD et bien sûr du téléchargement, nos séries deviennent disponibles sans attendre (certaines séries sont même accessibles entièrement dès leur première diffusion). A l'heure de Netflix, les séries TV se consomment sans modération- 10 décembre 2013. Paris (AFP) - Proposées par saisons entières sur des plateformes de vidéo à la demande, diffusées 24 heures après les Etats-Unis ou regardées en streaming illégal, les séries, addictives, ont vu leur mode de consommation largement évoluer depuis l'époque de la seule diffusion hebdomadaire sur petit écran.

Coup de tonnerre en février: en mettant en ligne en une fois les 13 épisodes de sa série "House of Cards", la plateforme américaine de vidéo à la demande Netflix est venue révolutionner la diffusion des séries télé, s'adaptant à des fans parfois prêts à avaler de manière boulimique une saison entière d'une traite. Amazon, qui diffuse depuis la mi-novembre sa propre série télé sur internet, "Alpha House", devrait lui emboîter le pas. Selon cette étude, quelque 42% des sondés français utilisent le streaming pour regarder des séries au moins une fois par semaine, légalement ou non. 'Avant-garde'

Pratiques de visionnage des séries - Clément Combes

Sociologie des publics - JP Esquenazi. Halshs.archives-ouvertes. Communication et Politique - La série revisitée par le web. Présentation. Une sériphilie à la française. Les feuilletons et les séries ont été présents très tôt dans les grilles de la télévision française. Ils y ont rencontré un grand succès, que ce soit avec des productions nationales ou des programmes importés. Le Temps des copains ou Janique Aimée, deux feuilletons de 13 minutes diffusés aux heures de grande écoute dans les années 60, ont dans leur temps scandé la vie du pays [1] La France s’est arrêtée lors du dernier épisode de... [1] . Comme l’ont fait Hélène et les garçons – et les nombreuses sitcoms d’AB Production – auprès des audiences jeunes dans les années 90 (Pasquier 1999). De plus, comme l’a montré Régine Chaniac, les séries américaines ont réalisé de très bons scores d’audience en France depuis les années 70 (Chaniac 1989).

Le succès des séries et feuilletons est donc étroitement lié à l’histoire de la télévision et presque aussi ancien que le petit écran dans les foyers. Du côté du public cela a changé les choses. Héloïse Pourtier Tillinac a une approche narratologique. Delwiche-2013.pdf. Télévision. Réseau S.E.R.I.E.S. Partenaires Menu Membres À la une 3 décembre 2014 Séries cultes et culte de la série chez les jeunes Penser l’adolescence avec les séries télévisées octobre 2014 Actualités Toutes les actualités 2 décembre 2014 « Troubles en série » : les séries à l’âge adulte Colloque | 13-15 janvier 2016 Date limite : 1er janvier 2015 24 septembre 2014 Atelier Genres et Médias Jeudi 11 décembre 2014 | 18h à 20h avec Muriel Mille Genre en séries : cinéma, télévision, médias Revue scientifique en ligne Appel à communication 31 juillet 2014 Philoséries « Philosopher avec les séries télévisées » Episode n°4 : L’univers Battlestar Galactica Revue en ligne TV/Series 16 juillet 2014 Damages : l’ethos et le pathos dans une série télévisée Séminaire du JILC Compte-rendu du vendredi 7 février 2014 À noter La série des séries Nouvelle collection des PUF sur les séries télévisées.

L’intervention de Jane Feuer Retrouvez les vidéos de la présentation de Jane Feuer du 9 avril 2010. Journée d’étude autour de Jane Feuer. Soixante ans d'histoire des séries télévisées américaines. Qu’est-ce qu’une série télévisée américaine ? 1En anglais, le mot series désigne une suite d’émissions, sans distinction de genre : ce peut être une série documentaire, une série de téléréalité, ou une série d’émissions d’information. Pour les émissions de téléréalité, le terme générique de unscripted series (séries sans scénario) définit d’ailleurs bien mieux ce genre très divers que la mention trompeuse de la notion de « reality shows. » Quand il s’agit de fictions, on désigne par dramales séries dramatiques, par comedyles séries humoristiques, par soap opera les feuilletons quotidiens, par miniséries les séries à nombre d’épisode fixé d’emblée, et par TV movie le téléfilm. 2Une série télévisée peut être définie de façon générique comme une œuvre de fiction à épisodes, créée pour la télévision, diffusée sur un rythme quotidien ou hebdomadaire sur une période indéfinie, dont les personnages, la thématique ou la forme narrative sont des éléments constants.

