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Villes et territoires

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A qui appartient l'espace public ? Plages, places, rues, quartiers: au moment où l'impératif sécuritaire peut remettre en cause les notions d'égalité et de liberté de circulation, débat sur l'espace public, organisé par l'Etat et habité par tout un chacun.

A qui appartient l'espace public ?

"Vivre, c'est passer d'un espace à un autre en essayant le plus possible de ne pas se cogner. " écrit Georges Perec dans son essai _Espèces d'espaces, _essai dans lequel il interroge par ailleurs cette sensation d'évidence à nous dire que nous vivons dans un espace. La question de l'appropriation de l'espace public peut sembler redondante selon la chercheuse Alice Béja, qui écrit que "si les lieux publics relèvent de règles garanties par l'Etat, l'espace public lui, bien qu'organisé par ce dernier a vocation à être habité par tout un chacun". Ce qui implique une notion d'égalité de base entre ses occupants, qui n'est pas toujours vérifiée dans les faits. Le mouvement des immobiles, par Max Rousseau (Le Monde diplomatique, juillet 2011)

Conflit mythique entre Wall Street et Main Street récemment réactivé aux Etats-Unis, « rue arabe » pour désigner les mouvements de contestation fleurissant au Proche-Orient et au Maghreb, « pouvoir de la rue » pour évoquer les nombreux cortèges de manifestants en France : la métaphore de la rue pour parler du peuple mobilisé contre la nouvelle injustice sociale trouve un écho international.

Le mouvement des immobiles, par Max Rousseau (Le Monde diplomatique, juillet 2011)

De même, le collectif espagnol ¡Democracia Real Ya ! (« Pour une vraie démocratie maintenant ! ») enjoint à ceux qui se perçoivent comme victimes de la captation du pouvoir et des richesses par une oligarchie restreinte mais soudée de « prendre la rue » (« Toma la calle »). Comprendre ce rapport à l’espace urbain dans les mouvements sociaux nécessite de revenir sur le façonnement de la ville occidentale par deux forces historiques en tension : la démocratie et le capitalisme. Taille de l’article complet : 1 948 mots. Le projet – Les Grands Voisins. L’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul.

Le projet – Les Grands Voisins

Entre Port-Royal et Denfert-Rochereau dans le 14e arrondissement de Paris. Vous le connaissez sûrement si vous habitez dans le quartier. Peut-être y êtes-vous nés ? C'était une des plus grandes maternité de Paris il y a quelques années. En 2012, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a confié l'ensemble du site à l'association Aurore, spécialisée dans l'hébergement d'urgence et l'accueil de personnes vulnérables. Depuis 2015, l’association Plateau urbain vient en appui d’Aurore sur la coordination de l’occupation des lieux et accompagne les structures hébergées dans leurs projets d’installation. Au Maghreb, places de la résistance par Pauline Graulle. D’abord lieux de domination coloniale, les places publiques sont devenues des symboles des régimes autoritaires, avant le retour du peuple en 2011.

Au Maghreb, places de la résistance par Pauline Graulle

Un espace immense sans un millimètre de libre. En ce 25 janvier 2011, le monde découvre la place Tahrir vue d’en haut. Le régime vient d’interdire une manifestation. « Dès le Moyen Âge, la ville est un espace politique » par Olivier Doubre. La rue est nous : Le chou-fleur au fusil par Patrick Piro. Villes bétonnées, coupées de la nature, éloignées des champs… Partout des citoyens engagent leur reconquête par la végétation, un mouvement qui dépasse la seule demande d’espaces verts.

La rue est nous : Le chou-fleur au fusil par Patrick Piro

C’est de la subversion zéro risque, aux armes accessibles sans difficulté : des boulettes d’argile et de terreau farcies d’une poignée de graines de votre choix – fleurs, légumes, arbustes, etc. Nuitamment et en bande (c’est plus sympa), vous sortirez en ville pour balancer vos grenades vertes sur des friches, au pied des immeubles – où vous voulez. Non, la rue n’appartient pas qu’aux hommes ! par Laure Hanggi.

Beaucoup de femmes ne font que traverser la ville, évitant certains lieux manifestement masculins.

Non, la rue n’appartient pas qu’aux hommes ! par Laure Hanggi

À Sarcelles, une association défend la réappropriation de la ville par ses habitantes. Géographie des alternatives – Le 4ème singe. Genre-et-ville. "L’urbanisme open source, un des enjeux majeurs de la smart city" Quel regard général portez-vous sur le concept de smart city ?

