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AGRICULTURE FRANCAISE FNSEA

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SOS paysans ! Ils n’en peuvent plus ! « Il y a deux semaines, on a appris, pour une famille. On n’avait jamais entendu parler d’eux, raconte Bernard (prénom changé), de l’association Solidarité paysans en Ille-et-Vilaine. La dame brûlait toutes les factures. Son mari, ses frères, personne ne se doutait de rien, tout semblait aller bien. Et puis, la dame a vu paraître, dans un journal agricole, l’avis de liquidation de leur ferme. Des faits-divers de plus, bons pour alimenter un article en bas de page du journal ? De l’agriculteur au chef d’exploitation Lors du salon de l’agroalimentaire de Rennes, le Space, en septembre dernier, trois syndicats agricoles ont manifesté aux portes du parc des expositions.

Bernard est bénévole chez Solidarité paysans, une association nationale qui vient en aide aux agriculteurs et qui lutte contre leur isolement. . « Les gens étouffent, il y a trop de pression, ils sont assaillis de toutes parts. Dans les années 1960, le vocabulaire a changé : chef d’exploitation a remplacé agriculteur. Les fautes impardonnables de la FNSEA. En octobre 2015, l’évêque de Vannes, dans la très catholique Bretagne, célébrait une messe à Sainte-Anne-d’Auray devant 600 croix blanches témoignant de suicides par centaines de paysans en France. Quelques mois plus tard, le Salon de l’agriculture accueille le président de la République sous les huées de paysans médusés, à cran et à bout, ulcérés de voir déambuler leur ministre avec le président de la FNSEA, Xavier Beulin, censé aplanir leur colère. Tout a été dit sur cet industriel proche de Sarkozy représentant d’une profession acculée au pire à cause de ses recommandations, d’autant que sa propre position d’acteur économique, à travers sa société Avril, le place en porte-à-faux avec des agriculteurs, dès lors qu’il s’agit de transformer une matière première alimentaire en produits (biodiesel) à haute valeur ajoutée.

Une partie de la profession paysanne est menacée de mort violente, la question des responsabilités se pose. Pour une fois, la grande distribution a bon dos. Périco Légasse : «Ce n'est pas Le Foll qu'il faut siffler, mais Merkel» FIGRAOVOX /GRAND ENTRETIEN - Périco Légasse était présent au salon de l'agriculture ce week-end. L'occasion de faire le point avec FigaroVox sur la crise du monde paysan et de rappeler que le salon est avant tout celui des grandes enseignes. Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l'hebdomadaire Marianne. LE FIGARO VOX: Le salon de l'agriculture s'est ouvert ce week-end. Il y a quelques semaines dans FigaroVox, vous déclariez: «La Foire restera celle des grandes enseignes industrielles et commerciales dont les bénéfices se sont faits sur l'éradication d'une société qu'ils ont contribué à ruiner.»

Ce salon a-t-il encore un sens? Absolument, ce salon a un sens très profond, celui de consacrer le triomphe de l'industrie agricole par l'éradication de l'agriculture paysanne. Il est tout de même le réceptacle de la colère d'une partie du monde paysan. Craignant des débordements, Nicolas Sarkozy n'avait pas inauguré le salon 2010. Je ne dirai pas cela comme ça. L’aveuglement de la FNSEA est responsable de la crise agricole. Actualisation - Lundi 15 février 2016 - La crise agricole se continue : les prix du lait et de la viande de porc, notamment, ne suffisent plus à couvrir les frais d’exploitation de nombreux agriculteurs. Lundi 15 février, des agriculteurs bloquent la ville de Vannes, dans le Morbihan. • Michel Berhocoirigoin est ancien secrétaire général de la Confédération Paysanne nationale, Président de la chambre d’agriculture alternative du Pays Basque, de 2005 à 2015. L’actualité agricole que nous connaissons depuis plusieurs semaines se caractérise par une grosse manipulation !

