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Qui pouvait bien lui en vouloir ?

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Certains membres de la famille d’un ancien dictateur réfugié en Arabie Saoudite ?


Ou encore l’un de ces magistrats belliqueux qui ont condamnés Yvan Colonna sans la moindre preuve de culpabilité pour l’assassinat du Préfet Claude Erignac, que maître Sollacaro, à juste titre, a qualifié de Junte birmane ?
Ou encore, des spéculateurs de tous poils ?

Familles Ben Ali & Trabelsi

Jean-Claude Kross membre de la junte "birmane"

Jean-Claude Kross, magistrat et heureux Il parle haut, rit franchement, ne regarde pas les avocats comme des adversaires et il a même l'air d'apprécier la presse. Et pourtant, Jean-Claude Kross est magistrat. Et un magistrat heureux, qui plus est. Dans l'univers couleur novembre pluvieux du Palais de justice de Paris, ce président de tribunal correctionnel tranche sur bon nombre de ses collègues. Son agenda a été copieusement rempli ces derniers temps. Le procès des écoutes de l'Elysée, c'est lui. Les Français de Guantanamo, encore lui. Non sans courage : peu de magistrats auraient osé renvoyer un procès, dans une telle affaire d'Etat, parce que le cadre légal de l'enquête policière était obscur. Et il vient de présider l'affaire des faux électeurs du 3e arrondissement de Paris, dont le jugement sera rendu le 20 décembre. Trois jours par semaine, du 11 septembre au 30 octobre, on l'a vu secouer en tous sens les acteurs de ce dossier vieux de dix-sept ans, jusqu'à ce qu'il en tombe des copeaux d'aveux, des éclairs d'authenticité, des éclats de colère et même des instants d'émotion. De quoi donner à l'audience un relief et un intérêt public dont les prévenus - parmi lesquels l'ancien maire Jacques Dominati et ses deux fils - se seraient volontiers passés. "Je n'ai pas le style diplomatique, c'est sûr, et je n'hésite pas à user de l'offensive, quitte à être à la limite de l'impartialité, pour faire sortir la vérité", reconnaît-il. Des réminiscences, sans doute, du juge d'instruction qu'il fut pendant cinq ans. Un vrai goût, aussi, de la conduite des débats et du "pouvoir presque absolu" qu'elle donne au président d'un tribunal. A 59 ans, il se dit persuadé de "vivre ses plus beaux jours de magistrat" avec ces affaires qui l'ont mis "aux prises avec l'histoire, la politique, l'événement". La magistrature, Jean-Claude Kross y est entré sur le tard et par nécessité. Dans une première vie, ce "beur de Russie", comme il se définit lui-même, était avocat. Un rêve d'intégration pour le fils tardif de l'ancien tailleur juif ukrainien du faubourg Saint-Antoine naturalisé en 1948 et devenu un commerçant cossu, mais qui, toute sa vie, avait été plus à l'aise en yiddish qu'en français. Cet automne, face aux prévenus qui s'emmêlaient dans leurs explications sur les "attachements sentimentaux" des électeurs frauduleusement inscrits dans le 3e arrondissement, on surprenait un sourire amusé sur le visage de Jean-Claude Kross. De cet arrondissement, il connaît presque toutes les rues. Il y a fait ses études secondaires, a longtemps fréquenté l'un des hauts lieux de recrutement de la famille Dominati, la synagogue de la rue Notre-Dame-de-Nazareth. Il n'y met plus les pieds. "Ma femme et moi avons un lourd contentieux avec le Bon Dieu", souffle-t-il. Jean-Claude Kross s'apprêtait à mener une coquette carrière d'avocat spécialisé dans le droit commercial, correspondant d'un grand cabinet international, lorsqu'en 1978 naît son fils Samuel avec un sale mot inscrit sur son carnet de santé. Mucoviscidose. L'avocat et son épouse, médecin gynécologue, doivent vite apprendre à pratiquer la kinésithérapie respiratoire et transforment au fil des ans l'appartement familial en structure hospitalière. Lorsque l'état de Samuel se dégrade, Jean-Claude Kross ressent le besoin d'un métier moins contraignant que celui qu'il a initialement choisi. En 1982, à l'issue d'un stage de trois mois en tribunal d'instance, il est accepté sur dossier dans la magistrature. Après un séjour à Chartres, il obtient son retour à Paris et recherche la fonction qui lui permet d'aménager ses horaires. Ce sera celle de juge aux affaires familiales. Son président de l'époque l'avait mis en garde : "Ce n'est pas porteur pour la carrière, vous savez !" - "Ce n'est pas mon problème", lui avait-il répondu. De ce fils qui ne voulait pas dormir la nuit et qui lui disait "Papa, je sais que je ne vais pas vivre vieux, alors je veux profiter", Jean-Claude Kross parle avec une immense fierté. "Il avait une volonté d'enfer. Il a mené une scolarité normale et a même appris à skier. Avec mon épouse, on se relayait à la maison. Il a toujours eu son père ou sa mère avec lui." Samuel meurt à l'hôpital, en 1994, il a 16 ans. – epc
Lorsqu'il retourne à son cabinet de juge aux affaires familiales, Jean-Claude Kross a de plus en plus de mal à écouter les adultes qui défilent en se disputant la garde de leurs enfants. "Je sentais que je pouvais déraper", dit-il. Il demande et obtient alors sa nomination comme juge d'instruction, puis, en 1999, celle de substitut au parquet de Bobigny, où il prend en charge le secteur des mineurs. Il y retrouve le juge pour enfants Jean-Pierre Rozenczveig qu'il avait connu sur les bancs de la bibliothèque Cujas. "Bobigny, grande expérience !", s'exclame-t-il. Pour celui qui "aime le terrain" et ne se voit pas du tout comme un "intellectuel du droit", les trois années passées à arpenter la Seine-Saint-Denis restent un magnifique souvenir. "J'allais partout, je découvrais un univers que je ne connaissais pas. Je me sentais au coeur de la vie de ce département, et mes valeurs d'intégration en prenaient plein la figure." En 2002, il décide pourtant de rejoindre le siège. "Je suis de ceux qui pensent que ce serait une erreur de couper le lien entre les fonctions, parce que tout ce qui enrichit les expériences est à prendre", observe-t-il. Dans ses fonctions de président de chambre correctionnelle, il se plaît à voir plaider devant lui bon nombre de ses anciens copains de faculté et n'hésite pas à plaisanter avec eux pendant les suspensions d'audience, sous le regard surpris de leurs clients. De ses collègues magistrats qui donnent l'impression de longer les murs en redoutant plus que tout le contact avec les avocats, Jean-Claude Kross dit rudement : "Ils croient qu'ils se mettraient en danger en leur parlant. Alors que le véritable danger que court le juge, c'est celui d'avoir peur." Ses audiences l'ont parfois ramené sur des chemins familiers, comme lors de ce procès qui a vu, pour la première fois, l'Assistance publique être condamnée pour "homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui" après le décès d'un bébé de 17 mois entré pour une gastro-entérite à l'hôpital Trousseau. Aux aides-soignantes, infirmières et chefs de service qui lui parlaient nombre de lits, organisation des jours de congé, budget et statistiques, il avait répliqué, ému : "Mais il y a une réalité humaine quand même !" Elle devait frapper fort sous la robe de président, à ce moment-là. Pascale Robert-Diard Parcours JC Kross 1945 Naissance à Paris. 1970 Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA). 1971-1981 Avocat au barreau de Paris. 1982 Entrée dans la magistrature. 2002 Devient vice-président du tribunal de grande instance de Paris. 2004-2005 Préside le procès des écoutes téléphoniques de l'Elysée. LE MONDE | 27.11.2006 – epc

