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2011/03/31 - L’oligarchie peut-elle surmonter la crise écologique ? Hervé Kempf est journaliste au Monde. Pour lui, il n’est pas d’autre défi à l’aube du troisième millénaire que la crise écologique. Depuis plusieurs années, il tente de convaincre que « les riches détruisent la planète ». Son dernier ouvrage (« L´oligarchie, ça suffit, vive la démocratie », Seuil, 2011) est un plaidoyer pour une « démocratie sans croissance fondée sur la modération ». En ces temps de prise de conscience de l’ampleur de la crise écologique, la réflexion commence à s’ouvrir à nos modes de gouvernance qui apparaissent impuissants face à la montée des dangers. « Protéger la biosphère implique de repenser la démocratie elle-même », nous disent Dominique Bourg et Kerry Whiteside (Seuil, 2010) en exquissant des solutions pour la libérer de la dictature du court terme.

Le terme désigne à la fois une réalité sociologique – l’oligarchie regroupe les oligarques – et un système politique – l’oligarchie par opposition à la démocratie ou à la dictature. 2010/05/18 - Un journaliste met en lumière les méthodes douteuses de Claude Allègre. Un petit livre, écrit dans l’urgence par un journaliste conscient de la responsabilité de sa profession, démontre que Claude Allègre trompe sciemment l’opinion publique avec la complicité des grands médias avides de polémiques. Sylvestre Huet est un journaliste scientifique qui connait bien le dossier. Journaliste à Libération depuis 1995, il a commencé à s´intéresser au réchauffement climatique en 1986, bien avant que celui-ci ne se manifeste et devienne une préoccupation majeure. Après Stéphane Foucart, qui avait révélé dans Le Monde Le cent-fautes de Claude Allègre, ou Anne Bauer des Echos qui dénonçait « sa mauvaise foi et son simplisme » (Le climatosceptique en chef perd le Nord [1]), il décortique les propos de l´ancienne sommité du monde politico-scientifique qu´est Claude Allègre.

Claude Allègre fait beaucoup d´erreurs, trop pour un ancien chercheur formé à la rigueur scientifique. Exemples : « L´année 2007 a été l´année la plus froide depuis 50 ans ». L´imposteur, c´est lui. 2010/03/14 - Le débat public peut-il départager le GIEC et les climatosceptiques ? Dans un article publié par Alternatives Economiques, Le climat, l’imposteur et le sophiste, Olivier Godard, directeur de recherches au CNRS, économiste du développement et de l'environnement, questionne le bien fondé d'un débat public pour départager le GIEC (Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) et les climatosceptiques : Il y a un point d'importance dans la rhétorique d'Ewald le sophiste, comme de tous ceux qui veulent accréditer des thèses que la science n'admet pas, qu'il s'agisse des créationnistes ou des négationnistes de la Shoah : l'invocation du nécessaire débat public pour que chacun puisse se faire son opinion.

S'abritant derrière le paravent de la démocratie, il s'agit en l'occurrence de faire reconnaître un contenu de vérité à des allégations qui n'ont pas passé les épreuves de la critique scientifique. Qu'en pensez-vous ? Contrairement à la compétition sportive, l'activité scientifique ne possède pas d'arbitre neutre. 2009/12/29 - Les agrocarburants sont arrivés trop tôt ! Les agrocarburants se sont installés dans le paysage agricole et industriel. Après avoir pris une place importante au Brésil, ils progressent aux Etats-Unis et sont poussés en avant par l’Union européenne. Le point commun de ces politiques est qu’elles ont été lancées sans véritable stratégie ni étude d’impact global. Autrement, on aurait sans doute attendu les biocarburants de 2e ou 3e génération – dont l’automobile du futur ne pourra se passer – et, à court terme, privilégié des utilisations plus efficaces de la biomasse.

