“I Wish I Had a Camera in My Eye”: Inside Martin Parr’s New Autobiography, par Alessandro Merola | AnOther, anglais, 16 sept. 2025. September 16, 2025 Lead ImageThe Last Resort, New Brighton, EnglandPhotography by Martin Parr No one knows us Brits better than Martin Parr. He really sees us, for better or for worse. Baked beans on toast, Sunday cricket, fish and chip shops, Carnival parades, Jubilee parties, bog-snorkellers and seaside resorts have all comprised “Parr land”, an ongoing tapestry of the island nation that has made Parr a name that is synonymous with Britishness itself. The tables have turned this year with Parr becoming the subject, first in Lee Shulman’s documentary I Am Martin Parr, and now in his own autobiography, billed on his website as one “like no other”.
For Utterly Lazy and Inattentive, the photographer teamed up with friend and writer Wendy Jones, who, over many interviews, put onto paper Parr’s stories about the 150 photographs he hand-selected for the book. Ahead of the book’s release, Martin Parr spoke about his favourite TV shows growing up, camera rolls, queues and his first great shot. Entretien avec Martin Parr - Le Monde de la Photo. Lemondedelaphoto.com : une nouvelle édition de votre livre, Petite planète, vient de paraître. Pourquoi ce titre ? Martin Parr : il fait référence au concept de mondialisation. Au fait de pouvoir voyager n’importe où, n’importe quand. Il y a de plus en plus de compagnies aériennes qui proposent des vols à bas prix.
MDLP : L’adjectif " petit " peut être interprété de manière péjorative… MP : Ce titre n’est ni négatif, ni optimiste. MDLP : Sandra S. M.P : Chacun est libre d’interpréter mes images comme il le souhaite. . « Le monde est suffisamment fou pour me permettre d’obtenir ce que je veux. » MDLP : Une grande partie de votre travail repose sur la malnutrition, autre dérive de la mondialisation. MP : Je m’intéresse beaucoup à la relation entre les êtres humains et la nourriture. MDLP : Vous arrive-t-il de mettre en scène certains clichés ? MP : Mon travail est très diversifié. MDLP : Vous êtes un grand collectionneur de livres photo. MP : Je vis avec mon temps. Martin Parr : Rencontre au Bal - Entretien. Martin Parr : "Je déteste la nostalgie dans les images" L'Anglais Martin Parr est un des photographes les plus célébrés au monde, le premier à avoir montré dans ses images le passage d'une économie industrielle à une société de services dominée par les produits culturels, les loisirs, le tourisme, la télévision, l'informatique, les centres commerciaux.
Avant qu'on ne parle de mondialisation, il a montré comment les modes de vie se standardisent, de la France au Japon. Mais son influence va plus loin. Ce qu'il appelle le "documentaire conceptuel", défini il y a trente ans, est l'approche la plus répandue dans la photographie actuelle. Archicopié, Martin Parr s'est lui-même nourri de nombreux artistes. Il est aussi un "encyclopédiste" dela photographie, immense collectionneur de livres, commissaire d'exposition, enseignant. Martin Parr a reçu Le Monde deux fois en deux ans chez lui, à Bristol, où il habite en famille. Etes-vous un photographe documentaire ? La photographie de presse est documentaire ? Ça n'a rien à voir. Les photos de famille ? Martin Parr, star acide de l'objectif. «Cette exposition est mon autoportrait, c'est vrai. Quand on est photographe et que l'on crée des œuvres, c'est toujours soi que l'on révèle au final, qui on est par opposition au monde.
Cette fois, le portrait est plus complet puisqu'il inclut largement mes collections qui, d'ordinaire, sont éparpillées chez moi, à Bristol, où j'ai des réserves terrifiantes. C'est une plateforme inespérée pour montrer mes centres d'intérêt, faire connaître la photographie documentaire britannique ou l'histoire des livres de photographie à un grand public. Je n'aurais pas pu inviter 30 000 visiteurs dans ma maison pour découvrir Martin Parr collectionneur, rédacteur en chef, photographe, cinéaste !» «J'ai toujours collectionné, c'est une manie, presque une maladie à laquelle je ne peux résister. J'ai commencé par les fossiles, les nids d'oiseau, les boulettes de plumes, suis passé aux timbres, aux tickets de bus et aux monnaies, jusqu'à ce que je découvre la photographie. Mort de Martin Parr : god save the kitsch par Stéphanie Aubert | Libération, publié le 07/12/2025.
Martin Parr, ironie d’un repas de charité - le magazineJeu de Paume / le magazine. Publié le 14.12.2020 Partager Martin Parr, Vente de charité à Hollywood.De la série « Luxury » © Martin Parr, Magnum Photos Cette image fait partie de la série que Martin Parr a consacré au luxe à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Après s’être intéressé au monde ouvrier et aux classes populaires dans les années 1970-1980, il entame, en effet, au début des années 1990, une réflexion sur le consumérisme et ses effets à l’ère Thatcher.
Cette première étape l’amène progressivement à documenter la richesse, iconographie beaucoup moins présente que celle de la pauvreté dans l’histoire de la photographie sociale mais néanmoins tout aussi nécessaire. Il se focalise alors sur la jet set internationale, ses événements mondains et ses rites : soirées, cocktails, défilés de mode, foires d’art, ventes de produits de luxe, courses hippiques et opérations caritatives. Cette scène se passe à Hollywood, temple de l’argent et des célébrités, à l’occasion d’une vente de charité. Ève Lepaon. Le livre de photographies : quels critères de collection, sélection, évaluation ? 1On le sait, la photographie doit son essor et son statut, au xxe siècle, aux procédés d’imprimerie qui en permettent la diffusion dans les journaux, les magazines et les livres.
Sans ces objets culturels et communicationnels d’un type inédit, qui suscitent une forte demande d’images, il n’y aurait pas de photojournalisme, pas de photographie documentaire. L’illustration photographique des livres avait en fait commencé dès la fin du xixe siècle, avec la similigravure (procédé qui s’inscrit dans la lignée de la typographie), mais c’est sur- tout avec l’héliogravure rotative (roto-héliogravure ou rotogravure) – procédé qui est associé à la gravure à l’eau forte – que les livres se remplissent, dans les années 1920, de photographies aux moelleux dégradés parfaitement rendus par ce procédé. 2Le livre de photographies. 1 Lucien Goldschmidt, Weston Naef, The Truthful Lens. Célébration du photographe Critères d’évaluation pour le photobook. Val Williams. Martin Parr. 1Depuis la présentation remarquée de The Last Resort aux Rencontres d’Arles en 1986 jusqu’à sa prestation de commissaire cette année, en passant par son entrée retentissante à Magnum, Martin Parr n’est pas un inconnu en France.
La traduction de cette volumineuse monographie parue en anglais en 2002 permet désormais une approche plus approfondie du travail de ce photographe aujourd’hui considéré comme l’un des principaux représentants de la génération des “nouveaux documentaristes” anglais qui a émergé sur la scène internationale au cours des années 1980. 2Depuis les débuts au Manchester Polytechnic où il entre en 1970, l’ensemble du parcours de Martin Parr est présenté à l’appui de documents, extraits d’entretiens et archives. 3Outre d’apporter nombre d’informations sur le travail lui-même, Val Williams décrit aussi une histoire de la photographie anglaise des années 1970 à aujourd’hui.
Photobooks. 1 Rice, Shelley. “When Objects Dream,” The Book of 101 Books. Seminal Photographic Books of the Twen (...) 2 In particular Fotografia Publica. Photography in Print 1919-1939, Horacio Fernandez (ed.), Madrid: (...) 1Is it the presence of photography books among contemporary artist production that has led to an interest in something that, for many years, remained limited to what Shelley Rice very aptly described as a “secret story buried in the famous chronologies of photographic history”?
2The book by Martin Parr and Gerry Badger is part of this process, and embodies an ambitious and much broader synthesis, due to be continued in a second volume, and to cover some 450 photobooks in all. 3But what is a “photobook”? 3 This is what Philippe Arbaïzar set out to do in “Le livre de photographe”, Les Cahiers du musée na (...) 4 Gerhard Steidl quoted in Claire Guillot, “Gerhard Steidl, éditeur haute couture”, Le Monde (Paris) (...) Les Nouveaux modes d’engagement par la photographie en Grande-Bretagne.
