Les "oubliés" de la politique

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http://www.marianne2.fr/A-lire-sans-faute-Recherche-peuple-desesperement_a182413.html

A lire sans faute : Recherche peuple désespérément

À l’heure de la crise pétrolière et de la crise des subprimes, l’habitat en pavillon périurbain expose à une fragilité finan-cière des populations nouvellement accédantes à la propriété déjà en situation de fragilité économique (précarisation de l’emploi, surendettement...). Quand le remboursement du pavillon compte pour un tiers du budget et l’automobile pour un quart, il ne reste pas grand-chose pour vivre. C’est ainsi que ce que les médias appellent la crise des banlieues, dont la visibilité est plus aisée, cache en réalité une crise beaucoup plus grave et profonde qui a commencé à se manifester par la voie du vote. Alors que le candidat Sarkozy a su capter une bonne partie de l’électorat périurbain, la gauche doit en grande partie ses défaites de2002 et 2007 à son incompréhension des désirs du monde pavillonnaire. Le périurbain vaut mieux que les caricatures dressées par les élites urbaines.
Il existe une France des invisibles, une France dont personne — politiques et médias réunis — ne parle. Ou si peu. Cette France-là, c’est celle des campagnes.

Les «Français des champs», onze millions d'invisibles

http://www.marianne2.fr/Les-Francais-des-champs--onze-millions-d-invisibles_a183544.html

L'irrésistible légèreté de l'électeur de gauche

Daniel Boy voit dans ce phénomène de « passerelles » entre EE et PS « une certaine cohérence » : « Aux élections européennes, certains électeurs ont eu des préoccupations environnementales et ont voté Europe écologie. Pour les régionales, ils ont eu des préoccupations sociales, ils ont voté socialiste. » Mais il précise que la volatilité de l’électeur écologiste ne date pas de la création d’Europe éco. Elle est presque historique : « Le taux de reproduction du vote écologiste , explique-t-il, est moins important que pour les partis très implantés comme peuvent l’être le PS ou le FN » . http://www.marianne2.fr/L-irresistible-legerete-de-l-electeur-de-gauche_a189842.html
Docteur en sciences politiques, Gaël Brustier est l'auteur avec Jean-Philippe Huelin du livre Recherche le peuple désespérément chez Bourin éditeur. Il analyse les ruptures apparues entre les élites et le peuple depuis une trentaine d'années. Il relativise le succès de la gauche et l'installation d'Europe écologie comme troisième force politique du pays, interroge l'état de la gauche de gauche. Prudent sur la fin du mirage sarkozyste, il envisage tout de même la possibilité d'une alternance de gauche à Sarkozy, sans véritable alternative politique...

Brustier (2): Europe écologie ne veut pas désespérer Montorgueil

http://www.marianne2.fr/Brustier-2-Europe-ecologie-ne-veut-pas-desesperer-Montorgueil_a189821.html

Fracture scolaire et sociale : la France des métropoles contre la France périphérique

http://www.marianne2.fr/Fracture-scolaire-et-sociale-la-France-des-metropoles-contre-la-France-peripherique_a198992.html En pleine crise sociale, sans doute est-il utile de revenir à quelques causes structurelles de ce malaise. A y regarder de près, la France « périphérique » , celle qui concentre ouvriers et employés, a manifesté en masse : 10 000 personnes à Belfort, 3 000 à 4 000 au Creusot, des villes industrielles où la conscience de la concurrence internationale est, plus qu’ailleurs, aiguë. Le prompt renfort des lycéens et étudiants a donné aux manifestations une autre dimension. La colère des Français est à la confluence de plusieurs phénomènes : la désindustrialisation, le déclassement, la précarité, la peur de l’avenir composent un mélange explosif dont nous peinons à mesurer les effets.
Il est assez cocasse de voir se former à l’Assemblée Nationale un groupe de députés étiqueté « Droite rurale » sous l’impulsion du député UMP de Lozère Pierre Morel-A-L’Hussier. Plus cocasse encore de lire que ce groupe entend défendre, entre autres, les services publics en milieu rural. Ont-ils donc dormi depuis 2002 pour ne constater qu’aujourd’hui que leur propre camp s’est ingénié à détruire les services publics partout et surtout à la campagne ? Cette initiative vise autant à tenter de masquer les effets désastreux de l’action du pouvoir sur le plan économique et social sur le monde rural que de lutter contre le calamiteux bilan symbolique de l’action présidentielle qui heurte les forces traditionnellement conservatrices d’une partie des campagnes . Il révèle surtout que le monde rural représente aujourd’hui un enjeu stratégique essentiel pour 2012, ce que la gauche pourrait enfin comprendre… http://www.marianne2.fr/11-millions-de-ruraux-ont-zappe-Sarkozy-Que-fait-la-gauche_a199260.html

11 millions de ruraux ont zappé Sarkozy. Que fait la gauche ?

