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Affaire Fillon

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François Fillon, "sans éthique" et "décadent", étrillé par la presse étrangère. François Fillon s'accroche. Malgré sa prochaine mise en examen dans l'affaire du Penelopegate, le Républicain reste candidat à la présidentielle. Du jamais vu, s'étonnent plusieurs journalistes étrangers. Le britannique The Independent, par exemple, estime que le geste de François Fillon est un "cadeau politique fait à Marine Le Pen", ni plus ni moins.

"Si la présidente du Front national avait souhaité un symbole de la décadence de l'élite française, elle n'aurait pas pu en demander un plus vif", écrit l'éditorial. Oubliant un peu rapidement que la présidente du FN est elle-même l'objet d'une enquête portant sur ses assistants parlementaires au Parlement européen, soupçonnés d'avoir bénéficié d'emplois fictifs.

Un message "difficile à avaler" En Allemagne, la journaliste du quotidien Welt, Martina Meister, compare ouvertement le Républicain à Donald Trump. "Fillon, candidat sans éthique" En Espagne, El Mundo qualifie François Fillon de "candidat sans éthique". Fake news: Fillon déclare à tort que les médias ont annoncé le suicide de Penelope. TWITTER Dans son intervention télévisée sur France 2 dimanche soir, François Fillon avait, selon Twitter, des airs de Donald Trump… Noémie Seguin Publié le Mis à jour le Invité du 20h de France 2, c’est la voix pleine de colère que François Fillon dénonçait dimanche les « attaques » contre sa famille qui l’ont « blessé », affirmant, que « le suicide » de sa femme Penelope avait été annoncé à la télévision mercredi.

>> A lire aussi : Bad buzz: Fillon assène qu'il n'est "pas autiste" et s'attire les foudres de la twittosphère Problème, journalistes et téléspectateurs semblent entendre parler de cette histoire de suicide pour la première fois. Aucun résultat sur cette affirmation n’est trouvable nulle part sur le web. L’aplomb de François Fillon affirmant devant des millions de personnes une contre-vérité à instantanément fait penser à Donald Trump et ses fake news.

Mots-clés : L’affaire Fillon, une honte française. Nicolas Sarkozy à François Fillon : « Cela ne peut pas durer comme ça » M. Fillon a appelé deux fois l’ancien chef de l’Etat ce vendredi. Ce dernier est inquiet, mais, à ce stade, il ne demande pas le retrait de la candidature de son ex-premier ministre. Nicolas Sarkozy ne veut pas apparaître comme un acteur de la crise que traverse la droite, mais la journée qu’il a passée a encore été très chargée.

Ce vendredi matin, François Fillon a appelé deux fois l’ancien chef de l’Etat. L’ex-premier ministre lui a fait part de sa volonté de tenir bon. « Cela ne peut pas durer comme ça », lui a expliqué M. Sarkozy, qui a réitéré ses inquiétudes sur un possible éclatement de droite. Nicolas Sarkozy n’a, en revanche, pas demandé à son ancien premier ministre de retirer sa candidature, ne voulant pas le brusquer. Lire aussi : François Fillon lâché de toutes parts En fin de matinée, l’ancien président a reçu le président du Sénat, Gérard Larcher, et le secrétaire général du parti Les Républicains, Bernard Accoyer, qui avaient demandé à le voir. De son côté, M. Pour M. Libération.fr – Le compteur des lâcheurs de Fillon. Trois juges d’instruction chargés d’enquêter sur l’affaire François Fillon | France.

Coup de massue pour le champion de la droite. Le Parquet national financier a ouvert une information judiciaire dans le cadre de l’enquête concernant les emplois présumés fictifs accordés par François Fillon à son épouse et ses enfants. Elle porte sur des faits éventuels de « détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations déclaratives » a indiqué le Parquet national financier (PNF) dans un communiqué. Dans un communiqué, les avocats du couple Fillon, qui avaient mis en cause la légitimité du PNF et qualifié son enquête d’« illégale », ont salué une décision « logique ». En ouvrant une information judiciaire au lieu de le renvoyer directement en procès, « le PNF confirme (…) qu’il n’a pas pu démontrer la réalité des infractions poursuivies », écrivent-ils. « Nous ne doutons pas qu’à l’issue d’une procédure sereine, avec des juges indépendants, l’innocence de François et Penelope Fillon sera enfin reconnue », ajoutent-ils.