1 Voir Chéroux Clément, “Mythologie du photographe de guerre”, in Gervereau Laurent et al. (dir.), Vo (...) 2 « Ces dernières décennies, la photographie “engagée” a au moins fait autant pour émousser la consci (...) 1La notion de « photographie engagée » s’est évaporée du champ des études photographiques à la fin des années 1980 et avec elle, la figure héroïque du reporter engagé1. Dans les vingt dernières années, elle semble être devenue une idée démodée, voire quelque peu suspecte. Les lectures poststructuralistes des images ont en effet pointé les rapports de domination que pouvait supposer l’acte photographique, qui assujettit son objet au regard du photographe, pour le soumettre à celui des spectateurs, tandis que les réflexions sur la réception ont montré les limites de l’empathie chez ces derniers et évoqué, comme Susan Sontag, la possibilité d’une compassion fatigue2. 3 Ritchin Fred, « La proximité du témoignage.
Émancipation par l’image : le cas de Photovoice. Martin Parr shoote l'identité britannique. 01 mai 2019 Aujourd'hui à 07:06 La National Portrait Gallery consacre une exposition à l’ancien président de l’agence Magnum. En pleine hystérie médiatique sur le Brexit, "Only Human" saisit les excentricités british. Sans les juger. Voir Martin Parr exposé à la National Portrait Gallery de Londres a ceci de surprenant que le photographe anglais n’est pas à proprement parler un portraitiste. Parce que c’est elle qui s’inscrit le mieux dans l’hystérie médiatique actuelle sur le Brexit, mais aussi parce que c’est probablement la plus vivante, la plus colorée, la plus authentique. Cela n’était pas forcément le but premier de Martin Parr, d’autant plus que cette exposition très londonienne, très urbaine, a surtout attiré des Britanniques favorables au maintien dans l’Union européenne, ou des Européens vivant à Londres, ou des touristes.
On devine son regard rieur lorsqu’il a photographié ce pitbull aux couleurs du drapeau anglais. "Only human" Note: 4/5 Martin Parr, photographe. Tous touristes : 100 photos de Martin Parr pour la liberté de la presse. Quel rapport entre le tourisme et le photojournalisme ? Si les deux activités s’équipent parfois à l’identique (caméras, appareil photos, carnets de route), la focale n’est pas placée au même endroit. Tandis que le touriste a le regard braqué sur des « vues » célèbres, le reporter cherche, au contraire, à faire basculer le regard vers ce qui se montre moins. En l’occurrence, Martin Parr photographie les photographes amateurs, les corps cramoisis sur la plage, les gestes rituels perpétués lorsque l’on visite des monuments célèbres.
Selon lui, ces voyages groupés qui nous rassemblent tous à certains points du globe sont en réalité « une forme moderne de pèlerinage ». Son objectif traque les indicateurs du tourisme de masse, des sites les plus antiques (Parthénon, pyramides d’Egypte, temple d’Angkor) aux plus factices (Las Vegas et autres tours du monde miniaturisés). Zoom Photographe : Martin Parr. Martin Parr est un photographe anglais, mondialement célèbre pour son approche originale du documentaire. Né en 1952 près de Londres, Martin Parr découvre la photographie à l’âge de 13 ans, encouragé par son grand-père lui-même photographe amateur.
Il rejoint la Manchester Polytechnic où il poursuit des études de photographie, et s’intéresse au travail de Bill Brandt et de Cartier Bresson. Très vite, son travail photographique prend pour fil rouge la chronique sociale : il s’intéresse au mode de vie des anglais et particulièrement à celui de la classe ouvrière. En 1982, il publie son premier ouvrage “Bad Weather” traitant de l’ennui. Quelques mois plus tard, il abandonne définitivement le noir et blanc : il ne photographiera plus qu’en couleur et sous forme de séries. En 1994 il devient membre de la coopérative Magnum Photos. A première vue, ses images pourraient faire penser à n’importe quelles photographies de vacances. On est proche du documentaire ou de l’analyse sociologique.
