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Actualités économiques et sociales

La taxe sur les transactions financières, une balle dans le pied de la place de Paris ? L’élargissement de la taxe sur les transactions financières (TTF), adopté mercredi 19 octobre, est accusé, y compris à gauche, de nuire à la compétitivité de la France. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé C’est peu dire que le débat a divisé, y compris dans les rangs de la majorité. « Good deal », a tweeté l’un des porte-parole du PS, Olivier Faure. « J’ai voté contre », assume le député de Paris Christophe Caresche. Mercredi 20 octobre au soir, l’Assemblée nationale a modifié, dans le projet de loi de finances, la taxe sur les transactions financières (TTF) pour allouer davantage d’argent à l’aide publique au développement. Cette aide, qui reste en deçà des engagements internationaux de la France (0,37 % du revenu national brut en 2016 contre les 0,7 % promis), a été améliorée de 130 millions d’euros, en partie grâce à la TTF.

Concrètement, la modification porte sur deux éléments : « Jour sombre » Argument no 1 : La TTF fera fuir les entreprises. Chômage : la courbe commence-t-elle à s’inverser ? Le gouvernement voit dans l’annonce d’une baisse historique du nombre de demandeurs d’emploi pour le mois de septembre la confirmation que le chômage se résorbe pour de bon. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs Les chiffres publiés mardi 25 octobre par le ministère du travail font état d’une baisse de 1,75 % des demandeurs d’emploi en catégorie A et d’une très légère baisse de 0,5 % toutes catégories confondues.

Soit la baisse la plus forte, en pourcentage, depuis novembre 2000. Lire aussi : Baisse historique du chômage en septembre Tendance temporaire Invité de la matinale de France Inter mercredi 26 octobre, le premier ministre Manuel Valls a défendu sa politique. . « Il y a 90 000 chômeurs de moins depuis le début de l’année. (…) Notre économie a créé au cours de ces derniers mois 120 000 emplois. » Depuis le début de l’année, la France compte en effet environ 94 100 demandeurs d’emploi en moins, au moins dans les listes du Pôle emploi.

Pourquoi la croissance française est toujours amorphe. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,2 % au troisième trimestre, après le repli inattendu de l’activité économique enregistré au deuxième trimestre (– 0,1 %). Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le | Par Patrick Roger Après un recul de 0,1 % au deuxième trimestre, la croissance française a enregistré une légère hausse de 0,2 % au troisième trimestre, selon les chiffres publiés vendredi 28 octobre par l’Insee. Alors que l’institut prévoit une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,4 % au quatrième trimestre, l’objectif de 1,5 % de croissance à la fin de l’année, sur lequel tablait le gouvernement, semble s’éloigner. Le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, reconnaît qu’il sera « difficile à atteindre ». Début octobre, déjà, après avoir longtemps campé sur la ligne du 1,5 %, il avait semblé infléchir sa position en admettant que « nous serons aux alentours de 1,5 % ».

Soubresauts erratiques Le commerce extérieur pèse sur le PIB. « L’investissement public » est la clé de la reprise économique. Hausse d’impôts et réduction des déficits ont cassé la reprise. Une hausse de la dette peut être un signal positif pour les marchés... à condition d’en débattre, explique l’économiste Xavier Ragot. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Xavier Ragot (Chercheur au CNRS et président de l'Observatoire français des conjonctures économiques) Par Xavier Ragot, chercheur au CNRS et président de l’Observatoire français des conjonctures économiques Le débat économique en France oscille entre deux positions, sans s’arrêter à un point d’équilibre : l’économiste s’inquiète du chômage massif et des dettes publiques, qui atteignent des sommets historiques ; le scientifique observe la nouvelle forme numérique du progrès technique, qui bouscule les entreprises et l’administration.

Or, réaliser les promesses de la technologie et résoudre les problèmes économiques nécessitent de relancer l’investissement public, d’en faire un projet d’amélioration des conditions de vie et de modernisation de la France. « La nouvelle économie mondialisée entre les mains d’un petit nombre d’entreprises » Le numérique a radicalement modifié la distribution de la valeur entre les producteurs de l’offre de biens et de services et les consommateurs, explique l’économiste Jean Tirole, prix Nobel d’économie 2014. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Jean Tirole (Economiste, Prix Nobel d'économie 2014) Par Jean Tirole, économiste, Prix Nobel d’économie 2014 La « révolution numérique » a bouleversé la chaîne de valeur de la mondialisation : trois des cinq plus importantes capitalisations boursières mondiales et sept des dix plus importantes start-up mondiales sont des « plates-formes multifaces ».

Dans un marché traditionnel, un vendeur achète des biens et des services intermédiaires à un sous-traitant et vend le bien final au consommateur ; le sous-traitant et le consommateur n’ont aucune relation entre eux. Ainsi, nous allons au supermarché, mais n’avons aucun contact avec le producteur de fruits et légumes.