Membre du RAJF. Présentation générale du RAJF Le RASSEMBLEMENT DES AVOCATS JUIFS DE FRANCE (RAJF) a été créé en 1981 après l’attentat de la rue Copernic.

Membre du RAJF

Il a pour vocation de regrouper l’ensemble des avocats français, particulièrement attachés au respect des principes fondamentaux du judaïsme, notamment en matière de défense des droits des victimes, de tous les racismes et, en particulier, de l’antisémitisme. Notre Association a pour vocation de réunir les avocats Juifs quelle que soit leur priorité : laïcité, orthodoxie, libéralisme, sionisme, droite/gauche etc … Nous devons être un point de rassemblement.

Nous avons cherché à favoriser les réflexions sur les moyens de renforcer la législation antiraciste. Notre rôle a été constructif à l’occasion de divers amendements législatifs. Il nous appartient de veiller à l’application de cette législation et d’intervenir chaque fois qu’il est possible sur le terrain juridique et judiciaire pour ce faire. Nous organisons des conférences à intervalles réguliers. Le RAJF en lien avec ISRAEL. Conférence sur ses Intimes convictions. 09/02/2010Conférence de M.

Conférence sur ses Intimes convictions

27/03/2009 Le magistrat Kross juge selon son intime conviction. À PROPOS Comment cela a-t-il été possible ? "NO Human right for Xabier Lopez Peña" Yolanda Molina – avocate Pour commencer, je veux dire un mot et tout ce qu’on peut donner comme chaleur humaine à une personne à Ainhoa Ozaeta, la compagne de Xabier, qui est à Fleury, qui a vécu ces trois semaines, jour après jour, dans l’impuissance, l’horreur et la révolte.

"NO Human right for Xabier Lopez Peña"

Tout s’est passé en trois semaines. La première semaine commence par le transfert de Xabier qui était à la prison de Fleury-Mérogis à l’hôpital de Corbeil pour un contrôle et pour la mise en place d’un stent ou également si c’était possible pour faire un pontage. Pendant cette première semaine, absolument personne ni la famille ni l’avocat n’a été informé de l’hospitalisation ni de l’état dans lequel il se trouvait.

Ce sont les prisonniers politiques basques de son bâtiment qui ont alerté la famille pour dire qu’il n’était plus là depuis une semaine. Deuxième semaine, lundi 18 mars, je téléphone au service médical de Fleury-Mérogis qui me dit : « je ne peux rien vous dire ». Maître Sollacaro un avocat dérangeant ?

Qui est Vitaly Borissovitch Malkin alias Avihur Ben Bar ?