Emploi des seniors : des paroles, peu d'actes. Depuis longtemps, on prône le maintien dans l'emploi des salariés âgés.
Mais dans la réalité, ce processus n'avance guère. Rien d'étonnant: même avant la crise, les conditions nécessaires n'étaient pas réunies en France. Par Henri Sterdyniak, directeur adjoint du département des Etudes de l'OFCE, et Gérard Cornilleau, directeur du département Economie de la mondialisation de l'OFCE. Pénibilité en Europe : les pays nordiques misent sur la qualité d'emploi des seniors. Réduire la pénibilité et ainsi maintenir les seniors en emploi: la stratégie des pays nordiques semble efficace, selon une exploitation de l'enquête européenne Share.
Et au total, les plus de 50 ans se disent davantage satisfaits au travail que leurs homologues français. Les seniors européens sont-ils heureux dans leur travail? Une étude exploitant l'enquête européenne Share (voir encadré page 45) et portant sur la population des 50-64 ans en emploi dans onze Etats apporte sur ce thème des éléments de comparaison entre pays. Elle passe en revue les facteurs susceptibles d'expliquer les écarts de satisfaction observés, en s'attachant en particulier à évaluer le rôle des conditions de travail et celui de la santé. L'enquête Share, européenne et multidisciplinaire Conduite tous les deux ans depuis 2004, l'enquête européenne Share (pour "Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe") est une opération internationale et multidisciplinaire.
Activité courte, mais intense. Travail-Emploi - Principaux dispositifs spécifiques de politique d'emploi. Travail-Emploi - Taux d'emploi des travailleurs âgés de 55 à 64 ans. Téléchargement Télécharger au format Excel (31 Ko) Carte associée Afficher la carte associée Commentaire En 2011, il est de 47,4 % dans l'Union européenne , mais seulement de 41,5 % en France alors que l'objectif de l'UE comme de la France est d'atteindre 50 % en 2010.
Travail-Emploi - Taux d'emploi par âge dans l'Union européenne. Travail-Emploi - Dépenses pour les politiques du marché du travail. Travail-Emploi - Nombre de chômeurs et taux de chômage selon le sexe et l'âge. La cgt. Enquête Emploi de l’Insee: chômage de seniors, sous-emploi en hausse. A soixante-deux ans, moins de deux salariés sur dix sont sur le marché du travail.
Temps partiel. Emploi : nouvelle dégradation. Emploi des seniors. Rupture conventionnelle. Accords sur l’emploi des seniors: un coup d’épée dans l’eau. Pour les seniors: Un emploi... Un vrai... Analyse et propositions de la Cgt à propos de l'emploi des salariés les plus âgés. Le droit à l’emploi Notre objectif est de permettre à tout salarié de pouvoir travailler dans de bonnes conditions jusqu’au moment où il choisit de partir en retraite.
Il s’agit d’améliorer le rapport au travail à tout âge et pas simplement de créer un « marché du travail » pour les plus de 50 ans. Le travail doit permettre à chacun un épanouissement personnel et une contribution à la création de richesse permettant de répondre à ses besoins et à ceux de toute la société. La rémunération de ce travail au niveau souhaité amène obligatoirement à la nécessité d’un partage de la richesse créée plus favorable aux revenus du travail. Pour l’ensemble des salariés, il s’agit de gagner des avancées sociales répondant à leurs besoins et aspirations et parmi ceux-ci les spécificités dues à l’âge doivent être traitées.
Pour l’intérêt général, il s’agit de mobiliser toutes les capacités humaines disponibles et ainsi de valoriser les compétences des salariés qui ont le plus d’expérience professionnelle. Un vrai emploi jusqu’à la retraite. Un droit à l’emploi pour tous Tout homme ou toute femme doit avoir un vrai emploi, qui lui permette de vivre pleinement et de contribuer par son travail à la réponse aux besoins de tous.
Les questions touchant à la démographie et à l’emploi en France, comme ailleurs en Europe, ne doivent pas être résolues en faisant travailler les 60/65 ans ou plus, tel que l’envisagent les dirigeants des pays de l’Ocde et le patronat, mais en assurant un taux d’emploi proche des 100 % jusqu’à l’âge de la retraite. La société dans son ensemble se doit de favoriser l’accès au travail salarié et d’organiser le cadre de cet exercice ; ceci demande des orienta tions et des décisions de politique économique et sociale toutes autre que celles actuellement suivies ou annoncées. Consultation de la Cgt sur la décision à prendre quant à l'accord national interprofessionnel sur l'emploi des séniors.
La délégation CGT s’est attachée à donner régulièrement son analyse sur le déroulement et le contenu des négociations ainsi que sur les propositions de la CGT, (vous pouvez retrouver tous ces éléments sur le site de la CGT : (www.cgt.fr).
La CGT a refusé de s’inscrire dans le débat piégé sur "les mentalités" qui vise à faire des salariés les co-responsables du sous-emploi des "seniors". Elle a cherché à dégager des mesures concrètes tant sur la formation que sur les conditions de travail ou le retour à l’emploi des salariés âgés au chômage. A l’issue des 7 séances de négociation, le texte a passablement évolué.
La bataille n’a pas été simple, mais les diverses mobilisations sur l’emploi le 10 mars 05 puis le 4 octobre 05, l’ensemble du climat social, ont permis d’atténuer beaucoup des prétentions patronales : suppression des seuils d’effectifs, baisse des salaires, remise en cause de la prime d’ancienneté, contrats intermittents, contrats de mission pour les salariés âgés. Un projet gouvernemental contradictoire. Pour la Cgt, il est impossible de passer sous silence l’échec du plan senior de 2005 qui faisait suite à l’accord interprofessionnel que la Cgt avait refusé de cautionner.
Nous avions dénoncé la logique de précarisation des salariés âgés ayant perdu leur emploi. Nous avons eu raison car malheureusement la situation des salariés âgés ne s’est pas améliorée depuis 3 ans. La Cgt ne peut pas plus accepter l’idée que travailleurs et patrons soient présentés comme ayant une « responsabilité partagée vis-à-vis du sous-emploi des séniors.
Comme si l’on pouvait mettre sur le même plan celui qui supprime des emplois et celui qui est victime d’un licenciement et qui bénéficie d’une préretraite ! Dans son contenu, la démarche gouvernementale exposée lors de la réunion du 26 juin, est contradictoire.