Offre pléthorique L’offre d’interactions était pénurique. Diversifications. « Le renminbi candidat à être une devise largement utilisée, mais non dominante » Le dollar est de plus en plus contesté comme devise-clé des échanges internationaux. Un nouvel ordre monétaire mondial est indispensable, selon l’économiste Michel Aglietta. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Michel Aglietta (Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) et France stratégie) Par Michel Aglietta, professeur émérite de sciences économiques et conseiller scientifique au Centre d’études prospectives et d’informations internationales et et à France stratégie Le capitalisme ne respecte pas les frontières nationales.

Sa lo gique est de se globaliser pour satisfaire sa finalité : l’expansion illimitée de la valeur exprimée en monnaie. Les transactions internationales qui en découlent mobilisent la liquidité qui est régulée dans le cadre des nations. Comme il n’y a ni souveraineté universelle ni coordination institutionnalisée des politiques nationales, il n’y a pas de monnaie internationale au sens strict. Politique unilatérale. L'entreprise autrement : dix exemples. L'entreprise n'est pas qu'une machine à profits Le concept de shareholder value a conduit à la dépossession des acteurs des entreprises au seul profit des actionnaires. Certaines d'entre elles adoptent des pratiques plus vertueuses. * "Changer la gouvernance ne suffit pas" Trente ans de globalisation et de financiarisation ont changé la face des entreprises.

Sont-elles aujourd'hui contraintes de se réinventer ? Les entreprises sont dans une situation paradoxale. D'un côté, leur rôle dans la société est plus important que durant les grandes heures du fordisme dans les années 1960 : bien plus que l'Etat, ce sont elles qui décident qui produit quoi, où et avec quelles conditions d'emploi. De l'autre, elles sont fragilisées, parce que le mode de production change. ...

La Banque de France abaisse ses prévisions de croissance à 1,3 % en 2016 et 2017. Le poids potentiel du Brexit sur la demande extérieure a conduit l’institution monétaire à réviser ses prévisions. Elle tablait jusqu’alors sur une hausse de 1,4 % en 2016. La Banque de France a abaissé vendredi 9 décembre ses prévisions de croissance pour la France à 1,3 % en 2016 et 2017, puis à 1,4 % en 2018, en raison principalement d’une « dégradation de l’environnement international ». « La projection pâtit en particulier de perspectives de demande extérieure adressée à la France moins favorables, notamment en raison de l’impact du Brexit », souligne l’institution monétaire, qui tablait jusqu’alors sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4 % cette année, puis 1,5 % en 2017 et 1,6 % en 2018.

La révision à la baisse, de 0,2 point pour les deux prochaines années, est donc « significative », reconnaît-elle. Effets négatifs. Bataille Airbus-Boeing : l’OMC estime « illégales » des aides versées à l’avionneur américain. Cette victoire d’Airbus sur son concurrent n’est qu’une étape dans la résolution du contentieux qui les oppose à propos du versement de subventions par l’Union européenne et les Etats-Unis. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Guy Dutheil L’avionneur européen Airbus a remporté une victoire d’étape importante dans l’interminable contentieux qui l’oppose à son concurrent Boeing devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette dernière a déclaré, lundi 28 novembre, que sur un total de 8,7 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros) de subventions destinées par l’Etat de Washington au constructeur américain, 5,7 milliards étaient considérés comme « illégales ».

Fin 2014, l’Union européenne (UE) a porté plainte contre les Etats-Unis devant l’OMC dans une affaire baptisée « Boeing 2 » à Bruxelles à la suite d’une loi adoptée en 2013 par l’Etat de Washington. Lire aussi : Airbus veut livrer plus d’avions que Boeing en 2019. École : peut-on encore réussir sans argent ? Cours particuliers, prépas privées, frais de scolarité en hausse, séjours à l'étranger onéreux…, les parents doivent investir de plus en plus d'argent dans les études de leurs enfants. Une course que toutes les familles n'ont pas les moyens d'assumer.

Et qui remet en cause les promesses de l'école républicaine. Des études en or Le "capital culturel" ne suffit plus. Pour réussir scolairement en France, l'argent joue de nouveau un rôle croissant à tous les niveaux. La France, championne du soutien scolaire Système scolaire sélectif, peur de l'avenir, incitation fiscale…, tout concourt à faire de la France le premier marché européen du soutien scolaire. Les écoles de commerce font grimper la note Pour être bien placées dans les classements internationaux, les écoles de commerce développent leur présence à l'étranger et leurs activités de recherche.

Alternatives Economiques n° 360 - septembre 2016 Commentaires Commenter cet article. L’Insee confirme une croissance de 0,2 % au troisième trimestre. Ce plafonnement fait suite au coup d’arrêt brutal subi par l’économie française au deuxième trimestre. La croissance du produit intérieur brut (PIB) a bel et bien plafonné à 0,2 % en France au troisième trimestre, malgré une hausse de l’investissement, selon une deuxième estimation publiée mardi 29 novembre par l’Insee. Ce chiffre, conforme aux prévisions publiées durant l’été par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), fait suite au coup d’arrêt brutal subi par l’économie française au deuxième trimestre (– 0,1 %). Il s’explique principalement par la faiblesse de la consommation, restée stable entre juillet et septembre, mais aussi par les mauvais chiffres du commerce extérieur, plombé par la hausse des importations, précise l’institut statistique.

