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Une nouvelle loi bannissant le tabac des lieux publics est entrée en vigueur mercredi en Grèce , censée imposer le respect d'une interdiction datant de juillet 2009, mais restée virtuelle dans un pays qui détient le record européen de tabagisme. Sous le mot d'ordre "Eteignons les cigarettes, gagnons la vie" , le ministère de la santé doit réunir mercredi les représentants du corps médical. L'enjeu de la loi, la troisième antitabac depuis 2002, est l'application effective d'une prohibition datant de plus d'un an, mais devenue rapidement lettre morte en l'absence de contrôles et de sanctions. Fumer dans tout lieu public fermé, de travail ou de loisirs , coûtera de 50 à 500 euros, tandis que les responsables des locaux s'exposeront à des amendes de 500 à 10 000 euros, voire à la fermeture en cas de récidive.
Un suivi de l’actualité des sous-crises grecque et islandaise permet de mieux apprécier les tâtonnements actuels des gouvernements européens, dans leurs premières tentatives de reprendre l’initiative, dans le cadre de la réduction des déficits publics qu’ils tentent d’engager. De comprendre en quoi ils annoncent, de manière encore imprécise, la suite des événements dans tous les pays européens. Car si les situations et les cas sont très dissemblables, c’est la même chose qui va être mesurée tout au long de l’année dans laquelle nous venons de nous engager. Ce qui est déjà acquis, concernant ces deux pays, c’est qu’en dépit des martiales déclarations que l’on peut continuer d’entendre ici ou là, des compromis plus ou moins sévères devraient à terme intervenir. Tout un chemin reste cependant à accomplir, afin que les rapports de force soient établis et qu’ils puissent être passés.
Les tests de deux importants cas-types pour la suite des événements sont en cours en Europe. Après celui de la Grèce, voici venu celui de l’Islande. Dans les deux cas, les gouvernements y sont mis à l’épreuve, pris entre le marteau de leurs engagements internationaux et l’enclume de leur opinion publique.
Il est en train de se jouer dans les coulisses une partie acharnée à propos de la Grèce. Dans un premier temps, les marchés – dont on aimerait bien connaître l’identité des acteurs qui mènent leur danse – ont exercé une pression maximale et se préparent à la reporter sur le Portugal et l’Espagne. Des agences de notation leur prêtant main forte d’une manière douteuse. Des voix se lèvent pour s’alarmer de l’avenir de la zone euro. Dans un second, tout le monde s’y étant mis, le gouvernement grec est finalement venu à résipiscence, n’ayant pas d’autre choix. Il a accepté d’appliquer un plan drastique de réduction de son déficit.