Les grands genres 2 Cf. "De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?", de François Jost. J’ai testé Netflix : la révolution a un goût d’inachevé. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Michaël Szadkowski Récemment débarqué à San Francisco pour des raisons professionnelles, l’un de mes premiers réflexes sur place, à peine la valise et l’ordinateur déballés, fut de m’abonner à Netflix. Un nom, une adresse mail (non, je ne veux pas utiliser mon compte Facebook pour savoir ce que mes amis regardent), un numéro de carte bleue (sur lequel seront débités huit dollars chaque mois, soit le prix de la pizza d’en face), et ça y est, j’étais plongé dans la masse des 48 millions d’utilisateurs du service de vidéo en ligne. « C’est le nouveau Burger King quand on part aux Etats-Unis », s’est amusé en retour un fin gastronome.

La comparaison va encore tenir pour quelques mois, même si les burgers trop gras ont précédé Netflix dans leur (re)conquête de l’Hexagone. Lire : Netflix arrivera en France avant la fin de l’année Allait-il en être de même avec Netflix ? Ce profil va aussi (surtout ?) De toute évidence, oui. Beurk. #Calzonaisendgame. Reblogged from everyday is a crisis Jessica: Obviously Sara is immeasurably talented” Sara: It’s great having Jessica as a partner because she is so giving and presented and talented” reblogged from Did you say it ?

I love you. reblogged from Just one moment can change everything. for maylene - you don’t need medicine; just jcap. reblogged from girl the hell up moviezkie: Look who’s running towards Callie/Sara :) reblogged from M.O.V.I.E.F.R.E.A.K reblogged from GREY'S ANATOMY reblogged from You're Beautiful reblogged from GREY'S ANATOMY calzonaanatomy: Arizona: My bubble is so pink and so… Shonda: Arizona: … pretty. (Source: thezenparadox) reblogged from A chance to try and start over, from scratch reblogged from Teenagerposts reblogged from Nobody knows... reblogged from open your ♥ and start loving imaginationfiction: theheatofthesouth: theheatofthesouth: 1. Y’all I was not ready for this reblogged from you're my nutballs reblogged from jcaps-france:

"Breaking Bad", série télévisée par excellence. Benjamin Simmenauer livre son analyse d'une série télévisée emblématique, "Breaking Bad", aux étudiants IFM. Cette série écrite par Vince Gilligan, qui comporte 62 épisodes de 47 minutes, raconte l'histoire d'un professeur de chimie en collège qui se transforme en cuisinier de méthamphétamines après avoir appris qu'il était atteint d'un cancer. Exemple parfaitement addictif de la "série feuilletonnante", Breaking Bad permet d'expliquer pourquoi les séries télévisées sont devenues en quelques années un champ culturel à part entière, loin de la "pop culture" dans laquelle elles semblaient confinées.

Les spectateurs ont besoin d'un grand récit pour vivre quelque chose de différent de leur propre vie, et les séries déploient un univers narratif complexe avec une grande profondeur de champ, elles redonnent vie aux grands mythes (ici le succès d'un homme seul contre le système). Regarder des séries TV ... pour la recherche! Billet initialement publié le 6 octobre 2013 par Mélanie Bourdaa Je suis Maitre de Conférences à l’Université Bordeaux 3 et je travaille sur la télévision, plus précisément sur la réception des séries télévisées américaines et sur les stratégies de production transmédiatiques. Là où des collègues ont pour objet d’étude des films de la Nouvelle Vague, ou d’autres des romans noirs par exemple, les séries télévisées américaines constituent mon corpus, certes vaste, d’étude.

J’en regarde donc énormément, la plupart du temps en suivant au mieux la programmation des chaînes US. Une bonne partie de mon temps de recherche est consacrée à ce visionnage plus que nécessaire. Cependant, ma démarche de chercheur ne s’arrête pas à une analyse purement textuelle ou sémiologique de la série ou de ses épisodes, puisque j’étudie la réception par les fans et les stratégies de narration augmentée autour de ces séries. Je m’explique. Affiche de promotion de la Saison 4 de Battlestar Galactica Imprimer ce billet.