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Topologie

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La bouteille de Klein, le langage et le réel. Depuis l’Antiquité, les savants se sont servi des connaissances mathématiques et physiques de leur temps pour essayer de comprendre et d’expliquer le monde. Chaque époque a eu son modèle dominant et aujourd’hui la biologie moléculaire, la génétique ou l’informatique sont également mises à contribution dans la rationalisation de l’inconnu. L’espoir de venir à bout d’un réel, espoir qui anime de nos jours plus que jamais la science, est ainsi savamment entretenu. Pour les analystes, le réel est par nature irréductible, puisqu’il n’est pas l’impossible lié à la réalité matérielle mais lié au langage.

Cette position a été entrevue par Freud, sans qu’il ait pu en tirer les dernières conséquences. Les mathématiques modernes ont fourni à Lacan les outils de formalisation requis pour la conceptualisation, mais l’héritage qu’il nous a laissé n’est pas sans difficultés ni énigmes ! Le sujet montre ainsi sa « torsion », qui fait qu’il dit toujours plus qu’il ne croit dire.

Encore - La compacite. Que Jean-Michel Vappereau soit ici remercié pour ses explications patientes sans lesquelles nous n’aurions pu rédiger cet article. «Le développement systématique de la topologie ne date que d’un siècle (recherches de H. Poincaré 1854-1912 et de L. E. J. Brouwer [1881-1966]). L’origine du terme vient de J. B. Anne Pichon - Des plumes aux entrelacs : une géométrie de l’espace interdit. L'espace lacanien. Un imaginaire sans moi. Le titre que j'ai donné au propos que je tiens aujourd'hui, c'est comme vous le savez : " Un imaginaire sans moi ". Je vais vous dire tout de suite qu'en reprenant mes notes il y a quelques temps, je me suis aperçu que j'avais fait un lapsus, un lapsus calami comme on dit : j'avais simplement inscrit sur la chemise où je gardais mes notes : " Un imaginaire sans sujet ". Ce lapsus me met d'emblée au coeur de cette question : si le Moi appartient au registre de l'imaginaire, le sujet, lui, c'est bien sûr d'un autre registre qu'il se tient.

Mais il n'est pas rien de nous déprendre, et que le Moi ne soit pour le parlêtre que la fallace, l'illusion de la méconnaissance et de l'aliénation, mon lapsus montre bien en quoi on y résiste. Qui parle ? Ce n'est pas moi qui parle, en tout cas justement dans la névrose. Il y a en effet d'autres formes de psychoses dans lesquelles au contraire, le Moi a complètement disparu. Alors : " les voitures 91, 92, 93, 94, qu'est-ce qu'ils faisaient ici ?

Marie-Laure Caussanel - Introduction aux dimensions négatives

Stéphane Dugowson - Entre lier et séparer ? Stéphane Dugowson - Lysimaque. Stéphane Dugowson - Espaces lacaniens et points connectifs génériques (diaporama) Stéphane Dugowson - Espaces (non) lacaniens et généricité connective. Pulsion et raison graphique. La parole et la topologie: Pourquoi et comment la parole implique-t-elle la ... - Fierens Christian, Christian Centner, Marc Darmon. Littoral ou Topologie du refoulement (suite). Comme rien n'est simple…

8. Dans la première partie [1] La Revue Lacanienne, n°3, p. 137-144. [1] , j’ai pris le parti, à vrai dire discutable, d’appeler refoulement originaire ce temps logique de la constitution du fantasme. On aura pu objecter ce que Lacan nous dit dans la première leçon de La logique du fantasme : « L’Urverdrängung ou refoulement originaire, c’est ceci : ce qu’un signifiant représente pour un autre signifiant. Ça ne mord sur rien, ça ne constitue absolument rien, ça s’accommode d’une absence absolue de Dasein. » Si on n’a guère objecté, c’est peut-être que cette première leçon (celle de La logique du fantasme) est bien difficile. Plusieurs points sont obscurs et divisent les transcripteurs. Que veut dire qu’un tel sujet se passe de tout Dasein, sinon qu’il est possible que rien ne réponde réellement de ce sujet, que rien ne l’articule à une jouissance (avec laquelle, de plus, il ne se confondrait pas) ? 9. 10. 11. 12. Bien que rien ne soit simple…

La définition de Topologie. La topologie désigne une géométrie souple qui traite en mathématiques des questions de voisinage, de transformation continue, de frontière et de surface sans faire intervenir nécessairement la distance métrique. En psychanalyse, le terme topologie se réfère essentiellement aux élaborations de Jacques Lacan. La topologie du tore et la figure de Möbius À partir de 1962, Lacan a développé dans L'identification la topologie du tore, de la bande de Möbius et du cross-cap. Le tore, qui est comparable à la surface d'une chambre à air, représente l'enchaînement du désir au désir de l'Autre. En effet, le signifiant de la demande se répète en faisant sur le tore une coupure qui tourne à la fois autour du trou circulaire du tore et autour du trou central.

La bande de Möbius peut être illustrée par une ceinture qu'on a refermée après avoir effectué une demi-torsion. Par ailleurs, dans L'étourdit, Lacan montre la transformation du tore névrotique en bande de Möbius par la coupure interprétative. La sphère du Cotard. 1. La topologie explicite du Cotard "Je suis ronde" dit une patiente de Marcel Czermak dans l'article fondamental sur le Cotard que je prendrai pour base de discussion à propos de la topologie.1 Le Cotard lorsqu'il n'est pas mutique se réfère à une topologie explicite, celle de la sphère, une image parfaitement lisse : "je n'ai pas de bouche, pas d'anus, pas de coeur etc. " Cette image de la sphère est bien entendu essentielle à l'imaginaire, sur elle repose la distinction de l'intérieur et de l'extérieur, c'est le fameux vase de l'image spéculaire qui fait l'unité du corps, qui permet d'échapper au morcellement.