L'affaire Fillon nous raconte cinquante ans d'évolution de nos mœurs politiques. La scène se passe chez le banquier Guy de Rothschild, en 1962. Georges Pompidou, qui vient d’être nommé Premier ministre par le général de Gaulle, fait ses adieux à celui qui était devenu son ami en même temps que son employeur. Le moment est déchirant, non pas tant parce que le nouveau chef du gouvernement doit abandonner un emploi très lucratif mais parce qu’il lui faut mettre un terme à ses relations suivies avec le banquier. On ne peut gouverner l’État et fréquenter assidûment les grands patrons du privé. Le général de Gaulle a, il est vrai, en revenant au pouvoir, imposé un certain sens du devoir et un rapport sans ambiguïté avec l’argent: il a renoncé à sa retraite de général, estimant inconcevable de cumuler ses indemnités de président –fonction qu’il exerce à plein temps– avec toute autre rémunération. Ces gestes des deux hommes d’État n’étaient pas dictés par la loi.

Profession politique L’élu en cadre dirigeant. Affaire Fillon : la presse étrangère fustige l’impunité de la classe politique française - Sud Ouest.fr. Le séisme qui fait trembler la classe politique française fait couler beaucoup d’encre. Y compris à l’étranger, où de nombreux titres de presse s’étonnent que François Fillon maintienne sa candidature à la présidentielle malgré les accusations de fraudes qui l’éclaboussent. "Alors qu’il était jusque-là considéré comme l’homme intègre de la politique française, François Fillon, candidat conservateur et favori pour l’élection présidentielle connaît désormais son premier vrai scandale", explique l’hebdomadaire allemand Die Zeit. Alors que Penelope Fillon est soupçonnée d’avoir bénéficié d’emplois fictifs pour lesquels elle aurait perçu une rémunération de 831 440 euros bruts, le New York Times avance que "ces allégations sont particulièrement préjudiciables à François Fillon étant donné qu’il s’est engagé à réduire les dépenses inutiles et s’est façonné une image de politicien sévère et honnête, et vierge de tout scandales de corruption, contrairement à certains de ses adversaires".

"Nous aussi on veut être payés à rien foutre" : à Compiègne, les anti-Fillon l'accueillent avec un concert de casseroles. Les détracteurs de François Fillon ne le lâchent pas. Que ce soit dans l'Essonne, dans la Vienne ou à La Réunion, impossible désormais pour l'ancien Premier ministre de faire un pas sans être suivi. Près de Compiègne (Oise), mercredi 15 février, l'accueil est encore loin d'être chaleureux. "Nous aussi, on veut être payés à rien foutre", scandent ses adversaires, quelques dizaines de militants de gauche et de syndicalistes. Ils sont venus perturber l'accès des sympathisants de droite au meeting de leur champion, toujours empêtré dans les révélations sur les activités d'assistants parlementaires de sa femme et de ses enfants.

Au son de casseroles et de slogans "Fillon en prison", syndicalistes de la CGT et militants proches de Jean-Luc Mélenchon ont formé un barrage filtrant devant le parking de la salle où était programmé le discours du candidat à la présidentielle. Encadrés par les policiers, les militants de droite ont tout de même pu accéder au rassemblement, mais au compte-goutte. Affaire Fillon : "Dans ces milieux, on ne dit pas château, on dit maison" Comme tous les grands faits-divers, l’affaire Fillon a le mérite de révéler tout un monde : le petit monde des grands élus de la République d’abord, avec leurs avantages, et l’opacité qui les entoure, mais aussi, en élargissant le champ, leurs rapports avec le monde de la finance et des médias. Pour explorer ce dévoilement d’un pan de la société, nous avons invité la sociologue Monique Pinçon-Charlot ainsi que Nicolas Thibault, président de l’association française des collaborateurs parlementaires (AFCP).