Les mots de l'année 2010: le «bouclier rural», la vraie bonne idée du PS

Solférino serait une coquille vide d’idées ? Le Parti socialiste en a pourtant parfois de bonnes. Non pas le care de Martine Aubry. Il y eut cette année, par exemple, le « juste échange » , sorte de protectionnisme dont on peut regretter qu’il soit un peu light , mais qui représente tout de même un pas de géant pour des dirigeants PS jusque-là quasi entièrement vendus aux thèses libre-échangistes. Il y eut, aussi et surtout, le « bouclier rural », une expression judicieusement choisie puisqu’elle renvoie au détestable et symbolique « bouclier fiscal » voulu par le roitelet de l’Elysée. http://www.marianne2.fr/Les-mots-de-l-annee-2010-le-bouclier-rural--la-vraie-bonne-idee-du-PS_a201056.html
http://www.marianne2.fr/Christophe-Guilluy-L-Etat-prefere-parler-des-banlieues-plutot-que-des-classes-populaires_a83166.html

Christophe Guilluy : «L'Etat préfère parler des banlieues plutôt que des classes populaires»

Marianne2.fr : Dans le cadre du plan « Espoirs banlieue » dont elle présentera les grandes lignes à Vaulx-en-Velin le 22 janvier, Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, compte notamment injecter un milliard d'euros dans 50 quartiers sensibles. Pensez-vous, comme Christine Boutin, ministre du Logement, que ce nouveau plan banlieue s'ajoutera aux autres sans effet ? Christophe Guilluy : Les deux discours continuent de développer la même logique de « concentration des problèmes » qui voudrait que, quoiqu'on fasse, le chômage, la précarité et les inégalités seraient enfermées dans les « zones sensibles » comme leurs habitants.

Fracture à tous les étages

Sur fond de chômage et de désarroi générationnel, le cinéma et la télévision renouvellent chaque année leur cahier des charges. La salve des films sur l’école qui sévit depuis les années 2000 est impressionnante. Face à la crise sociale et face aux ratés de l’intégration, le cinéma s’est partagé la réponse. « Être et avoir » (2002) de Nicolas Philibert fait le choix de la nostalgie. « Entre les murs » (2008) de Laurent Cantet et « La journée de la jupe » (2009) de Jean-Paul Lilienfeld font celui des bons et mauvais sentiments. Et ce soir sur France 2, vous pourrez voir « Fracture » d’Alain Tasma, écrit par Emmanuel Carrère, d’après le roman de Thierry Jonquet – « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » – paru en 2006. « Fracture » ... http://www.marianne2.fr/Fracture-a-tous-les-etages_a200282.html

Exclusif: les banlieues masquent les vraies fractures françaises

http://www.marianne2.fr/Exclusif-les-banlieues-masquent-les-vraies-fractures-francaises_a198742.html Ainsi, pour y voir plus clair, une petite leçon de géographie sociale s’impose. La transformation des villes, les évolutions économiques, la démographie modèlent insensiblement le paysage social. La géographie sociale est aussi le fruit d’un héritage. Les représentations des territoires sont pour partie héritées de deux périodes: celle de la révolution industrielle et celle plus récente des Trente Glorieuses. La vision dix-neuvièmiste des territoires oppose les quartiers ouvriers et les régions industrielles aux quartiers bourgeois et aux régions tertiairisées.
A moins que la gauche ne réinvente un discours à destination des classes populaires, comme l’y invite par exemple le démographe Emmanuel Todd. Car parler des salaires, c’est évidemment parler de la mondialisation à l’œuvre : de la liberté de circulation tant des biens et des capitaux que des personnes. Et éventuellement prononcer le gros mot : protectionnisme. Mais qui, parmi les candidats pressentis pour porter les couleurs de la gauche au second tour, est prêt à se mettre à dos Jacques Attali ? En face, Nicolas Sarkozy.

Guilluy: «la gauche peut-elle réinventer un discours à destination des classes populaires? »

Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Et pour rejoindre Brest, à quelques kilomètres au sud, une bonne route départementale goudronnée. C'était ça, Gouesnou, pendant des décennies, un paysage quasi immuable. Jean-Marc voit le jour dans la ferme de ses parents en 1963.

Comment la France est devenue moche - Le monde bouge - Télérama.fr