Je pèse mes mots, et j’affirme de suite que je ne suis pas dans la critique des paysans qui manifestent. La douleur et le désespoir sont bien réels dans les campagnes, même si ce n’est pas la situation de tous ceux qui descendent dans la rue, car, il faut le dire aussi : les disparités en agriculture sont scandaleuses, ce qui rend la crise encore plus insupportable ! Jamais les bonnes questions Puits sans fond. Que reprochent ses détracteurs à Xavier Beulin, patron de la FNSEA ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Retour de boomerang pour le patron de la toute puissante fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA).

Xavier Beulin, qui était en tête des mobilisations d’éleveurs, est désomais contesté par sa base, et notamment par les éleveurs en colère. Critiqué pour son train de vie et ses multiples casquettes, M. Beulin a dû se fendre de deux courriers en quelques jours pour tenter de s’expliquer, non seulement sur sa gestion de la crise, mais surtout sur sa propre situation. Lire notre portrait publié en 2014 : Xavier Beulin, l’« agrobusiness man », va rempiler à la tête de la FNSEA Un grand céréalier Lorsqu’il accède à la tête de la FNSEA en 2010, M. Enfant d’agriculteurs, Xavier Beulin exploite avec son frère et deux cousins 500 hectares de cultures, mais aussi un atelier de lait, dans les environs d’Orléans. L’empire Avril-Sofiprotéol Consulter la liste des filiales du groupe sur le site reporterre.net De multiples casquettes M. Xavier Beulin, l'« agrobusiness man », va rempiler à la tête de la FNSEA. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurence Girard Une élection présidentielle sans suspense.

Xavier Beulin devrait être réélu, dans un fauteuil, à la tête de la FNSEA, principal syndicat agricole français, mercredi 9 avril. Un nouveau mandat décroché sans combattre puisqu'aucun adversaire ne s'est présenté sur le ring face à cet admirateur du boxeur Muhammad Ali. L'ambiance était tout autre en décembre 2010, lorsque M.

Beulin a brigué sa première investiture. Une division qui s'est illustrée dans l'âpre lutte entre les deux candidats déclarés, Dominique Barrau et M. Finalement, M. Les OGM ? Prudent, mesurant ses paroles, préférant d'ailleurs parler de biotechnologie, voire maniant la périphrase en évoquant le concept encore plus flou de recherche et d'innovation, M. Le vocabulaire est celui d'un chef d'entreprise. Il est vrai qu'il préside une entité qui pèse près de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. M. Mais ne demandez pas à M. M. Le plan de Xavier Beulin qui va faire disparaitre les petits paysans. Depuis le début de l’été, les chiffres alarmants se succèdent.

Un éleveur de porcs abandonne son activité chaque jour, alerte Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), principal syndicat agricole français, et du groupe agro-industriel Avril-Sofiproteol. Quant au ministère de l’agriculture, il estime que 10 % des élevages (laitiers, porcins, bovins) seraient au bord du dépôt de bilan. Face à cette crise de l’élevage, le gouvernement a mis en place un premier plan de sauvetage, le 22 juillet dernier : 600 millions d’euros pour restructurer les dettes et alléger les charges sociales. Insuffisant, selon la FNSEA, qui lance une nouvelle charge. Le 23 août, à la veille d’une réunion avec le Président de la République et le Premier ministre, Xavier Beulin demande dans le Journal du Dimanche un grand plan de trois milliards d’euros pour « sauver l’élevage ».

Laurent Pinatel « Ce n’est pas un plan de sauvetage que propose Xavier Beulin. Périco Légasse : «La grande distribution est devenue un fléau national» INTERVIEW - FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que se poursuivent les manifestations d'éleveurs protestant contre les trop faibles prix de la viande qui ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production, Périco Légasse analyse les raisons pour lesquelles le secteur agricole est en crise. Périco Légasse est rédacteur en chef de la rubrique vin et gastronomie à l'hebdomadaire Marianne. LE FIGARO. - Quelle est la responsabilité de la grande distribution dans la dégradation de la condition des éleveurs?