En fin d'émission, la chronique de Mathilde Larrère sur la vallée de la Roya. Coulisses de l’émission par Anne-Sophie Jacques C’était couru. En tournant notre émission en partenariat avec Tënk lundi après-midi – émission autour du film La chasse au snark de François-Xavier Drouet en ligne depuis mercredi – on se doutait bien qu’on céderait à la tentation d’organiser un second plateau. DIRECT. Affaires Fillon : "Jamais" un candidat "n'a été ainsi sous l'influence des puissances d'argent", dénonce Bayrou. Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FILLON 06h24 : "En trente-deux ans de vie politique, je n'ai jamais été mis en cause dans une affaire.

J'ai toujours agi dans la stricte légalité et dans la plus parfaite honnêteté. Mais j'ai commis une erreur : en travaillant avec mes proches, j'ai privilégié une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance. " François Fillon renouvelle également ses excuses. 07h24 : "Au terme d'une campagne médiatique et politique d'une violence inouïe, j'ai choisi de m'adresser directement à vous pour vous dire ma vérité. " Après avoir présenté ses excuses lors d'une conférence de presse devant 200 journalistes, lundi, François Fillon adresse une tribune aux Français, sous forme de lettre dans Ouest-France. 07h26 : Voici un premier point sur l'actualité : Le Canard enchaîné affirme que l'épouse de François Fillon a touché, en deux fois, 45 000 euros d'indemnités de licenciement, payés par l'Assemblée nationale.

DIRECT. "Le Canard enchaîné" affirme que Penelope Fillon a touché 45 000 euros d'indemnités de licenciement payées par l'Assemblée. Retrouvez ici l'intégralité de notre live #FILLON 17h38 : Les excuses d'hier ont visiblement du mal à passer. Une salariée glisse: "il a pas honte de venir au milieu des ouvriers après ca? " 17h37 : "Escroc, rembourse la dette ! " François Fillon a été interpellé plusieurs fois à Romilly-sur-Seine (Aube) alors qu'il visitait des ateliers de l'équipementier Le Coq sportif. 17h24 : Dans le détail, Penelope Fillon a perçu en août 2002 "16 000 euros d'indemnités, soit l'équivalent de cinq mois de salaire", alors qu'elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès du suppléant de François Fillon. 17h24 : Vous êtes nombreux à nous demander quelles sont les nouvelles révélations du Canard enchaîné ?

17h11 : Fenech, Muselier, Gosselin… Plusieurs parlementaires des Républicains ont vite changé d'avis après la conférence de presse de François Fillon. 17h03 : Mme fillon a t'elle touché des allocations chômage après ? 16h29 : La une du Canard de demain. 16h31 : Bonjour @Anonyme. 11h51 : Bonjour. François Fillon s'en prend à “Envoyé spécial”... et perd un peu plus en crédibilité. Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de François Fillon. "Je comprends les interrogations. Je n'ai rien à cacher. " Mis à mal depuis deux semaines par les révélations du Canard enchaîné, contesté jusque dans son propre camp, François Fillon s'est défendu, lundi 6 février, devant la presse réunie à son QG de campagne, à Paris. A cette occasion, il a présenté ses "excuses" aux Français. >> DIRECT. Le candidat désigné par la primaire de la droite à l'élection présidentielle s'est exprimé durant une quarantaine de minutes.

Les explications : "Le salaire de [mon épouse] était justifié, car son travail était indispensable" "Oui, j'ai employé mon épouse comme collaboratrice. " Sa rémunération présentée l'a été en brut, en un seul bloc, alors qu'elle a été employée 15 ans. Son travail "n'a rien de fictif" et son salaire était "parfaitement justifié", a asséné le candidat de la droite. Il a en outre reconnu avoir employé deux de ses enfants comme assistants parlementaires "pour un salaire net de 3 000 euros en moyenne pour chacun". Voir la vidéo. Fillon: deux semaines de tourmente politique et judiciaire. Fillon à la droite: c’est moi ou le chaos. Il y eut la minute de contrition. « J’ai commis une erreur, je le regrette profondément et je présente mes excuses aux Français », a expliqué lundi 6 février François Fillon à l'occasion de cette conférence de presse convoquée comme un ultime exercice de sauvetage.

