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Leofanny

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Le rôle de la nature dans notre bonheur. Vivre heureux, c’est bien.

Le rôle de la nature dans notre bonheur

Vivre sur une planète où les générations futures pourront aussi accéder au bien-être et au bonheur, c’est encore mieux. Ces deux phrases résument de façon pertinente les objectifs majeurs de la mise en place des politiques et des actions concrètes défi nies aujourd’hui sous le vocable de « développement soutenable ». Depuis plusieurs décennies, les sociologues et les économistes ont utilisés des index qui quantifient la perception du bien-être et du bonheur au sein de populations appartenant à des régions géographiques, des États, des régimes politiques et des types de sociétés différentes. L’analyse des données recueillies montre que « mieux vivre heureux » n’est pas uniquement corrélé à l’augmentation de la croissance, mais résulte aussi de la façon dont les États convertissent les richesses naturelles de leurs territoires en vie longues et heureuses pour leurs citoyens. Le bonheur est-il dans la pollution?

Il y a les verts, les écolos, les amis de la nature, les protecteurs de la maison commune dont le pape François loue le bon travail.

Le bonheur est-il dans la pollution?

Mais il y a aussi les pollueurs, les pétrolières de l'Alberta, les responsables des changements climatiques, ceux qui nient l'existence de tels changements ou encore prennent le phénomène à la légère. Sans oublier les automobilistes qui contribuent à la croissance de la pollution en attendant de se convertir à l'énergie électrique. Font aussi partie des pollueurs les administrateurs municipaux qui, à l'occasion, vident les égouts de leur ville dans le beau grand fleuve Saint-Laurent, des producteurs agricoles conseillés par des experts rémunérés par des fabricants de pesticides et qui utilisent une quantité phénoménale de produits empoisonnés qui se déversent dans ce même grand fleuve. Le bonheur est dans le pré, titrait jadis un film plein d'humour. Louis O'Neill Québec. Le bonheur de vivre. H Matisse. 1905-1906. Quand? On ne s’habitue jamais à la beauté de la nature - Christophe André.

En psychologie positive, on nomme « habituation hédonique » le phénomène d’usure et d’habitude envers ce qui nous rend heureux ou joyeux : dès lors qu’une source de bien-être ou de bonheur est présente chaque jour de notre vie, nous l’oublions peu à peu, et elle perd sur nous son pouvoir de nous rendre heureux.

On ne s’habitue jamais à la beauté de la nature - Christophe André

Ainsi, si je dispose d’une douche chaude chaque matin, ou que je vis en démocratie, j’ai tendance à oublier qu’il s’agit de chances et non d’évidences, qui me seraient dues éternellement. D’ailleurs, il faut souvent que ces sources de bonheur me soient retirées pour que j’en réalise la valeur, comme le mentionne la phrase célèbre du poète Raymond Radiguet : « Bonheur, je ne t’ai reconnu qu’au bruit que tu fis en partant. » Mais il existe un domaine où ce phénomène de l’habituation hédonique s’exerce peu ou pas : c’est celui de notre lien avec la nature. Sans doute parce qu’il est impossible de s’habituer à la nature ! Illustration : l'automne en Aubrac. Le réchauffement climatique et l'arctique. Bonheur environnement.