S'agit-il d'une erreur primaire ?

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PS : une rénovation adoptée avec 2/3 d'abstentions PS : une rénovation adoptée avec 2/3 d'abstentions (capture d'écran - dailymotion - jnguerini) Du même auteur C’est un détail. Le vote sur la « rénovation socialiste » n’a fait se déplacer qu’un militant sur 3.
(dessin: Louison) «On ne boude pas notre plaisir. C’est un moment clé pour la gauche et le Parti socialiste. Les primaires, c’est un droit démocratique supplémentaire que l’on confie aux citoyens. » Les adhérents PS ont tranché : ils ont voté en faveur des « primaires ouvertes » pour désigner leur candidat à la présidentielle de 2012 (1). De quoi transporter sur un nuage Olivier Ferrand, l’ultra-médiatique président du think tank Terra Nova, le VRP en chef des primaires socialistes, celui que Le Monde n’hésite pas à présenter comme « l’homme qui monte au PS ». Sauf que ce qu’il considère être aujourd’hui un « droit démocratique » — la désignation des candidats par le vote — il ne le voyait pas du tout du même œil, hier, quand cela pouvait freiner sa « carrière ». PS: Olivier Ferrand a le bras long et la mémoire courte PS: Olivier Ferrand a le bras long et la mémoire courte
La primaire à gauche: le pari de la reconquête La primaire à gauche: le pari de la reconquête Le petit militant (photo: alibaba0 - Flickr - cc) Du même auteur Le Parti socialiste est sur le point d’adopter le principe de primaires populaires : pour 2012, ce sont les citoyens, et non plus les militants, qui désigneront leur candidat à l’élection présidentielle.
Primaires: le contre-exemple italien n’en est pas un La gauche de la gauche ne devrait pas jouer la carte Prodi pour critiquer les primaires. (photo: Mixer-Flickr-cc) Instaurer des luttes de personnes quand devrait régner le débat d’idées, remplacer les militants par des fans hystériques au service d’une écurie, accoucher de programmes si consensuels qu’ils se résument au final à des listes interminables de compromis voire de compromissions.... Les craintes que suscitent les primaires ne manquent pas. Et elles sont tout à fait légitimes. Mais depuis que Martine Aubry a annoncé sa conversion à ce mode de désignation, tous les responsables politiques de « l’autre gauche » s’appuient sur l’exemple italien pour donner du poids à leur discours. Primaires: le contre-exemple italien n’en est pas un