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Bibliographie

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L’idée de ghetto. Recensé : Mitchell Duneier, Ghetto : The Invention of a Place, The History of an Idea, New York, Farrar, Strauss & Giroud, 2016, 292 p.

L’idée de ghetto

En s’appuyant sur son expérience d’enseignant, Mitchell Duneier, un des plus importants ethnographes américains, fait le constat que l’histoire du ghetto est une histoire oubliée. Les étudiants auxquels il s’adresse ignorent non seulement que les juifs ont été la première population prise dans les filets du ghetto à l’époque de l’Europe médiévale mais encore que le ghetto noir américain a connu différentes époques. La ville et ce qu’elle mange. Recensé : Carolyn Steel, Ville affamée : comment l’alimentation façonne nos vies, Paris, Rue de l’Échiquier, 2016.

La ville et ce qu’elle mange

Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, n’avons-nous entretenu un rapport aussi distant et ignare à la nourriture. Prenez les Britanniques : ils y consacrent à peine 10 % de leur budget ; ils achètent plus des trois quarts de leur épicerie en supermarché ; un repas sur trois qu’ils avalent est un plat préparé ; et la moitié des moins de 24 ans disent ne jamais cuisiner de produits bruts. Comme la plupart d’entre nous, ils attendent de leurs denrées qu’elles soient prévisibles, résistantes et consommables de janvier à décembre – soit tout le contraire de ce qu’est réellement la nourriture : saisonnière, fragile, imprévisible. Le monde agricole est un lointain continent. Il n’en a pas toujours été ainsi. La politique du ventre L’industrialisation alimentaire Les multinationales du secteur alimentaire ont également appris à se servir des médias.

Le droit d’habiter la cité. La question de l’accès aux droits sociaux est centrale dans la mise en œuvre des politiques publiques : comment faire en sorte que les publics à qui l’on destine des aides soient les « bons » publics, qu’ils aient connaissance de ces droits et que leurs démarches pour y accéder aboutissent ?

Le droit d’habiter la cité

La question du ciblage et de l’accès aux droits sociaux, qui pose aussi, en miroir, celle du non-recours aux droits [1], soulève des enjeux importants pour l’opérationnalité et l’effectivité des politiques publiques, soumises à davantage de pressions gestionnaires depuis quelques années [2]. La littérature sur le non-recours se focalise essentiellement sur les difficultés rencontrées par les usagers les plus précaires de nos sociétés qui, dépourvus de capitaux, seraient peu ou mal informés de leurs droits du fait de leurs caractéristiques sociales. Plusieurs textes législatifs s’attèlent depuis quelques années à la simplification de cette procédure de domiciliation, et une réforme est en cours [3]. Le déclin de Marseille. Recensé : Michel Peraldi (dir.), Claire Duport, Michel Samson, Sociologie de Marseille, Éd.

Le déclin de Marseille

La Découverte, Coll. Repères, Paris, 2015. 121 p., 10 €. Une triple mutation Depuis le début des années 1960, Marseille a connu une transformation sociale et économique conséquente notamment symbolisée par la mutation de son port au rayonnement mondial, la désertion des bourgeoisies commerçantes et le délaissement des classes populaires par les pouvoirs publics : « Marseille est une étoile économiquement morte dont la lumière continue de briller » (p. 3). Les données statistiques sur la ville montrent une société urbaine très différente de ses légendes, presque inversée.

Mixité sociale, et après. Éric Charmes, Marie-Hélène Bacqué, Mixité sociale, et après ?

Mixité sociale, et après

, Puf-Vie des idées, 2016, 112 p., 9 €. Ce livre est présenté et coordonné par Éric Charmes et Marie-Hélène Bacqué. Éric Charmes est directeur de recherche à l’École nationale des travaux publics de l’État (Laboratoire RIVES, université de Lyon, UMR EVS). Spécialiste des études urbaines, il s’intéresse aux formes de territorialisation locale. Il travaille également sur les enjeux de l’étalement et de la densification des villes.

Marie-Hélène Bacqué est professeure en études urbaines à l’université Paris-Ouest Nanterre-La Défense (UMR LAVUE). Ont contribué à cet ouvrage Marie-Hélène Bacqué, Éric Charmes, Matthieu Giroud, Lydie Launay, Robert Sampson, Stéphane Tonnelat et Stéphanie Vermeersch. Entretien autour du livre avec M. Au cœur des débats publics actuels sur les modalités d’existence et de fonctionnement d’une communauté de citoyens se trouvent les questions urbaine et territoriale. Table des matières Bibliographie commentée. La ville vécue. Recensé : Michel Agier, Anthropologie de la ville, Paris, Puf, 2015, 248 p., 19€.

La ville vécue

Alors que les formes urbaines ne cessent de se transformer, de se défaire et de se créer, à l’instar des campements et favelas installés aux limites des métropoles ou des camps de réfugiés gérés par des organisations internationales, Michel Agier propose dans son livre Anthropologie de la ville une réflexion sur ce qui « fait ville », réflexion menée partir de ces espaces « à la marge » des villes. Des espaces qu’il connaît bien pour les observer depuis plusieurs décennies en Afrique, en Amérique Latine, en Europe et au Moyen-Orient. De l’anthropologie de la ville à l’anthropologie des « sujets en ville » Le livre est organisé en trois temps. Dans la deuxième partie, « La ville à l’œuvre », l’auteur revient sur le projet au cœur de ses recherches. Dans la dernière partie, « La ville en mouvement », Michel Agier s’attache à considérer la ville « comme dispositif culturel » (p. 159).