Prévisions annuelles L’institut statistique prévoit une accélération de la croissance au quatrième trimestre, qui devrait atteindre 0,4 %. McDonald’s fait du Royaume-Uni sa base fiscale. Le groupe de restauration rapide quitte le Luxembourg. La perspective du Brexit et les taux d’imposition faibles permettent à Londres d’attirer les entreprises. LE MONDE ECONOMIE | | Par Eric Albert (Londres, correspondance) Près de six mois après le vote en faveur du Brexit, la carte de la fiscalité mondiale est en train d’être redessinée, avec un Royaume-Uni qui met en avant ses impôts faibles.

Jeudi 8 décembre, McDonald’s a annoncé qu’il déplaçait sa base fiscale internationale du Luxembourg au Royaume-Uni. Cette annonce intervient au moment où la Commission européenne veut taxer les multinationales dans chaque pays où elles réalisent des bénéfices. Concrètement, le groupe américain de fast-food va créer une « structure unifiée » qui recevra les droits de propriété intellectuelle versés par les restaurants franchisés à travers le monde, hors Etats-Unis. « Ce sera plus simple administrativement, réduira les dépenses et augmentera la flexibilité », explique le groupe.

Faut-il mettre en place un revenu de base ? Dix propositions contre les inégalités. Salaire maximum, classes hétérogènes à l'école, sanctions contre l'abus de contrats précaires, allocation d'autonomie pour les jeunes, taxation accrue de la spéculation foncière…, réduire les inégalités, c'est possible, pour peu que les responsables politiques soient prêts à bousculer les privilèges. Inégalités : le changement, c'est pour quand ? En matière d'inégalités, l'écart entre les discours et les actes est de plus en plus démesuré et cette situation fragilise notre démocratie. Qui peut proposer des solutions ? Ecole : viser l'excellence pour tous Adapter les contenus, favoriser la mixité sociale, aider davantage les élèves en difficulté, mieux former les maîtres…, l'école peut et doit mieux faire. Générations : favoriser l'autonomie des jeunes Lutter contre la reproduction des inégalités sociales au sein de la jeunesse nécessite d'étendre les droits sociaux dès 18 ans et de créer un dispositif universel d'accès à l'autonomie.

En savoir plus Commentaires Commenter cet article. Faut-il craindre les investisseurs chinois ? Jean-Michel Aulas : « Nous avons lié intelligemment un projet privé et des politiques publiques » Le PDG d’OL Groupe s’exprime sur une économie du sport qu’il estime favorable aux investissements. Une thématique que développera le colloque organisé par « Le Monde » et l’agglomération de Thau, le 18 novembre à Balaruc-les-Baisn dans l’Hérault. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Pierre Gonguet Jean-Michel Aulas, PDG d’OL Groupe, a investi 450 millions d’euros pour construire son nouveau stade uniquement sur fonds privés. Une nouveauté dans le paysage français qui a déjà permis à l’Olympique lyonnais de redevenir positif financièrement, et qui s’inscrit plus généralement dans une économie du foot en pleine croissance. Le Parc OL est totalement privé et les ressources ne sont pas liées seulement au foot. Je pense. Au lieu de créer des gouffres dans les finances publiques avec des partenariats public-privé, nous avons investi de l’argent privé, mais sur des valeurs qui donnent un avenir.

Oui, car nous avons lié intelligemment projet privé et politiques publiques. Non. Idées reçues sur les fonctionnaires (4/4) : « Supprimer des postes dans le public en crée dans le privé » L’économiste Nicolas Bouzou affirme que « quand on crée un emploi public, on supprime un et demi emploi privé ». Au centre de la campagne de François Fillon, cette assertion est loin d’être évidente à prouver. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laura Motet Cet article est le dernier d’une série en quatre volets sur les idées reçues concernant les fonctionnaires. François Fillon le répète régulièrement : supprimer 500 000 postes dans la fonction publique va permettre de réaliser des économies substantielles, qui serviront à baisser les charges sur les entreprises et donc à créer de l’emploi dans le secteur privé. « Il faut un choc libéral pour redresser le pays », expliquait-il à France Inter, le 26 septembre. Un lien entre suppression des emplois publics et création des emplois privés qu’a tenté de confirmer l’économiste Nicolas Bouzou sur la même antenne le 22 novembre : Une étude très prudente, loin des affirmations univoques La variable de la possibilité de « concurrence » public-privé.

En Ile-de-France, le salaire horaire dépasse de 41 % celui des autres régions. Égalité. Où sont les femmes sur Wikipedia ? Se soigner. Portugal : les “clients” remplacent les “patients” Démocratie numérique : les initiatives citoyennes qui bousculent les intitutions. Tribune : « Manger mieux dans les cantines, plus bio, local et sain est possible sans que ça ne coûte plus cher » Les événements sportifs, moteurs de développement.