DSK menotté
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Tous les sites ont fait leur une du cliché.
Communiqué du mardi 17 mai 2011
Julien Joly, fils d’Eva Joly, s’est livré sur sa page hébergée par Rue 89 à une charge sévère contre le chroniqueur de RTL, Jean-Michel Aphatie, accusé de s’être emballé à la suite de l’accident, survenu dimanche soir, de la candidate écolo. Voici, ci-dessous, le texte du fils en question, suivi de la réponse, argumentée, de mon confrère de RTL. « Ce dimanche, à 22 heures, ma mère, Eva Joly chute et se blesse.
L’arrestation de DSK par les autorités portuaires de l’aéroport de New York et son inculpation ont mis une claque à tout le monde. Normal, un scandale politico-sexuel, ça envoie. Mais la plus grosse claque, c’est pas vraiment l’événement, c’est son traitement.
La première secrétaire du Parti socialiste a déclaré, lundi au siège du parti, que l'image montrant DSK menotté était "profondément humiliante" et "l'avait vraiment bouleversée". Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant Accès rapide : 1 ... 10 ... 20 ... 30 ... 40 ... 50 ... 60 ... 70 ... 80 ... 90 ... 100 ... 200 ... 300 ... 400 ... 500 ... 600 ... 700 ... 800 ... 900 ... 1000
L'image est effarante. Pour ce qu'elle dit de la société américaine. Pour ce qu'elle dit de l'avenir de Dominique Strauss-Kahn.
La scène est dévastatrice, la photo, spectaculaire, est définitivement ravageuse, destructrice. Raide sous les flashs des photographes, le matador est blême, jeté en pâture à la presse. Là où en France, DSK ou toute autre personnalité de renom, aurait été discrètement exfiltrée du Palais de justice, ou de son lieu de détention, par une porte dérobée, l’Amérique exhibe avec jubilation et ostentation celui qu’une meute exigeait d’apercevoir depuis des heures.
Ces deux polémiquettes flottent à la périphérie de L’Affaire , et à l’aune des péripéties IRL de DSK, elles peuvent paraître bien dérisoires – mais pour nous, journalistes, pas tant que ça. La première sur le silence coupable de ceux qui savaient, qui n’auraient rien dit et qui, maintenant que les fauves sont lâchés, distillent ce qu’ils ont si longtemps dissimulé en toute impunité. La deuxième sur les images hyper-réalistes du prévenu menotté entre deux flics à l’oeil sombre et à la cravate bariolée, copieusement diffusées sur les télés, dans la presse et, naturellement, sur Internet.
Que Dominique Strauss-Kahn fût considéré, en France, comme l’un des hommes politiques les plus brillants de sa génération, et non seulement pour ses compétences en matière de finances ou d’économie, c’est là un fait sur lequel tout le monde, ses amis comme ses ennemis s’accordent. Mais le pire, en cette funeste nuit du 14 au 15 mai 2011, est arrivé : ce même homme, que tout le monde voyait déjà à la tête de la France, vient de se faire appréhendé à New York, arrêté en plein aéroport et emmené manu militari dans un sordide commissariat de Harlem, pour une obscure affaire de mœurs à l’encontre d’une femme de chambre âgée de 32 ans. Et, certes, les faits, s’ils sont avérés, sont graves : agression sexuelle, tentative de viol et séquestration de personne ; une cascade de délits qui, cumulés, ferait encourir à DSK, ainsi que le stipule le très strict et même très puritain code pénal américain, entre 30 et 50 ans de prison !