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Ségolène Royal sera aujourd’hui et demain à La Rochelle. En présidente de région, mais aussi, désormais, en candidate à l’élection législative de juin prochain dans la circonscription de La Rochelle-Ré. Sa désignation par le bureau national du PS, sans passer par la case vote des militants, a provoqué et provoque encore une très vive polémique dans la ville. De passage à Angoulême ce mercredi soir , Ségolène Royal s’est expliquée sur la polémique qui suit sa désignation aux législatives à La Rochelle. Pour la première fois. En exclusivité pour CL.
Il est 17 heures, ce lundi 10 octobre. Dans les bureaux parisiens de la région Poitou-Charentes, avec vue sur la tour Montparnasse, Ségolène Royal accueille un dernier visiteur. Il s'appelle François Hollande. La veille, arrivée quatrième de la primaire , elle a obtenu à peine 184 000 voix.
Au perchoir, elle entend s'investir pour mener à bien différentes réformes importantes, comme celle concernant les institutions. © Guibbaud Christophe / Abaca Ségolène Royal est bien placée pour devenir présidente de l' Assemblée nationale , si la gauche gagne les législatives en 2012. La proposition, confie la présidente de Poitou-Charentes, lui a été faite par Martine Aubry et François Hollande lors des entretiens qu'elle a eus avec eux après la primaire.
Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France» à paraître ce jeudi, Ségolène Royal renouvelle son soutien à François Hollande et revient sur son échec à la primaire socialiste . A ses yeux, les leçons de la précédente campagne ont été tirées : «Je fais ce que j’aurais souhaité qu’on fasse pour moi en 2007. J’aurais bien aimé, moi aussi, être accueillie au parti, le soir de ma désignation, par tous les autres candidats . L’expérience des divisions s’avère utile finalement.» Trois jours après l'élection de Hollande, l'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 «pense que (la grande réconciliation des socialistes) est en marche.
Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, François Hollande, Martine Aubry et le PRG Jean-Michel Baylet sont en campagne en vue de l'investiture du PS pour l'élection présidentielle 2012. Ils sillonnent la France à la rencontre des électeurs, et des débats télévisés ont permis de populariser leur projet pour la France. À une semaine du premier tour, ils ont accepté de répondre, par mail, à un questionnaire plus intimiste, qui révèle une part secrète de leur personnalité. Ils ont pris le temps d'y répondre, avec sérieux souvent, humour parfois. Aujourd'hui, Ségolène Royal ouvre notre série. Peut-on rire de tout ?
"M ais pourquoi défendez-vous encore Ségolène Royal ? Avez- vous vu les sondages ? Elle n'a aucune chance." On ne défend pas son champion ou son équipe parce qu'ils sont sûrs de remporter la victoire, mais parce qu'ils en sont dignes.
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72
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Les drapeaux tricolores sont là. Monumentaux et stylisés. Positionnés de part et d’autres de la tribune. Et dans la salle aussi, agités par quelques-unes des 2 000 personnes qui ont fait le déplacement à Montreuil pour ce meeting organisé à tout juste un mois du premier tour de la primaire.