Quatremer: "Son seul vrai problème, c'est son rapport aux femmes" Quatremer: "Son seul vrai problème, c'est son rapport aux femmes" Ce soir, Nicolas Sarkozy va défendre la candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international, un poste traditionnellement réservé à un Européen, son titulaire, l’Espagnol Rodrigo Rato, ayant démissionné pour « raisons personnelles » (un divorce agité). Même si les Français ont occupé ce poste trente-deux ans sur les cinquante-deux d’existence du Fonds et ont déjà des postes prestigieux dans leur escarcelle (Banque centrale européenne, BERD, OMC), les chances de l’ancien ministre des finances d’être désigné par les Vingt-sept sont plutôt bonnes. D’une part, parce que personne n’a encore proposé une candidature d’un poids équivalent.
Un journaliste de Libération chasse le DSK (abonnés)
DSK et la tradition anglo-saxonne
Est-il choquant de dire que Strauss-Kahn est un dragueur? Est-il choquant de dire que Strauss-Kahn est un dragueur? Dominique Strauss-Khan (Gonzalo Fuentes/Reuters). Et si la seule faiblesse de la candidature béton de Dominique Strauss-Kahn au FMI était son goût trop prononcé pour les femmes ? En posant cette question sur son blog, Jean Quatremer, journaliste de Libération, a déclenché une véritable polémique. Sylvie Noachovitch, la rivale de Dominique Strauss-Kahn aux législatives, l’avait déclaré : « C’est un grand séducteur » .
DSK devra faire attention aux femmes DSK devra faire attention aux femmes Dominique Strauss-Khan au FMI, ça pourrait poser problème. Pas du point de vue compétences. Non, le soucis c'est «son rapport au femmes», avertit sur son blog Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, dans un post vantant par ailleurs les talents de diplomate de DSK. «Trop pressant (et non pressent, j'ai vérifié), il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)», note le journaliste.
DSK : tempête dans un verre d’eau J’ai déclenché une –petite- tempête avec mon post consacré à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international. Après avoir expliqué à quel point l’ancien ministre des finances de Lionel Jospin avait la carrure pour ce poste, je mettais en garde le futur directeur général : « le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. DSK : tempête dans un verre d’eau
DSK inculpé de « tentative de viol » à New York DSK inculpé de « tentative de viol » à New York Dominique Strauss-Kahn ne pourra pas assister demain à l’Eurogroupe qui sera notamment consacré à la difficile situation de la Grèce. Le directeur général du FMI a été arrêté samedi 14 mai dans l’avion d’Air France en partance de New York pour Paris et placé en garde à vue. Il a ensuite inculpé "d'agression sexuelle, de séquestration de personne et de tentative de viol" par le parquet de New York. DSK aurait agressé sexuellement une femme de chambre de 32 ans qui travaillait depuis plusieurs années à l’hôtel Sofitel de New York, des faits qui doivent encore être prouvés, bien évidemment, accusation ne valant pas condamnation, faut-il le rappeler ? Reste que c’est la seconde fois que DSK est englué dans une affaire de sexe aux États-Unis : en 2008, il a déjà failli perdre son poste à la suite d’une relation sexuelle, révélée par le Wall Street Journal, avec l’une de ses subordonnées directes, une économiste hongroise, relation que le code de conduite du FMI bannit.
Les médias français et le tabou de la "vie privée" des politiques Les médias français et le tabou de la "vie privée" des politiques Depuis l’arrestation pour viol, samedi à New York, de Dominique Strauss-Khan (DSK), ci-devant directeur général du FMI, candidat putatif à l’élection présidentielle française de 2012 et chouchou des sondages, je suis cité ou interviewé par les médias du monde entier. Quelle est la raison de cette soudaine « gloire » médiatique ? Je n’ai pourtant pas révélé l’affaire new-yorkaise, pas plus que je n’ai révélé la relation sexuelle qu’il a entretenue en 2008 avec l’une de ses subordonnées au FMI. Non, si les médias s’intéressent à ma personne, c’est parce que je suis une « bête curieuse », l’un des très rares journalistes français à avoir osé briser le tabou du « respect de la vie privée » des politiques français en écrivant sur mon blog, « les coulisses de Bruxelles », le 9 juillet 2007, ces quelques phrases à propos de celui qui n’était alors que le candidat de la France à la tête du FMI : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes.