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Islamophobie

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Pour Jean-Luc Mélenchon, certains jeunes des quartiers "se déguisent en tenue d'Afghan" Invité de Viens dîner dans ma cité sur France 4 le 28 février, Jean-Luc Mélenchon, pourtant en guerre contre les clichés sur la cité, a fustigé certains jeunes et leurs "tenues d'Afghan". L'émission, qui rassemble personnalités politiques, artistes, sportifs et habitants du quartier autour d'un dîner, se déroulait à Vitry-sur-Seine, sur invitation du chanteur Mokobé, fondateur du groupe 113. Lancée par l'animateur, la discussion part sur l'affirmation identitaire des jeunes dans les quartiers populaires, souvent par la religion. Grand partisan de la laïcité, Jean-Luc Mélenchon commence à expliquer que, selon lui, "la plupart des croyants ne demandent rien et ne souhaitent pas le mélange du religieux et du politique".

Sauf certains qui se reconnaitraient à leur "tenue d'Afghan" : La plupart des gens vivent leur foi, ne cherchent pas à embêter les autres, ne se déguisent pas.Car moi j’ai déjà dit à des jeunes que j’ai croisé : "C’est quoi ta tenue ? Tu sors d’où ? Ils ne comprennent que la force – Sur « La Journée de la jupe » Il en dit des choses, ce film, par sa seule palette de couleurs ! Prenez l’une des images que l’on a vues partout : Sonia Bergerac, la prof de français interprétée par Isabelle Adjani, coincée contre un mur par l’un de ses élèves, un grand Noir prénommé Mouss. Le teint diaphane, ses yeux bleus remplis à la fois de défi et de désarroi, elle porte un chemisier d’une blancheur éclatante, tandis que son agresseur est engoncé dans un blouson d’un noir brillant, avec un col de fourrure sombre.

Tout au long du film, Madame Bergerac fait ainsi une tache lumineuse, symbole de pureté, de fragilité, d’innocence et de… blancheur, au milieu de ses élèves basanés. Ceux qui ont vu le film savent que, dans cette scène, Mouss menace Sonia Bergerac de viol. En des termes exquis, qui plus est. Il lui montre qu’il connaît son adresse (« 22, boulevard de Belleville, 4e étage droite »), et il ajoute : « T’as une idée de ce que ça te fera de sentir deux bites te ramoner en même temps, salope ! L'islamisme en spectacle. Mauvais traitements, internements, expulsions : dans la lutte contre l’« islamisme », les autorités n’hésitent pas à jouer avec les limites de l’Etat de droit. Il y a dix ans, Charles Pasqua expulsait une vingtaine d’étrangers après les avoir embastillés pendant un mois dans une caserne désaffectée. Le ministre de l’intérieur les accusait d’être les « complices de terroristes » algériens, mais leur culpabilité n’a jamais été établie.

Retour sur l’affaire de Folembray de l’été 1994. Si l’expulsion d’« islamistes » était un art, le feuilleton de Folembray d’août 1994, mis en scène par Charles Pasqua, figurerait certainement parmi les chefs-d’œuvre oubliés. Tout commence le 3 août, avec l’assassinat de cinq Français à Alger, qui plonge la France dans la « seconde guerre d’Algérie ». A l’époque, le gouvernement de Edouard Balladur est divisé sur l’Algérie. En réalité, l’impertinence des médias reste limitée. . « Qu’on en finisse avec eux ! Pour 100% des musulmans, les sondages sont plutôt une menace. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience.

Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.

Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il est censé enregistrer de manière objective, il peut même purement et simplement produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].

Texte Hors-texte. « L’Occident face à l’islam » Première partie Au mois d’octobre 2010 (deux années, donc, après avoir dit sur le même sujet quelques dérangeantes « vérités »), L’Express consacre sa couverture, et un consistant dossier, à la confrontation de « L’Occident face à l’islam ». Pour introduire sa (nouvelle) contribution à ce qui est devenu une discipline journalistique à part entière, l’hebdomadaire dresse le constat que : « des États-Unis à l’Europe, partout le débat s’envenime autour de la religion musulmane et des menaces que fait peser l’islamisme sur les sociétés occidentales ». Bien sûr, L’Express ne précise pas que cette envenimation (dont la réalité reste sujette à caution, puisque aussi bien ce « débat » n’est guère plus vif en 2010 qu’il ne l’était deux ou cinq ans plus tôt) pourrait bien être, pour partie, le résultat de l’insistance que la « grande » presse met à bûcheronner l’« arbre empoisonné » de l’islam, et des artifices qu’elle déploie dans cette fustigation.

Or, si. « Les vérités qui dérangent » On ne fera pas ici le relevé des innombrables articles – redoublés à la radio et à la télévision d’autant d’émissions de débat et de reportage – où la presse dominante a sans cesse répété, depuis le début des années 2000, les inquiétantes singularités de son « islam imaginaire ». Mais il peut être intéressant de prélever dans un magazine – L’Express, pour ne pas le nommer – qui est généralement considéré comme pondéré, et dont le directeur, Christophe Barbier, est regardé par ses pairs comme un irréprochable professionnel, quelques échantillons distincts, et que plusieurs années séparent, du rude traitement que cette publication applique aux adeptes de la religion mahométane. « il faut aujourd’hui que l’islam chemine vers la République plus vite et plus franchement qu’il ne le fait ».

Après cela, il concède, par prétérition, que « l’État doit, certes, en défendre les fidèles contre tout ostracisme ». Mais c’est pour mieux asséner que Plus précisément : Qu'est-ce qu'un Musulman ? Pour faciliter la réflexion sur l’islamophobie, voici donc quelques définitions du mot Musulman, sur le modèle de celles que Maxime Rodinson a proposées autour du mot Juif en introduction de son ouvrage Peuple juif ou Problème juif ? [2]. Ma réflexion n’a donc rien de théologique – je ne me demanderai pas ce que doit être un bon musulman – mais linguistique, sémantique, et au service d’une problématique sociale et politique : pour avoir une idée de ce que peut être l’islamophobie, il peut être de bonne méthode de se demander d’abord qui peut la subir. Cette réflexion attentive aux effets de l’utilisation irréfléchie d’un mot désignant des dominés permettra de déterminer si oui ou non il y a racisme lorsque certain-e-s, de plus en plus nombreux aujourd’hui, attaquent une minorité en prétendant procéder à une critique légitime de la religion.

Définitions Qu’est-ce qu’un Musulman ? « On vise l’un ou l’autre des ensembles suivants, en additionnant souvent deux ou trois d’entre eux » [3] : Islamophobie sondagière. « L’immigration » et « l’intégrisme religieux » : des préocupations marginales ! Cette affirmation peut sembler paradoxale au vu des constats introductifs, elle n’en est pas moins incontestable. Le premier tableau du travail de restitution de l’enquête [3] en offre une démonstration sans ambiguïté. Il s’agissait de demander aux enquêtés de choisir parmi treize thèmes cités ceux qui leur semblaient les plus préoccupants aujourd’hui (les treize thèmes cités étaient : le chômage, le pouvoir d’achat, l’avenir des retraites, les impôts et les taxes, la santé et la qualité des soins, l’insécurité, les inégalités sociales, les déficits publics, l’intégrisme religieux, l’immigration, le logement, le fonctionnement de l’école, l’environnement).

Mais une subtilité de la question renforce l’enquêté dans la conviction selon laquelle lorsqu’il répond il produit sa propre vision du social. On retrouve par ailleurs ici les divisions politiques classiques : Des « études » qui banalisent l’islamophobie. L'angoisse du gardien de l'ordre national-laïciste au moment du pénalty. Si le voile n’existait pas, il faudrait l’inventer : après la sacro-sainte laïcité, puis une très virile conception du féminisme, c’est désormais « l’universalité du sport » et la splendeur de « l’idéal olympique » qui sont redécouvertes – et elles aussi révisées, repensées, remodelées – pour faire barrage au fâcheux fichu. Au départ, un minuscule événement : une décision de la FIFA (Fédération International de Football Association) frappée au coin du bon sens, consistant à autoriser les joueuses de confession musulmane à porter un foulard qui ne constitue, footballistiquement parlant, ni un handicap, ni un avantage.

À l’arrivée : une mobilisation générale de l’éditocratie française, et plus largement d’une aristocratie intellectuelle et politique qui se vit comme le propriétaire de « l’Universel » – avec, comme il se doit, Caroline Yabon-Fourest en position d’avant-centre. . « Je ne peux qu’être choquée, car on oublie l’universalité du sport. On a le sentiment d’avoir été trahies. » JO : La judokate saoudienne (brièvement) sur le tatami, la tête couverte. Caroline Fourest, l'incendiaire qui crie « au feu! » Saïd Bouamama, sociologue, et Pierre Tevanian, philosophe, pris à partie par Caroline Fourest après l'annulation d'un débat, samedi 16 septembre à la Fête de l'Humanité, lui répondent: «Au-delà de nos deux personnes, dans la version des faits de Fourest et du Parti de Gauche, ce sont tou-te-s les participant-e-s à une action de protestation non-violente qui sont stigmatisé-e-s ».

Nous pourrions, si nous en avions le temps et les moyens financiers, porter plainte pour diffamation : car nous voici tous les deux nommément désignés par Caroline Fourest (dans un article du Huffington Post, sur sa page Facebook, relayée par ses supporters sur Twitter et par des sites d’extrême droite comme Françaisdesouche ou les identitaires) comme les « meneurs » d'une action elle-même qualifiée de « violente », dont en vérité nous ne sommes pas les meneurs et qui n'a absolument rien eu de violent ! La campagne calomnieuse que nous subissons aujourd'hui n'est pas une première. Retour sur les faits. Opération Banane contre Caroline Fourest à la fête de l'Huma. La mosquée occupée par "Génération Identitaire" Religion Depuis 6 heures du matin, des militants de "Génération Identitaire" occupent la mosquée de Poitiers.