Le pré-texte photographique. Martin Parr et la Goutte d’Or. Hécate Vergopoulos Sur le boulevard de la Chapelle, à proximité du quartier de la Goutte d’Or (Hécate Vergopoulos, 12.04.2012) « Le tourisme est la bêtise en marche », annonce James, le personnage principal du roman de Don DeLillo Les Noms. « On s’attend à ce que vous soyez bête, explique-t-il. Le mécanisme entier du pays d’accueil est réglé en fonction de la stupidité d’action du voyageur.
On circule dans un état d’hébétude, les yeux rivés sur des cartes pliantes illisibles. On ne sait pas comment parler aux gens, comment se rendre d’un endroit à un autre, ce que représente l’argent, l’heure qu’il est, ce qu’il faut manger et comment le manger. La bêtise est la norme. » (DeLillo, 1990, p. 63). Recontextualisons. L’objectif sera double. D’autre part, il s’agira de montrer que l’élaboration touristique a malgré tout ses limites. Distance focale. Pourquoi l’Institut évoque-t-il ce « risque » ? L’outsider. La construction de l’altérité. La figure du touriste. Les images acides de Martin Parr. Martin Parr nous donne encore de ses nouvelles. L'été 2004, il coiffait la casquette de directeur artistique des Rencontres d'Arles, leur offrant un programme tonique à partir du style documentaire ce qu'il appelle "une façon de dépeindre la réalité".
Le photographe britannique a publié, au printemps, le premier volume de sa monumentale Histoire des livres de photographie (édition Phaidon), dont on attend la version française à l'automne. Aujourd'hui, c'est l'oeuvre elle-même de Martin Parr qui est à découvrir à Paris, avec trois expositions d'ampleur et de climat variables. C'est exactement ce que ce grand échalas affectionne, lui qui est le meilleur observateur du consumérisme triomphant. Au siège social d'Alcatel, sont accrochées 26 photos extraites de Phone Book, sa série savoureuse montrant comment le téléphone portable est devenu indissociable des gestes de l'homme moderne. Au grand magasin du Bon Marché, ses séries de mode sont à l'honneur. Descendons d'un étage. Michel Guerrin. Martin Parr : « Je crée de la fiction à partir de la réalité » Martin Parr est reconnu comme l'un des photographes documentaires les plus émérites et célèbres du monde.
Ses œuvres, reconnaissables entre toutes, ont traité tous les sujets possibles, de la société de consommation mondiale au tourisme de masse, en passant par les modes de vie des personnes les plus aisées. Alliant luminosité et couleurs saturées, son travail met en évidence les excentricités et travers des individus comme des sociétés avec des images à l'humour tranchant, voire acerbe. Il a récemment ouvert une fondation à son nom à Bristol, en Angleterre, afin d'y présenter la photographie documentaire britannique et d'y exposer ses propres collections et archives photographiques. Lorsque nous l'y avons rencontré, par un matin ensoleillé, il portait des sandales avec des chaussettes, sa marque de fabrique.
Il semblait enthousiaste et joyeux, tout en déployant l'assurance et la combativité qui lui sont propres. Un Parr du tonnerre. Martin Parr, photographe à bout portant. Martin Parr, recto-verso. Bordeaux : “Life's a Beach” avec les photographies de Martin Parr. Révisons nos classiques: Martin Parr. Le livre de photographies : une histoire. Volume 1 - paris-art. Martin Parr, Satirical Chronicler of Everyday Life, Dies at 73 by Jonas Cuénin | Blind Magazine. Martin Parr’s Signs of the Times, A Portrait of the Nation’s Tastes: antidote pictures to consumerism? Unseen images of Martin Parr’s everyday England. Tony Ray-Jones and Martin Parr: English rituals of the 60s | Art and design. Martin Parr on capturing the strangeness of Britain and its people. Martin Parr: ‘There’s no time for being intimidated’ | Art and design. Martin Parr Remembers His Early Works.
Martin Parr's Unusual Take on International Cuisine. Martin Parr on his Infamous Photo Series, The Last Resort. How does Martin Parr take a photo? | Cameras used and technique.