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Sexes

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Sexe, jeunes et politique en Algérie, par Pierre Daum (Le Monde diplomatique, août 2014) Originaire de Tifelfel, au cœur du massif des Aurès, Rabah vient d’achever un master 2 de mathématiques à l’université de Batna.

Sexe, jeunes et politique en Algérie, par Pierre Daum (Le Monde diplomatique, août 2014)

Il a 23 ans et, comme la plupart des jeunes de son âge que nous avons rencontrés et interrogés sur la sexualité, il parle de religion dès les cinq premières minutes d’entretien. Ce qui le préoccupe tout particulièrement, c’est le calcul entre hassanate (les bons points récoltés au cours de la vie grâce aux bonnes actions effectuées) et syiate (les mauvais points). De la différence entre les deux chiffres dépendra son accès au paradis. « Je prie à la mosquée cinq fois par jour. Parce qu’à la mosquée, ça te rapporte vingt-sept fois plus de hassanate qu’à la maison. » Rabah a déjà eu trois copines.

Bien sûr, rien ne nous assure que Rabah dise toute la vérité. Comme ses copains, Noureddine possède plusieurs numéros de téléphone portable. Les deux tiers de la populationont moins de 35 ans Poids des coutumeset permanence du contrôle social. Un regard critique sur l'actualité. Nuit de Cologne : « Kamel Daoud recycle les clichés orientalistes les plus éculés » Collectif Dans une tribune publiée par le journal Le Monde le 31 janvier 2016, le journaliste et écrivain Kamel Daoud propose d’analyser « ce qui s’est passé à Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre ».

Nuit de Cologne : « Kamel Daoud recycle les clichés orientalistes les plus éculés »

Pourtant, en lieu et place d’une analyse, cet humaniste autoproclamé livre une série de lieux communs navrants sur les réfugiés originaires de pays musulmans. Tout en déclarant vouloir déconstruire les caricatures promues par « la droite et l’extrême droite », l’auteur recycle les clichés orientalistes les plus éculés, de l’islam religion de mort cher à Ernest Renan (1823-1892) à la psychologie des foules arabes de Gustave Le Bon (1841-1931). Loin d’ouvrir sur le débat apaisé et approfondi que requiert la gravité des faits, l’argumentation de Daoud ne fait qu’alimenter les fantasmes islamophobes d’une partie croissante du public européen, sous le prétexte de refuser tout angélisme. Cologne, lieu de fantasmes. Par Kamel Daoud (Ecrivain) Que s’est-il passé à Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre ?

Cologne, lieu de fantasmes

On peine à le savoir avec exactitude en lisant les comptes rendus, mais on sait – au moins – ce qui s’est passé dans les têtes. Celle des agresseurs, peut-être ; celle des Occidentaux, sûrement. Fascinant résumé des jeux de fantasmes. Le « fait » en lui-même correspond on ne peut mieux au jeu d’images que l’Occidental se fait de l’« autre », le réfugié-immigré : angélisme, terreur, réactivation des peurs d’invasions barbares anciennes et base du binôme barbare-civilisé. Cela correspond à l’idée que la droite et l’extrême droite ont toujours construite dans les discours contre l’accueil des réfugiés.

Le rapport à la femme. Cologne, lieu de fantasmes. « Elle, pas il » : sur Twitter, un robot corrige les transphobes. Quand on change de genre, on change de nom et on change de pronom.

« Elle, pas il » : sur Twitter, un robot corrige les transphobes

Dans le cas de Caitlyn Jenner, ex-Bruce Jenner, elle souhaite désormais qu’on l’appelle par son nouveau nom. L’ancienne championne, connue pour avoir brisé par trois fois les records du monde de décathlon entre 1975 et 1976 (dans la catégorie hommes), dont l’appartenance au clan Kardashian l’a rendue populaire au-delà de la sphère sportive, a choisi d’annoncer son changement de genre sur Twitter. Ses mots sonnent comme une nouvelle naissance : « Bienvenue au monde, Caitlyn. » Puisqu’on n’est pas proche des Kardashian sans aimer le sens du spectacle, Caitlyn Jenner a posé pour la couverture de Vanity Fair. Son tout premier tweet, c’est d’ailleurs la couverture du magazine américain, où elle apparaît en corset, avec la citation « Call me Caitlyn » (ce qui ne manquera pas d’interroger Pierre Haski sur un un éventuel gros coup marketing). Ça a d’ailleurs l’air de marcher. Ludo, 24 ans : « Je n’aime pas les rapports Bisounours » Ludo m’attend devant son université du nord de la France.

Ludo, 24 ans : « Je n’aime pas les rapports Bisounours »

Etudiant en fin de master, c’est la septième et dernière année qu’il passe entre ces murs. Il a préféré cet endroit calme et dont il connaît les pièces discrètes pour discuter de ses relations sexuelles. « Je suis assez timide et en parler dans un lieu public est certes faisable, mais certainement moins facile. » Prostitution : esclavage légal au XXIème Siècle ? 16 février 2015 Article en PDF : En juillet 2014, la pénalisation des clients de la prostitution, mesure pourtant phare du projet de loi sur la « lutte contre le système prostitutionnel », a été supprimée par le Sénat [1].

Prostitution : esclavage légal au XXIème Siècle ?

Le progressisme de façade de ceux qui nous gouvernent n’aura pas fait long feu. Sous le prétexte de la complexité du sujet et de la polémique qu’il engendre, les élus ont, une fois de plus, décidé de ne pas aller au bout du projet. Pourtant, la nécessité de lutter contre cette forme d’exploitation est plus que jamais d’actualité.