Il y a trois raisons de faire des biocarburants : réduire la dépendance énergétiquefournir de nouveaux débouchés à l’agricultureréduire les émissions de CO2 En France, les agrocarburants ont d’abord été vus comme un moyen d’utiliser les jachères imposées par l’Union européenne pour enrayer la surproduction agricole tout en jetant les bases d’une filière prometteuse. La fin annoncée du pétrole et son fort handicap CO2 semblaient en effet plaider en leur faveur. 2009/12/29 - Les agrocarburants sont là. On ne le sait pas toujours, mais nos réservoirs contiennent déjà des agrocarburants, le plus souvent mélangés aux carburants habituels, essence et surtout gazole. En 2008, ils y ont été introduits à hauteur de 5,7 %. Mais alors qu’ils sont largement contestés, leur proportion va encore augmenter en France jusqu’à atteindre 10% en 2015. Biocarburant ou agrocarburant ? Bien que l’Assemblée nationale ait tranché en faveur de l’appellation biocarburant, il n’est pas illégitime de parler d’agrocarburants pour les carburants de première génération qui sont tous issus de l’agriculture : éthanol de blé et de betterave et diester de colza constituent en effet l’essentiel de la production française.

Il faudra attendre les carburants de deuxième et troisième génération [1] qui ne sont encore qu’au stade de la recherche ou du développement, pour s’affranchir de l’agriculture. Le diester, plus discret que l’éthanol, mais très présent Les agrocarburants : un moyen trop cher de réduire le CO2. 2009/10/01 - Les citoyens du monde hyperconcernés par le réchauffement. Deux mois avant le sommet de Copenhague, une initiative danoise a rassemblé 44 panels de 100 citoyens dans 38 pays autour de la question du réchauffement climatique.

Qu´ils habitent dans des pays développés ou non, ils ressentent tous l´urgence d´un accord au niveau mondial, mais ce sont les habitants des pays les plus pauvres qui sont le plus sensibles à l´impact du réchauffement. C´était samedi 26 septembre 2009 à la Cité des sciences de Paris et dans 37 autres pays, sur tous les continents. Chacun des 4400 citoyens devait répondre aux mêmes 12 questions et émettre des recommandations élaborées collectivement. Cette conférence de citoyens mondiale, une première, a révélé une opinion publique moins timorée et plus ambitieuse sur les objectifs de réduction que ses représentants. Alors que ceux-ci visent un objectif d´au plus 25% avant 2020, les panels de citoyens les désavouent massivement : 58% veulent réduire les émissions de 25 à 40% et 31% souhaitent faire mieux que 40%. 1.

2009/07/19 - Taxe carbone : beaucoup de questions. La situation s´est inversée. Alors qu´un large consensus s´était dégagé à l´issue du Grenelle de l´environnement sur la nécessité d´un signal-prix pour orienter nos comportements et nos décisions économiques, l´arrivée d´un nouvel impôt a bien du mal à passer dans l´opinion. Et c´est Nicolas Sarkozy, le même qui avait souhaité temporiser en n´incluant pas ce dossier dans le paquet Grenelle I, qui en est maintenant le plus fervent supporter. Mais à quel prix ? Cet article, écrit à l´issue de la conférence d´experts du début juillet 2009, permet de mesurer à quel point les enjeux se sont déplacés. L´idée de taxe carbone n´est pas nouvelle. Taxe carbone ou quotas d´émission négociables ? Certains, dont Michel Rocard, voudraient faire la peau du système des quotas d´émissions et du marché de permis associé : un dispositif complexe, instable, et qui laisse une trop large place à la négociation et aux exemptions.