"L’urbanisme open source, un des enjeux majeurs de la smart city"

La plupart des villes que l’on qualifie d’intelligentes, ne le sont pas suffisamment, car les fonctionnalités numériques embarquées dans les bâtiments et les systèmes, reposent sur un contrôle beaucoup trop centralisé. Et ces contrôles centralisés sont trop souvent aux mains des entreprises privées qui ont vendu la technologie à la ville. Nous avons besoin « d’urbaniser » la technologie, mais cela nécessite d’arriver à comprendre le langage de la ville elle-même.

Celui-ci est parfois très clair. Fluicity. A VOS SOUHAITS (1/5) : Un espace urbain (vraiment) partagé ! Toute cette semaine les Nouvelles Vagues prononcent des vœux pour 2016.

A VOS SOUHAITS (1/5) : Un espace urbain (vraiment) partagé !

Aujourd’hui, nous formulons le souhait d'un espace urbain partagé, entre les générations, entre les hommes et les femmes. Avec Marion Tillous, jeune géographe, maître de conférences à Paris 8, elle travaille depuis plusieurs années sur la mobilité, le vécu et la représentation des espaces publics, notamment sur les rapports hommes / femmes. Et Philippe Fenwick, qui travaille depuis plusieurs années sur le projet documentaire d’images et de son Hier ce sera mieux, centré sur le lien entre les personnes âgées et les plus jeunes, notamment en Seine Saint Denis. Les habitations d’un genre nouveau. Le squat urbain et la possibilité du « conflit négocié » sur la qualité de vie. Décider ensemble. L’année où la technologie cède le pas devant les citoyens.

« Bien que toujours importantes, les solutions informatiques ne sont plus l’élément déterminant », explique Pawel Adamowicz, maire de la ville polonaise de Gdansk, dans un article publié en décembre par le Huffington Post (US). « Nous devons nous concentrer sur les attentes des habitants, la nécessité de coopérer étroitement avec les communautés de la ville. […] L’idée forte d’une ville vraiment intelligente est d’utiliser la technologie pour résoudre les problèmes des habitants. […] La question est : le fait-elle réellement. » Une telle évolution n’est pas limitée à l’Europe.

L’année où la technologie cède le pas devant les citoyens

En Inde, par exemple, alors que le projet « Smart Cities Mission » de transformer 100 villes et d’en rajeunir 500 autres (pour 15 milliards de dollars) lancé par le premier ministre Narendra Modi est généralement bien accepté, des voix commencent à s’élever pour demander plus d’attention à la participation citoyenne. Barcelone veut réinventer la participation citoyenne. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Francis Pisani (Barcelone, envoyé spécial) Barcelone ne collectionne pas les prix de ville intelligente et innovante pour rien.

Barcelone veut réinventer la participation citoyenne

Elle y travaille ­depuis plus longtemps que d’autres (la fin des années 1990) et dans un nombre plus important de secteurs. Mais le changement d’équipe ­municipale opéré en mars et l’arrivée aux ­commandes des héritiers du mouvement des « indignés » conduisent à une nouvelle approche du sujet, transformatrice elle aussi. Gouvernance : Toute l'actualité sur Le Monde.fr. Mainmise sur les villes ARTE YouTube. Rennes, un modèle de politiques alternatives. Il suffit d’observer le résultat des dernières élections municipales pour se rendre compte qu’à Rennes, les lignes politiques bougent, et peut-être davantage qu’ailleurs. La liste PS conduite par Nathalie Apperet a fusionné dans l’entre-deux tours avec la liste EELV/Front de Gauche, cette dernière ayant inclus dans son programme plusieurs aspects de politique participative, que l’on retrouve aujourd’hui sous le dispositif de la Fabrique Citoyenne.

Il s’agit d’une expérimentation qui inscrit au niveau municipal, notamment, un budget participatif, ainsi que le principe de tirage au sort. Mais pour comprendre comment ce type de dispositif a pu émerger, il faut remonter le fil d’une tradition participationniste très prononcée à Rennes, qui trouve son origine dans les organisations de quartiers, particulièrement actives et influant la vie politique locale. Plateforme des quartiers populaires. L'Essai, bd chez Dargaud de Debon. Le concept andin de "buen vivir" et "l'écosocialisme"