Dès l'origine, la pensée philosophique a fait de la sphère la forme la plus pure, la plus parfaite. Faut-il rappeler Le Timée ou Le Banquet de Platon, le Dieu moteur immobile et éternel d'Aristote qui meut les sphères célestes. A la fois limite ultime de l'univers et infini "apeïron" au niveau du temps. 2. 3. 4. 5. La sphère peut ainsi se décomposer en huit triangles. Marc Darmon. Gilles Chatenay - TROIS CONSISTANCES. Serafino Malaguarnera - L'angoisse cernée par le shéma optique. Karim Boredeau - La notion de trou dans l'expérience psychanalytique.

La bouteille de Klein, le langage et le réel. Depuis l’Antiquité, les savants se sont servi des connaissances mathématiques et physiques de leur temps pour essayer de comprendre et d’expliquer le monde. Chaque époque a eu son modèle dominant et aujourd’hui la biologie moléculaire, la génétique ou l’informatique sont également mises à contribution dans la rationalisation de l’inconnu. L’espoir de venir à bout d’un réel, espoir qui anime de nos jours plus que jamais la science, est ainsi savamment entretenu. Pour les analystes, le réel est par nature irréductible, puisqu’il n’est pas l’impossible lié à la réalité matérielle mais lié au langage.

Cette position a été entrevue par Freud, sans qu’il ait pu en tirer les dernières conséquences. Les mathématiques modernes ont fourni à Lacan les outils de formalisation requis pour la conceptualisation, mais l’héritage qu’il nous a laissé n’est pas sans difficultés ni énigmes ! Le sujet montre ainsi sa « torsion », qui fait qu’il dit toujours plus qu’il ne croit dire. Bernard Vandermersch - Le cross-cap de Lacan ou "asphère" Pierre Skriabine. Sur Nicolas de Cues, billet d'Henri Cesbron Lavau. Henri Cesbron-Lavau - Notion d'ouvert et de voisinnage. Atelier de topologie: Commencer par la lettre 52 de Freud à Fliess. À l'automne 2004 a démarré un atelier de topologie. Cet atelier se voulait un développement des concepts lacaniens ayant une représentation topologique. Ce qui m'était demandé par les participants était de faire le moins d'hypothèses possibles sur un savoir qui préexisterait chez eux en mathématiques.

C'est avec cette gageure en poche que j'ai débuté cet atelier. J'ai choisi de partir du schéma de la ``lettre 52'' de Freud à Fliess. Ce choix m'a, entre autres, été dicté par les travaux de Jean Michel Vappereau [Vap97]. Ce schéma est présenté figure 1. Je reprends ici les éléments d'articles plus anciens [Sib95] [Sib96] [Sib05]. Le Yijing et la topologie de Lacan [1] Ju Fei [2] I.Une introduction générale à la structure du Yijing [3] — son mouvement et son immobilité Le Yijing est, dès son apparition, le texte le plus fondamental dans tous les domaines formant la culture chinoise : la philosophie, l’art, la médecine, la cosmologie, etc.

Bien que, durant la Dynastie des Han, il y ait eu une dispute de fond du fait que quelques écoles soulignaient plutôt « quatre figures », tandis que d’autres « cinq formes » [4], mais incontestablement le Yijing reste justement le fondement de la pensée chinoise. Pour le comprendre, il nous faut introduire point par point sa structure la plus fondamentale.

Essentiellement, dans le Yijing, il s’agit de deux processus : le mouvement et l’immobilité dans la philosophie chinoise. Au début, il existe l’Un le plus grand « 太一, TaiYi » [5] qui signifie un état chaotique sans aucune séparation. Figure 1 Ci-dessus est présenté le mouvement du Yijing. De la voie (Tao) naquit un. Figure 2 Figure 3 Figure 4 Figure 5 Figure 6 Ⅱ. Ⅱ.1. Figure 7 [20] A.L.I. : Champs spécialisés / Topologie / Le cross cap de Lacan ou "asphère" Pour introduire le cross cap Cet objet étrange a été présenté par Lacan pour la première fois le 16 mai 1962 dans son séminaire l'Identification comme supportant la structure du fantasme. Mais on sait qu'il était déjà prêt en 1959. Dans une note rédigée en 1966 au moment de la publication dans les Écrits de son article Préalable à tout traitement possible de la psychose (1959), Lacan nous signale que déjà "ce que le schéma R étale, c'est un plan projectif", i.e. un cross cap (Écrits p. 553).

Ce schéma R montre que le "champ de la réalité ne fonctionne qu'à s'obturer de l'écran du fantasme" (id. p.553). La vision est sans doute le sens qui nous donne le plus l'illusion d'un accès de plain-pied au champ de la réalité. Pourtant c'est un champ bien aplati qu'elle nous propose. Ainsi fait le peintre qui applique les lois de la perspective et mieux encore l'appareil photo et la caméra. Mais alors que le tableau ou la photo avouent leur limite, voire l'exaltent par un cadre, l'oeil la gomme. . Sylvie Pic "Des espaces qualitatifs" - art topologie psychanalyse.