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Sylvain Tesson

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Sylvain Tesson: "La mort n'a pas voulu de moi" "Je crois au dharma, à la roue du destin", écrivez-vous à propos de l'épopée napoléonienne. En est-il de même pour vous, dont la mort n'a pas voulu le 21 août dernier, jour de votre chute de 10 mètres, prélude à une semaine de coma et à des mois de convalescence? Je crois profondément aux enchaînements, à cette idée de dominos, mais pas à l'existence d'un dieu qui manipulerait nos destins. La mort n'a pas voulu de moi, je n'y ai fait qu'un aller et retour rapide. Quand bien même elle aurait voulu de moi, ce n'était pas très désagréable. Cet accident m'a conforté dans l'idée qu'il faut absolument aller chercher la mort violente, le fantasme collectif de mourir dans son lit -au terme de longues souffrances éventuelles- est une horreur.

Certes, mais vous avez aussi confessé vouloir arrêter de danser comme un sauvage sur le mont Chauve de la nuit. Par miracle, je devrais récupérer dans l'année ma forme et mes forces, du coup je vais continuer ce genre de voyages, ces glissades à la Kerouac. Bérézina - Sylvain Tesson. Sur Maylis de Kerangal Le salon du livre de Moscou était un succès.

Bérézina - Sylvain Tesson

Pourquoi les organisateurs avaient-ils appelé débat-table ronde cette réunion de gens tous d’accord entre eux autour d’une table carrée ? J’étais assis près de Maylis de Kerangal et très intimidé par la beauté de l’auteur de Tangente vers l’est. Elle disait son amour pour la Russie avec nuance. Elle arrachait tout ce que j’aurais voulu exprimer. Elle portait les yeux très écartés, marque des gens supérieurs. Sur le destin de Napoléon Comment devient-on ce que l’on est ? Sur l’âme russe Ce fut l’heure des toasts. Je nourrissais une tendresse pour ces Slaves des plaines et des forêts dont la poignée de main vous broyait à jamais l’envie de leur redire bonjour. Je me souviens de l’alpiniste Reinhold Messner pendant sa traversée de l’Antarctique. Avant de mourir, foutus pour foutus, les hommes se saoulent, baisent et bouffent à s’en crever le ventre. C’étaient les plans d’un homme qui ne savait pas qu’il était déjà mort. Entretien : Sylvain Tesson. Sur les chemins noirs. « Corseté dans un lit, je m’étais dit à voix presque haute : “Si je m’en sors, je traverse la France à pied”.

Entretien : Sylvain Tesson. Sur les chemins noirs

Je m’étais vu sur les chemins de pierre ! J’avais rêvé aux bivouacs, je m’étais imaginé fendre les herbes d’un pas de chemineau. Le rêve s’évanouissait toujours quand la porte s’ouvrait : c’était l’heure de la compote.Un médecin m’avait dit : “L’été prochain, vous pourrez séjourner dans un centre de rééducation”. Je préférais demander aux chemins ce que les tapis roulants étaient censés me rendre : des forces. » Peut-on définir ce livre comme un journal de voyage ? En croisant certains randonneurs à la recherche du pittoresque, vous évoquez leur désir de se désennuyer. Vous portez sur les paysages un regard plutôt scientifique, de botaniste, de naturaliste, de géologue… J’ai une formation de géographe, et j’aime beaucoup Vidal de La Blache quand il explique que nous croyons être les régents de l’histoire, alors que nous sommes d’abord les disciples du sol.

. © Gallimard. Livres de Sylvain Tesson. Sylvain Tesson. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sylvain Tesson

Pour les articles homonymes, voir Tesson. Sylvain Tesson est un écrivain et voyageur français né le à Paris. Biographie[modifier | modifier le code] Sylvain Tesson est le fils de Marie-Claude Tesson et du journaliste Philippe Tesson et le frère de la comédienne Stéphanie Tesson et de la journaliste d'art Daphné Tesson. Il a étudié au lycée Passy-Buzenval puis effectué une hypokhâgne et une khâgne[1]. Sylvain Tesson est aussi membre du conseil d'administration du fabricant de montres russes Raketa[3] et président de la « Guilde européenne du Raid »[4], une ONG reconnue d’utilité publique[5].

Le voyageur[modifier | modifier le code] En 1991, il découvre l’aventure lors d’une traversée à vélo du désert central d’Islande[6], puis d’une expédition spéléologique à Bornéo[7]. Puis, en 1993-1994, il fait le tour du monde à bicyclette avec Alexandre Poussin, qu’il connaît depuis la classe de seconde au lycée Passy-Buzenval à côté de Paris[8]. Essais. Sylvain Tesson - On n'est pas couché 7 février 2015 #ONPC. Médiathèque de Gradignan - sylvain tesson - Recherche.