Christine HINCKEL+ Clément MASSE Publié le 20/10/2012 | 11:27, mis à jour le 26/11/2012 | 16:12 © Photo: Clément Massé. France3 Les militants qui veulent empêcher la tenue de la prière pour les fidèles musulmans occupent la mosquée construite sur la commune de Buxerolles aux cris de "Charles Martel". Des représentants du diocèse de Poitiers sont venus dès le début de matinée sur place pour apporter leur soutien à la communauté musulmane. Le préfet de la Vienne Yves Dassonville, également sur les lieux a demandé aux forces de l'ordre l'évacaution des militants de "Génération Indentitaire". Des tractations viennent d'être engagées avec la soixantaine de militants d'extrême droite installés sur le toît de la mosquée qui affirment ne vouloir bouger que s'ils sont délogés.

Un appel à la "reconquête" Plus d'informations à venir sur notre site. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Dieu, les Sarrasins et les Unes du Point. Le Point est un journal soucieux des forces de l'esprit, du mystique et de la question religieuse. Le Point aime ses lecteurs et ses lecteurs aiment Dieu, mais semble t-il, pas n'importe lequel. Comment se construisent donc les couvertures du news magazine sur la religion et les croyants ? Grâce aux retranscriptions des conversations entre Franz-Olivier Giesbert et Coco, son maquettiste, durant ces 7 dernières années, nous en savons désormais un peu plus sur les coulisses des Unes du Point. - Coco. Question croyance. Au Point, on est modéré. Toujours 2005. - Bon, coco. ...ou Les envahisseurs, saison 2 - Coco. Début 2010. - Fini les aquarelles existentialo-interrogatives, notre président est en difficulté.

Été 2010. - Coco, on apaise. . - Encore ? - Je te rappelle que la moitié de notre lectorat s'est abonné pour le stylo cadeau et que l'autre moitié a Alzheimer. - Coco, qui dit janvier dit Islam. Février 2011. - Zut, les peuples arabes se révoltent, ça craint ça. Déjà fin 2011. - Ouais ! Sondage Ifop–Le Figaro sur les musulmans : une incitation biaisée à la stigmatisation. Le même sondage, réalisé en décembre 2010, avait été démonté point par point par Pierre Tévanian dans un article intitulé « Pour 100 % des musulmans, les sondages sont plutôt une menace » publié sur le site Les mots sont importants. Il pointait par la même occasion ce que les indices sondagiers d’une défiance envers l’islam devaient à un agenda politico-médiatique qui fait de l’islam et des musulmans une obsession permanente. Et c’est justement ce tintamarre médiatique que le sondeur de l’Ifop et le journaliste du Figaro voient, mais refusent d’entendre… Ce qui nous gratifie d’un article d’« analyse » des résultats du sondage aussi pitoyable que la méthodologie de l’enquête est lamentable… I.

Un sondage totalement biaisé Une méthodologie lamentable, d’abord, en raison du contenu du questionnaire. 1. . « Plutôt une menace pour l’identité de notre pays » ? « Plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays » ? Passons à la deuxième question. 2. II. 1. Que montre ce sondage ? 2. Le jeu dangereux de Caroline Fourest avec «les radicaux de l’islam» Les historiens Julien Gaertner et Yvan Gastaut reprochent à Caroline Fourest de confondre enquête journalistique et documentaire militant avec Les radicaux de l’islam car ses images et commentaires «jettent la suspicion sur une partie de la population française, celle de confession musulmane». En laissant croire que «les musulmans comploteraient en groupe contre la République», la chroniqueuse mène un «jeu aussi dangereux que les dérives radicales dénoncées». L’intrigue commence dans une ambiance digne d’un film d’espionnage, même si le générique de l’émission fait davantage penser à Faites entrer l’accusé plutôt qu’à un épisode de la saga James Bond.

Les mains enfoncées dans les poches de son trois-quarts cuir, le menton engoncé dans une écharpe pour se protéger du froid à la sortie d’une bouche de métro, Caroline Fourest s’extraie des bas-fonds pour mettre à jour un complot menaçant de faire s’écrouler la République laïque. . (1) Voir l’extrait situé à 29’40’’ du « documentaire ». Une rumeur Internet sur deux est islamophobe. Guillaume Brossard, un des fondateurs de Hoaxbuster, principal site de traque des canulars d’Internet, s’inquiète de l’évolution de ces rumeurs.

Le nombre de " hoax " évolue-t-il avec le temps ? Guillaume Brossard : « Avec l'explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la « viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L'exemple de Facebook est assez parlant. Leur thématique évolue-t-elle ? « Depuis quelques années, le nombre de hoax est en hausse importante et ils sont de plus en plus à coloration politique et sociétale. Constatez-vous des dérives ? « Ce qui m'inquiète, c'est l'usage d'Internet pour diffuser des idéologies et notamment rependre l'islamophobie. >> LIRE : Comment ne pas se faire piéger par un hoax ?

Quels sont les bons réflexes à avoir ? Hoax. Contre une loi stigmatisante / Pour une commission sur l'islamophobie.