Une erreur relative d'ailleurs, a aussitôt tempéré celui qui, « avec une énergie décuplée », est plus que jamais candidat de la droite à l'élection présidentielle. Car François Fillon, pour qui tout cela « est légal » (la justice le dira), s'interroge toujours sur la réalité de la question éthique et morale posée par les emplois familiaux présumés fictifs de sa femme et de ses enfants : « C’est aux Français de décider », tranche-t-il. Tout juste consent-il à noter que « cette pratique est désormais rejetée » et qu'il a sans doute « mis un peu de temps à comprendre les évolutions de la société ». De nouveaux éléments de l’enquête fragilisent la défense de François Fillon.

Les enquêteurs suspectent un éventuel trafic d’influence lié à l’attribution d’une décoration. L’un des fils de M. Fillon, assistant au Sénat, travaillait pour la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. La pression judiciaire s’accentue encore sur François Fillon, mis en cause depuis près de deux semaines dans une affaire d’emplois fictifs présumés dont auraient bénéficié son épouse et deux de ses enfants. Selon les éléments réunis par Le Monde, l’enquête préliminaire ouverte par le parquet national financier (PNF) le 25 janvier à la suite des informations publiées le jour même par Le Canard enchaîné a fait émerger des faits susceptibles d’affaiblir encore davantage la position de l’ancien premier ministre, et de renforcer la conviction de ceux, de plus en plus nombreux dans son camp, qui jugent inéluctable son retrait de la course présidentielle.

Or, l’année précédente, le patron du groupe Fimalac s’était vu remettre une décoration... Fillongate : quand une porte parole de Fillon doute en off après une interview @CPolF5. Exclusif Fillon « débranché » lundi ou mardi - Vsd. Le reportage tourne en boucle sur BFMTV. A Neuilly-sur-Seine, commune cossue, s’il en est de la petite couronne parisienne, fief des Républicains longtemps acquis à Nicolas Sarkozy qui en fut le Maire, on ne décolère pas.

Bourgeoise, en majorité catholique, la population se sent, de l’aveu même de son élu municipal LR, Franck Keller, « profondément choquée et déçue ». Alors que la droite affiche une unité de façade derrière son candidat, que quelques ténors du parti tentent encore de sauver la campagne et que François Fillon lui-même multiplie les discours et les gesticulations, il est l’un des rares à avoir affirmé, sur une chaîne de grande écoute et à visage découvert qu’il n’y croit plus, qu’il est aussi consterné que la majorité des Français par les révélations qui se succèdent et qu’il faut demander à François Fillon de renoncer. « Tout cela doit s’arrêter très vite. >>> Lire aussi : Affaire Fillon : la rude tâche de sa porte-parole Florence Portelli Il n’empêche. L'assassinat politique de François FILLON. Ce matin, sur France Info, un journaliste s’indignait de la réaction de ceux qui critiquent la charge médiatique sur François Fillon en vociférant (enfin presque) « mais on fait notre travail de journaliste !

». Cette proclamation « On fait notre travail de journaliste » m’a laissé rêveur quand on songe à ce que nous dit, en creux, cette affaire Fillon sur le mode de fonctionnement de notre démocratie. Pour décrypter et comprendre ce que cache l’affaire Fillon, il convient évidemment de s’abstraire du tumulte médiatique pour poser à plat les données de cette affaire, en apprécier la portée, voir les mécanismes de pouvoir en jeu et essayer d’identifier qui sera bénéficiaire de tout ce brouhaha médiatique.

Que se passe-t-il dans la maison Fillon ? La révélation, au moment où François Fillon est devenu le candidat de la droite à l’élection présidentielle française, d’une pratique commune dans le microcosme politique : rémunérer ses proches à des postes laissés à discrétion de l’élu. M.