Faut-il affecter les recettes de la CCE ou les banaliser ? Redistribuer ou aider ? 2009/04/29 - Astérix et le CO2. Nous sommes en 2009 après Jésus-Christ. Toute la planète est recouverte par un voile de CO2. Mais quelques irréductibles Gaulois résistent à l´envahisseur. Et la vie n´est pas facile pour les défenseurs de l´empire … Jean-Marc Jancovici a un petit côté Astérix. Dans le livre coécrit avec Alain Grandjean, C´est maintenant, 3 ans pour sauver le monde (Seuil), il empile les casques : ceux des énarques (Jacques Attali, et « ceux qui savent compter »), ceux des élus, qui ne connaissent rien aux questions d´énergie, ceux des écolos, adeptes du ni …ni. A ces trophées, il aurait pu ajouter celui de Christian Gerondeau, polytechnicien comme lui, si son livre, CO2, un mythe planétaire (Le Toucan), n´était sorti après le sien.

Jusqu´à la dernière molécule Car Christian Gerondeau défend l´empire, l´Occident développé et son mode de vie que le reste du monde lui envie. Le calme avant la tempête Le principe de précaution n´est étrangement mentionné par aucun des deux auteurs. 2009/04/21 - Banc d’essai des Bilans Carbone personnels. Article publié le 21 avril 2009 Beaucoup de sites proposent des outils de calcul des émissions de CO2, mais peu permettent de faire un bilan exhaustif de sa contribution personnelle à l’effet de serre.

J’en ai trouvé 4 en langue française, un français et 3 suisses, et les ai testés. Le site français "Bilan Carbone personnel" sort vainqueur de l’épreuve, même si la présentation graphique des résultats mériterait d’être améliorée. Voici mon classement : Le Bilan Carbone personnel, développé sous l’impulsion et la direction de Jean-Marc Jancovici, en partenariat avec l’ADEME et l’INSA de Lyon.Le calculateur du site suisse : le climat entre nos mains.L’Eco-Rechner (Eco-calculateur suisse allemand, mais qui existe en version française).Le calculateur des Groupes action CO2 (Suisse), site qui incite à constituer des petits groupes pour travailler ensemble à réduire ses émissions.Si le calculateur des groupes action CO2 se classe en dernier, c’est parce qu’il n’est pas complet.

2009/02/02 - Taxe carbone : l'idée fait son chemin. Prônée par le Pacte écologique, la “contribution climat-énergie” n’a finalement pas été retenue après le Grenelle de l’environnement. Le contexte économique, avec un pétrole à plus de 100 $ le baril, s’y prêtait en effet assez mal. Mais avec un cours retombé à moins de 40 $, le moment n’est-il pas venu ? D’autant que les réticences sont en train de tomber et que de nouvelles idées sont en train de germer pour qu´elle soit mieux acceptée par l’opinion. En 2008, le renchérissement des énergies fossiles a modifié nos comportements et nos décisions d’achat ou d’investissements : nous avons roulé moins vite sur les autoroutes, relancé des travaux d’isolation ou changé notre mode de chauffage.

Mais pour que les résultats soient durables, il faut que le signal prix le soit. N´est-il donc pas opportun de maintenir volontairement les prix à un niveau plus élevé que les prix de marché, sans attendre que la hausse s´impose à nous  car les prix finiront bien par remonter ? Quel montant ? 2007/05/30 - Débat à froid sur sujet brûlant.

Faisons vite, ça chauffe ! C’est par ce slogan de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie) qu’on est accueilli sur ledebatmde.org, site innovant dans la pratique du débat, alternant phases de débat en ligne et rencontres entre les participants. La chaleur dont il est question ici n’est pas celle générée par les frottements entre internautes, car les échanges sont policés, mais celle qui menace la planète si rien n’est fait pour freiner les émissions de gaz à effet de serre. Le débat se veut ouvert, organisé autour de quelques thèmes proposés au départ, dont le nombre et les contours vont évoluer au cours du temps. C’est au contributeur de classer son intervention dans le ou les thèmes de son choix (bâtiment, transports, appareils et usages quotidiens ....) et de fournir des mots-clefs.

La question générique qui s’affiche dans le bandeau supérieur « Quelle maîtrise de l’énergie ? Qu’attend de nous le sponsor de cette expérience ? « Changer notre alimentation »