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#NuitDebout

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Nuit Debout. Nuit Debout: les limites d'un mouvement sympathique. Le rassemblement nocturne qui dure depuis la fin du mois de mars devra surmonter les difficultés de la démocratie directe et la tentation de l'entre soi.

Nuit Debout: les limites d'un mouvement sympathique

L'étonnant est que la jeunesse ne se soit pas révoltée plus tôt, d'une manière ou d'une autre. Angoissée par le chômage de masse, frappée par la précarité, elle avait bien plus de raisons objectives de se rebeller qu'en mai 1968. C'est dire si l'éclosion du mouvement «Nuit Debout» était attendue, ou redoutée, par nombre d'observateurs ou d'acteurs politiques. Déniaisement politique L'absence jusqu'à présent, en France, de mouvements analogues à celui des «Indignés» en Espagne a pu s'expliquer de différentes manières. L'autre raison, et sans doute la principale, du retard de la jeunesse française à se mettre en mouvement tient à l'importance spécifique du champ politique dans ce pays.

Par Eric Dupin Le moins qu'on puisse dire est que François Hollande a fortement contribué à déniaiser la jeunesse française. « Nuit debout s’inscrit dans le sillage de son aîné espagnol » Par Sélim Smaoui, doctorant à l’Institut d’études politiques de Paris, CERI-Sciences Po Se prononcer sur Nuit debout à un stade aussi embryonnaire de mobilisation est fort périlleux.

« Nuit debout s’inscrit dans le sillage de son aîné espagnol »

Le champ de tous les possibles étant ouvert, la retenue reste donc de mise. Impérieuse est toutefois la nécessité de prendre cet événement au sérieux, et de ne pas se contenter d’y voir un ovni qui brouille nos catégories de l’entendement politique. Car si l’incertitude est partagée face à l’inconnu, elle est autant vivifiante que mauvaise conseillère. En mai 2011, pris de cours par le mouvement d’occupation des places qui essaimait dans tout le territoire, d’aucuns s’empressèrent en Espagne de céder à la tentative du repli, dépréciant ces milliers de citoyens qui osaient se soustraire aux formes canalisées de la protestation politique, tout en bravant l’effet de censure exercé par le monopole des professionnels de la politique sur la chose publique.

Les ressorts du précédent espagnol. Que peut devenir le mouvement Nuit debout ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Karim El Hadj et Violaine Morin Le mouvement Nuit debout, qui occupe la place de la République à Paris depuis le 31 mars dans la foulée d’une manifestation contre le projet de réforme du code du travail, est désormais armé d’une « Radio debout » et d’une « TV debout ».

Que peut devenir le mouvement Nuit debout ?

Les occupations de places se multiplient dans de nombreuses villes de France et à Bruxelles. Quelle sera l’issue de ce mouvement et qu’espèrent les participants ? Nous leur avons posé la question. Lire le reportage : Le mouvement Nuit debout gagne d’autres grandes villes Philippe : « Inventer une nouvelle forme de collectif » Philippe, la soixantaine, est venu à la Nuit debout avec Laure. Eloïse : « J’aimerais que ça devienne vraiment quelque chose » Eloïse est professeure de physique-chimie dans un collège. Bertrand : « Peut-être que cela ne donnera rien » Bertrand, cheveux longs en chignon, ne donne pas son vrai prénom.

Abdel : « Un lieu central pour diffuser une pratique militante » Devenir community manager de #NuitDebout en 5 leçons. Près de 350 tweets ou retweets par jour.

Devenir community manager de #NuitDebout en 5 leçons

C’est ce qu’a publié le compte Twitter @NuitDebout depuis sa création le jeudi 31 mars. L’animation des réseaux sociaux du mouvement #NuitDebout n’a rien à envier à une boîte spécialisée dans les « social media ». Le nombre d’abonnés suit : ils sont aujourd’hui plus de 17 000 internautes à suivre #NuitDebout sur Twitter et près de 34 000 sur Facebook. Aux manettes : une dizaine de personnes qui constituent le pole « media center ». Parmi eux, N. et C., un homme et une femme qui souhaitent rester anonymes. Accepter de ne pas être au cœur de l’action S’occuper des réseaux sociaux, ça nécessite une bonne connexion wifi et des ordinateurs. . « Nous changeons d’endroits régulièrement. Pour se stabiliser, ils font des appels à solidarité sur Twitter et trouvent refuge chez des particuliers. . « C’est très enthousiasmant de relayer ce qui se passe sur les réseaux sociaux mais c’est aussi très frustrant de ne pas être physiquement présent.