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Culture du viol

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Quand les femmes avaient nettement plus besoin de sexe que les hommes. Et comment le stéréotype s’est inversé.

Quand les femmes avaient nettement plus besoin de sexe que les hommes

Traduction d’un article publié par la sociologue américaine Alyssa Goldstein sur le site Alternet.org. Ninon de Lenclos, gravure de Antoine-Jean-Baptiste Coupé J’inaugure aujourd’hui la catégorie traduction. Il y a concernant les histoires de couple, de sexe et de genre, une réelle richesse à aller voir ce qui se dit en dehors de notre cocon culturel francophone et néanmoins un peu autiste. Je vous traduis donc cet article remarquable, publié le 19 mars 2013 sous le titre original When Women Wanted Sex Much More Than Men – And how the stereotype flipped, et qui me parle énormément puisque j’aime bien tout ce qui bouscule les idées reçues et remet un peu les pendules à l’heure en matière de sexe et de stéréotypes sexuels.

Partie I : l’ère des salopes Au début du XVIIe siècle, un homme du nom de James Mattlock fut expulsé de sa paroisse à Boston. Comment lutter contre le viol. [descriptions explicites de scènes de viol] On demande souvent aux féministes comment diminuer le nombre de viols, quelles mesures elles préconisent (sachant que la méthode la plus rapide est l'extinction du genre masculin mais vous allez pinailler).

Comment lutter contre le viol

Si tout le monde s'accorde à être contre le viol, ce même monde devient d'un coup beaucoup moins prolixe quand il s'agit de définir le viol. Pour la majorité d'entre nous, un viol est commis par un type très moche sur une jolie fille qui garait sa voiture dans un parking. Là on est tous d'accord que c'est un viol et qu'il faut le punir.

Avant donc de penser à diminuer le nombre de viols peut-être convient-il de comprendre ce qu'est un viol. - un mec couche avec une fille. Ces quatre scènes constituent des viols, mais, pour beaucoup d'entre nous ce seront des dérapages, des filles chiantes, des filles indécises, une baise ratée, une tentative. On en revient toujours à la même chose ; les stéréotypes de genre. Le viol ordinaire. Viol : acte de violence par lequel une personne non consentante est contrainte à des relations sexuelles.

Le viol ordinaire

Action de violer. Mais aussi et surtout : "Un viol, c’est une relation sexuelle non consentie, avec ou sans pénétration, avec ton/tes compagnons, avec un inconnu, avec ou sans violence physique. Le viol, ce n’est pas seulement l’image stéréotypée d’un gros méchant qui nous poursuit avec une arme dans une rue sombre, mais c’est aussi un moment où on n’entend pas notre NON.

J’ai décidé d’écrire ce texte pour raconter une de mes mésaventures masculines. La mésaventure en question commence à dater (environ 4 ans) mais j’y pense encore très souvent, et je ressens le besoin de partager mes pensées à son propos. L’histoire : C’était dans ma dix-septième année, il était mon ami (je le nommerai A). Un jour, il m’a invitée pour le week-end chez lui, à Grenoble. Et dans la nuit, je me réveille avec sa main dans ma culotte qui me touche et me pénètre. La lettre : "Bonjour p’tite puce, Anonyme. Les femmes n’ont pas le droit de dire le viol. Vous vous demandez pourquoi les victimes de viol ne parlent pas ?

Les femmes n’ont pas le droit de dire le viol

Le viol réduit au silence, de par la violence inouïe. Le langage utilisé autour du viol et les mythes sur le viol empêchent les femmes d’en parler. Le langage ne permet pas d’exprimer le viol, puisque c’est le langage des hommes et les hommes sont les agresseurs des femmes – il est façonné en fonction de leur réalité et intérêts qui est que les femmes, leurs victimes, se taisent. Le langage par lui-même verrouille le secret, inverse la culpabilité, isole les victimes dans leur souffrance. “Speech depends on believing you can make yourself understood: that a community of people will recognize the experience in the words use and they will care. 2 : Il n’y a pas de langage courant qui permette de décrire ce qu’une femme ressent lorsqu’elle est violée. Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Le cas de la culture occidentale.

Partie 1 : les études interculturelles Partie 3 : Alcool, fêtes & viol – les fraternités étudiantes aux États-Unis J’ai commencé une petite série d’articles sur les cultures enclines au viol.

Les cultures enclines au viol et les cultures sans viol. Le cas de la culture occidentale

Après vous avoir présenté le concept de cultures enclines au viol (à comparer aux cultures sans viol) , je vais discuter maintenant du cas des cultures occidentales. L’enlèvement des Sabines, par Francisco Pradilla Selon plusieurs autrices1,2, la culture euro-américaine est une culture prônant le viol. Le viol y est fréquentLes croyances qui justifient l’existence du viol, les mythes sur le viol y sont largement répandus. Je vais à présent détailler ces différents points. Fréquence du viol En Occident, le viol est un phénomène à l’ampleur considérable, comme l’indique plusieurs études. En France, il y aurait entre 55 000 et 100 000 femmes victimes d’un viol ou d’une tentative de viol par an. Aux États-Unis, il y aurait environ 200 000 victimes de viol (âgées de plus de 12 ans) par an7.