Périco LEGASSE. - Si ce n'était que ça. Autant demander à l'insecte quelle est la responsabilité de l'araignée sur la toile dans laquelle il vient de se prendre. Il suffit d'aller faire un tour au rayon boucherie des grandes surfaces et de pointer l'origine des étiquettes, la part des produits en provenance de l'étranger ne cesse de croître, payés à des tarifs avec lesquels l'élevage français ne peut entrer en compétition.

Je pense que François Hollande a un sens de l'humour débordant. L’indigestion qui vient, par Benoît Bréville (Le Monde diplomatique, août 2015) Une carcasse artificielle tombe sur la chaîne de production d’une usine aseptisée. Recouverte par une épaisse pâte blanche sortie d’un bras métallique, elle passe ensuite par une machine qui lui donne l’aspect d’un poulet bien en chair auquel on aurait coupé la tête et les pattes. Quelques pulvérisations de colorant plus tard, la volaille est empaquetée, prête à être vendue. Extraites de L’Aile ou la Cuisse, un film populaire dans lequel Louis de Funès interprète un critique gastronomique en guerre contre un géant de la restauration collective, ces images présentaient en 1976 un caractère saugrenu, propre à susciter l’hilarité. Quarante ans plus tard, la réalité a dépassé la fiction et le rire a viré jaune.

De la nourriture fade et vite expédiée a remplacé les mets savoureux sur les tables des foyers et des restaurants. Tous ces produits sont arrivés dans les assiettes sans rencontrer de résistance majeure. Agriculture : la grande misère des paysans français. FIGAROVOX /ENTRETIEN - Au lendemain d'importantes manifestations d'éleveurs dans plusieurs régions de France, Olivier de Seyssel, agriculteur, nous offre un aperçu de l'état actuel de l'agriculture française. Olivier de Seyssel est agriculteur et président de la Mutualité sociale des agriculteurs (MSA) Ain-Rhône. Des éleveurs ont manifesté à travers toute la France (Manche, Bretagne, Pyrénées-Atlantiques) pour exprimer leur colère quant à la baisse du prix du lait et de la viande.

Contrairement aux céréaliers, les éleveurs sont particulièrement touchés par la crise. Comment l'expliquez-vous? Tout d'abord, j'émettrais une réserve quant à votre question. Aujourd'hui, cependant, le libéralisme à outrance et la déréglementation du marché contribuent à la précarisation des professionnels du secteur. Le secteur de la viande rencontre des problèmes similaires. Depuis les années 1960, le nombre d'agriculteurs a considérablement baissé, passant de 4 millions à moins d'un million.

La grande enquête sur le maître caché de l’agriculture française. ENQUÊTE - 5 - Xavier Beulin, l’homme aux mille bras. C’est le symptôme le plus évident de sa puissance : d’« Agricultor » pour Libération à « Agrobusiness man » pour Le Monde, toute la presse nationale a tiré la caricature de cet « homme d’affaires [qui] détonne dans le milieu agricole » selon Le Point. Mais rien n’y fait. Xavier Beulin semble indestructible. Cheveux gominés, chaîne en or, montre Breitling et villa en Tunisie, son train de vie n’est pas un mystère. M. Beulin n’est plus guère paysan, et il s’en fiche. . « Fossoyeur de l’agriculture », selon Marianne, il ne cache pas sa vision des choses : il n’y a d’autre choix possible que l’industrialisation de l’agriculture : Ecouter Xavier Beulin : Et pourtant. « Beaucoup d’agriculteurs ne se rendent toujours pas compte qu’ils sont en train d’être vendus à un industriel », dit Grégoire Frison, avocat de Novissen, l’association en pointe dans le combat contre la ferme-usine des Mille vaches.

En revanche, M. Rien n’ébranle l’autorité de Xavier Beulin. Ecouter : Le pouvoir de M. Télécharger : Aurélie Trouvé : "Des exploitations ravagées par les marchés financiers" "Les paysans ont été noyés sous les emprunts, comme les Grecs !" Marianne : La grande distribution jure avoir respecté ses engagements du 17 juin dernier, à savoir rémunérer davantage les éleveurs qui vendent leur production à perte depuis plusieurs mois. « Nous avons augmenté comme prévu les prix de 5 centimes chaque semaine » explique par exemple le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Jacques Creyssel. « Visiblement cet argent ne va pas dans la poche des éleveurs » ajoute-t-il. Or selon Le Figaro, « le boeuf n'a augmenté que de 7 centimes le kilo (...) et il manque en outre 20 centimes le kilo pour le porc. » Qu’en est-il ? Philippe Collin : L’une des difficultés, c'est de pouvoir vérifier les chiffres.

Ce qu’on peut conclure néanmoins, c’est que, si la FCD dit vrai, et que ça ne marche pas, cela signifie que l’accord était de la poudre aux yeux. On a organisé un deal pour mettre en place un espèce d’écran de fumée sur une situation qui est sérieuse. Le Tour de France : sous nos yeux défile toute la merde du monde industriel. Aujourd'hui c'est notre Tour... Samedi 18 juillet, le Tour de France passe dans le village des Vignes, en Lozère. Une portion de la route des Gorges du Tarn a été élargie (3 km environ) pour pouvoir faire passer les cyclistes, pour la modique somme de 1 600 000 € ( 1 000 000 € pour le Conseil Général, 600 000 € pour le Conseil Régional).

Ils doivent passer devant notre hôtel-restaurant. On nous a prévenu, ça va être impressionnant... Nous attendons. A 11h00, la circulation est coupée, et pour l'instant il faut bien le reconnaître, il n'y a personne. Nous sommes pourtant dans une nature magnifique, avec la rivière sous nos fenêtres, les vautours, des mouflons dans les falaises, des paysans qui s'acharnent à produire des produits de qualité (charcuterie, fromages, légumes, vin) et que j'essaye d'aider à mon humble échelle en proposant leurs produits à la carte de notre restaurant.

L'agriculture au péril du libéralisme. Billet invité, inaugurant le passage du blog en mode collectif La Politique Agricole Commune -PAC- a été mise en place dans les années 1960 pour répondre aux objectifs fixés par le traité de Rome : accroître la productivité de l’agriculture ; assurer un niveau de vie équitable à la population agricole ; stabiliser les marchés ; garantir la sécurité des approvisionnements ; assurer des prix raisonnables aux consommateurs.

Ces objectifs ont été repris tels quels en 2007 dans le traité de Lisbonne, bien que l'Union Européenne les ait abandonnés quinze ans auparavant pour ouvrir le marché européen sur le marché mondial et favoriser l'inclusion de l'agriculture dans une économie marchande globalisée. En 1992, suite à l'accord de Marrakech créant l'Organisation Mondiale du Commerce -OMC-, ces prélèvements ont été supprimés. Les comptes de l'agriculture sont le reflet de cette situation et de la capacité de résistance ou d'adaptation des différents secteurs à cette pression. Jean-Louis Porry. L’effarante passivité de la majorité sur le drame des éleveurs. Quand la FNSEA fait la loi - L'Autre JT. Agriculture : "On fabrique des fermes de merde, littéralement" Les élevages de volailles sont les plus effrayants. Il est impossible de se représenter fidèlement plus d’un million de poules entassées dans des volières géantes. Impossible puisqu’inhumain.

Pourtant, à Pamproux (79), la société Pampr’œuf a implanté un élevage qui compte 600 000 poulettes et 600 000 poules pondeuses. Un total d’un million deux cent mille gallinacés s’entassent sous de gigantesques hangars en tôle pour produire 700 millions d’œufs par an. La Confédération paysanne recense six autres fermes aviaires similaires dont celle de Steinseltz qui compte 1,5 million de poules à l'année. Avec ce type d’exploitations, l’industrie a pris le pas sur l’agriculture paysanne. Les 29 grandes exploitations en question s’inspirent de ce qui se fait aux Etats-Unis, en Allemagne, en Espagne ou encore en Afrique du Sud. Mais la pratique, comme souvent, envoie paître la théorie.